Les personnages célèbres
de Dieppe et de sa région
depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours

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BARBULLEE : Juge au Tribunal de commerce de Dieppe


BARNES Walter Alan : Photographe à Dieppe - Actif de 1880 à 1899, Décès le 18/10/1911, agé de 67 ans, photographe et professeur d'anglais, habitant rue Thiers à Dieppe..


BARRY, Edouard : (né en Seine-et-Oise le 15/6/1858) Officier d’Académie, notaire et conseiller municipal à Eu. Fut président de la Chambre des Notaires de l’arrondissement de Dieppe.


BAZIN, Raymond : il est né à Pont-L'Evêque et mort à Dieppe le 20-02-1926. Journaliste, il fonda à Pont-L'Evêque le journal "La Vallée d'Auge", avant de prendre à Dieppe la direction de "L'Eclaireur". Fut auteur et musicien dans le groupement "les Escholiers comédiens". Il écrivit "l'histoire du Château de Dieppe", "A travers les rues de Dieppe", "Histoire de la Fronde en Normandie". Fut membre des AVD, de la commission pour l'érection du buste de Guy de Maupassant à Miromesnil.

BAUDELI(C)QUE, Louis Marie : En 1797 il présenta un inventaire des 7953 livres de la Bibliothèque ; un second relevé indique 10393 livres en 1798.


BAUFFRES (de) : Lieutenant de louveterie de l’arrondissement de Dieppe et de Neuchâtel


BAUGEAN Jean Jérôme: né à Marseille en 1765, mort en 1830. Peintre de marine et "graveur du roi". Il séjourna à Dieppe et réalisa une vue du port de Dieppe daté de 1817. Son expérience, ses connaissances des bâtiments, et des ports de son époque sont irremplaçables.


alexandre bautier
Alexandre BAUTIER
BAUTIER, Alexandre (1801 à Rouen - 1883) : Botaniste, Médecin, conseiller municipal puis maire de Dieppe ; élu à l’Assemblée constituante de 1848. Ayant, pour raison de santé, renoncé à l’exercice public de la profession médicale, il s'installe à Dieppe après son mariage (1842) pour y étudier tranquillement les plantes. C’est un compilateur besogneux à qui l’on doit une œuvre de vulgarisation qui fut un succès de librairie. La première édition de la “Flore parisienne” date de 1827 (G. Bignot 1986). Elle sera suivie, et jusqu’en 1887, par 20 autres éditions corrigées et augmentées, qu’il complètera par des “Flores partielles de la France comparées”. Il organise pour les Dieppois des cours populaires de Botanique et des sorties d’herborisation.

BEAUPRÉ (Jean-Nicolas) Né à Dieppe vers 1779 et mort ????. Magistrat et antiquaire, Conseiller à la Cour de Nancy. Auteur de : « Recherches sur l'industrie verrière » (1841), « Les commencements de l'imprimerie de Lorraine » (1845), « Nouvelles recherches de bibliographie Lorraine » (1854).

BEAUVALLET, Jacques : né à Dieppe le 13/9/1909. Fit des études au Collège Jehan Ango ; puis au collège d’Arras. Il prépara l’Ecole Polytechnique au lycée d’Amiens ; puis suivit les cours de l’Ecole d’Application de Fontainebleau dont il sortit Sous-Lieutenant d’Artillerie. En 1942 il était Capitaine en Indochine, fut fait prisonnier et torturé. Libéré par les Américains, il rentra en France et fut promu Commandant, chargé de la place de Thionville ; puis il partit en Algérie comme Colonel, d’où il reviendra avec les étoiles de Général. Fut haut Commissaire de l’énergie atomique. En 1962 est nommé Général de Division ; en 1963 est inspecteur de l’artillerie ; en 1965 est nommé Général de Corps d’Armée et membre du Conseil Supérieur de la Guerre. Fut Commandant de la 2ème région militaire à Lille, puis Gouverneur militaire de Metz. Fut Commandeur de la Légion d’honneur ; décoré de la Croix de Guerre 39-45 avec palmes et étoile d’argent ; et eut également la Croix de la Valeur Militaire


Monsieur de Sigogne
Monsieur de Sigogne
BEAUXONCLES,Charles-Timoléon de : sieur de Sigogne, né à Dieppe vers 1560, et mort au château de Dieppe en 161. Fils de René de Beauxongles, Sieur de Sigogne, qui fut aussi gouverneur de la ville de Dieppe. C'est un poète satirique français; on le disait préférer sa fortune particuluère à l'intérêt général. Ancien écuyer des Ecuries Royales, il a pris part aux guerres de religion dans les rangs de la Ligue avant de se rendre, lors de la bataille d'Ivry, à Sully et de se rallier à Henri IV. Vers 1593, il devient gouverneur du Dunois et de Châteaudun. Gravitant dans l'entourage de la favorite d’Henri IV Henriette d'Entragues, marquise de Verneuil (1579-1633) dont il a fort probablement obtenu les faveurs, il était l’un des poètes favoris du roi qui le fit vice-amiral de Normandie. Devenu gouverneur de Dieppe en 1603, il sera celui qui transmettra les messages d’Henriette d’Entragues au roi en 1604 après l’échec de son complot pour faire reconnaître son fils Gaston-Henri comme dauphin au détriment du futur Louis XIII. Cependant, les faveurs du roi cessèrent lorsqu’on découvrit la nature de ses relations avec la marquise de Verneuil. Retiré à Dieppe, il y mène une vie de prodigalité. Compris dans le pardon accordé à Henriette d'Entragues, Sigogne n’en profitera cependant guère, le roi ayant entre-temps rompu avec la favorite. - Les œuvres satyriques du sieur de Sigogne : première édition complète, d'après les recueils et manuscrits satyriques, avec un discours préliminaire, des variantes et des notes, Éd. Fernand Fleuret, Louis Perceau, Paris, Bibliothèque des curieux, 1920. - Les satyres du sieur de Sigogne ; extraites des recueils et manuscrits satyriques choisies et réunies pour la première fois avec une biographie et des notes, Éd. Fernand Fleuret, Paris, Sansot, 1911. L'origine du mot salope reste incertaine. Même s'il apparaît clairement que le mot fut employé, dès le début du XVIIe siècle, pour désigner des personnes sales et malpropres, l'origine étymologique du mot est plus trouble. La première trace écrite du mot remonte en effet à 1607, sous la forme de salouppe, adjectif désignant l'extrême saleté, dans un texte tiré des Oeuvres satyriques de Charles-Timoléon de Sigogne : « Or, laissons paistre ceste trouppe [de poux], Garnison du pauvre salouppe, En ce vieux haillon de pourpoint ». Il serait probablement composé de la juxtaposition des mots sale et hoppe, forme lorraine de huppe. La huppe ayant en effet la réputation d'être un oiseau sale, du fait de la forte odeur se dégageant de son nid, cet oiseau est dans la langue française synonyme de saleté, comme en témoigne le proverbe sale comme une huppe, qui donne en lorrain sale comme une hoppe.


BECQUET, Emile : (né à Biville-sur-Mer le 11/11/1875) Notaire à Auffay


BÉDIOU (Nicolas) Né à Arques en ???? et mort dans cette ville le 12 déc. 1572. « Maître maçon » de l'église d'Arques, sculpteur habile.

BELLANGE, Eugène : né à Rouen le 16/2/1837. Artiste-peintre, élève d’Hippolyte Bellangé son père et de Picot. Œuvres citées : « Du haut des falaises (Etretat et Le Tréport ) » ; « l’arrivée du train (Le Tréport) » ; « un matin à Dieppe » ; « la vallée d’Eu ».


BELMONTET Louis (17.. –18.. ) Député du corps législatif. Poète, il publia plusieurs ouvrages sur la poésie, "Poésie guerrière", en 1858, "les tristes", poésie élégiaque en 1823, "les deux règnes" en 1843, "la poésie de l’histoire" en 1844, etc. Il publia également différent ouvrages sur l’Empire : "Napoléon II à Chateaubriand" en 1831, "Adresse à la Nation" en 1832, la biographie de Napoléon III, en 1835, etc. Il est l’auteur de l'"Ode à Duquesne" de 1844.


BELLETESTE (Louis-Charles-Antoine) Fils de Jean-Antoine Belleteste, né à Dieppe le 22 mai 1787 et mort à Paris le 18 avr. 1832. Habile sculpteur ivoirier.

BELLETESTE Jean-Antoine (Dieppe, 1731 – 1811) Sculpteur sur ivoire. Membre illustre d'une famille dieppoise de sculpteurs sur ivoire, il est le fils d'Antoine Belleteste et le grand-père de Louis-Charles-Antoine, tous deux habiles ivoiriers. On cite de lui quatre statuettes des Saisons, placées dans un des cabinets de Marie-Antoinette à Versailles, une Minerve couronnant le buste du ministre Trudaine en visite à Dieppe en 1773, ainsi que quatre médaillons sculptés conservés dans des collections particulières. Le musée de Dieppe possède plusieurs ivoires sculptés par Jean-Antoine Belleteste, en particulier une « Passion » datée de 1762 et un autre objet analogue daté de l'an VI. Une rue dans le quartier du Pollet porte sont nom. (Bibliographie : Stanislas LAMI, Dictionnaire des sculpteurs de l'Ecole Française, XVIIIe siècle, Paris, 1906, p.53-54. Michel HARDY, Mémoires pour servir à l'histoire de la ville de Dieppe, 1878, supplément, tome II, p.264.)


BENARD, Charles : (né à Sainte-Foi (près de Longueville ?) le 15/02/1807 – mort en 1898) Chevalier de la Légion d’honneur ; professeur et philosophe ; a traduit Hegel et Schelling.


BENET, Fernand : (né à Yvetot le 10/05/1854) Officier d’Académie ; avocat et conseiller municipal de Dieppe ; président de l’Amicale des anciens élèves du Collège ; président de la Musique municipale et de la Société mixte de tir de Dieppe ; administrateur des Hospices civils ; membre du Comité d’inspection et d’achat des livres de la Bibliothèque ; membre de la Commission de surveillance de la Maison d’Arrêt ; membre du Bureau d’assistance judiciaire ; sera aussi membre des “ Amys du Vieux Dieppe”


BENET : Avocat près le Tribunal de Dieppe


BENET, Eugène : né en 1863 à Dieppe. Sculpteur, élève de MM Jouhan, Falguière et Marqueste, obtint une mention honorable au salon de 1886 et à celui de 1889. Ses principales œuvres sont : Portraits : Albert Réville, buste plâtre ; E. Frosmont, bronze ; Mme A.L…, plâtre ; J. Bloch, plâtre ; E. Lepelletier, marbre ; réduction de la statue du monument élevé à Rouen à la mémoire des soldats du département morts pour la Patrie en 1870-71, bronze ; Rimbert, buste plâtre ; Emile Lebon, buste plâtre ; Maurice Cohn, buste plâtre.


BENET, Noël : né à Saint-Martin-Osmonville en 1867, il meurt d’un accident de la route au Havre en 1941.Agent général d’assurances, il a pour passions : la musique, la mécanique et l’automobile. Il tint l’Orgue d’Offranville, composa de petites pièces musicales, et fut chef de la fanfare municipale. Inventeur, il installe le « gaz Carmien » dans plusieurs maisons. En 1900 il transforme une De Dion Bouton en traction avant, avec moteur monocylindrique à cardans, freins avant, refroidissement par eau, 4 vitesses et marche arrière, atteignant la vitesse de 32km/h ! Dans un essai avec son père, ils ont un accident et son père est tué.


BERSOU (Charles-Jean-Baptiste-Marie) Né à Dieppe le 16 déc. 1849 et mort en cette ville le 14 avr. 1884. Sculpteur remarquable. Elève de Senties et de A. Dumont. On lui doit : La Musique – Le Bonnet de Grand-Mère – L'Enfant au béret – Le premier bain – L'Amour artiste – Buste d'enfant – Buste de Montigny père, 1880 , (foyer du gymnase) – Buste de Mme Lemaire – Buste de Mme Perier – Réduction du tireur d'épine – reproduction d'une oeuvre de Dantan – Portrait de Mme Maingault – Médaillon de Melle Maingault – Buste de Mme Garnier. Il exposa une série de bustes, de 1875 à 1882, au Salon de Paris. Le musée de Dieppe possède, de lui, le buste de Gabriel-Mathieu de Clieu.

BERIGNY, Charles : (né à Fécamp le 17/03/1771 – mort à Paris le 06/10/1842) Inspecteur général des Ponts et Chaussées ; son nom reste, entre autres choses, attaché au port de Dieppe. Un bassin comblé depuis porta son nom.


BERNARD Augustin. (1865-1947). Il publia plusieurs chansons recueillies dans le Pays de Caux dans la « Revue des traditions populaires » de 1888 à 1890 et fut inscrit à ce titre dans le dictionnaire biographique des collecteurs de chansons folkloriques.


BERRY Duchesse de, Marie-Caroline Bourbon-Sicile (Palerme 1798 - Autriche 1870) . Epouse du second fils de Charles X, le duc de Berry qui fut assassiné en 1820. C’est elle qui donna à la plage de Dieppe sa notoriété grâce à ses séjours de 1824 à 1829. Le Théâtre municipal fut construit en son honneur en 1826. Elle contribua à l’ouverture de l’école des Dentelles. Elle favorisa l'ivoirerie. Elle participa pendant ses séjours à l’inauguration de la pyramide d’Arques.


jean de bethencourt
Jean de BETHENCOURT
BETHENCOURT Jean de : Sans doute né à St Martin le Gaillard, il mourut dans son château de Grainville la Teinturière en 1425, et son corps repose dans cette église. Ce capitaine obtint de son parent, l'Amiral Robert de Bracquemont, des droits sur les îles Canaries, il y instaura un petit royaume en 1402 (d'où sont surnom de Roi des Canaries).


André Bertoux
André BERTOUX
BERTOUX André (1893 - 1968 ) peintre et artisan peintre – né dans la région parisienne, André Bertoux peint sa première huile en 1907. Puis, ce seront les études aux Arts Déco de Paris de 1910 à 1914, année pendant laquelle il est mobilisé. Sur le front, il dessine de nombreux portraits de ses compagnons de guerre et réalise des croquis illustrant la vie des tranchées. Blessé en 1916, il sera soigné et combattra jusqu’en 1918. En 1919, il se marie et fonde son entreprise de peinture et de décoration rue d’Ecosse à Dieppe. Peinture en lettres, publicités peintes, il réalise des décorations intérieures et peintures de carrosserie automobile. Vers 1925, l’entreprise Bertoux et Cie prospère et emploie une vingtaine d’ouvriers. Elle déménage alors boulevard Joffre non loin de la Poste, le long du quai de Lille (ancien bassin Bérigny). De Dieppe et de sa région, André Bertoux n’a peint que peu de chose. Néanmoins, on lui doit des fermes cauchoises, une rare vue de l’église du Sacré-Cœeur de Janval encore entourée de vergers et la plage de Criel en 1959.

Raoul Beuvin
Raoul BEUVIN
BEUVIN, Raoul : (né à Dieppe le 29/07/1867) Officier d’Académie, Chevalier du Mérite agricole. Rédacteur de “ l’Impartial de Dieppe ” ; membre de la Société d’agriculture de l’arrondissement de Dieppe. Sera membre des “ Amys du Vieux Dieppe”

BICHOT (Lazare) Né à Dieppe le 5 fév. 1718 et mort en cette ville le 22 janv. 1799. Chroniqueur. Auteur de « Mémoire pour servir à l'histoire de Dieppe, tirée (sic) tant des histoires imprimées que des Autheurs Mss. (manuscrits) que j'ay suivis qui sonts : Michel Estancelin siur d'Artenay, sieur d'Ablon, sieur Chrétien, sieur de Gouye, lesquels vivaient dans le XVIIe siècle : le P. Martin, minime, le sieur Asselinne, le sieur Croisé ».

Paul Bignon
Paul BIGNON
BIGNON, Paul : (né à Eu le 14/04/1858) Député-maire de la ville d’Eu. Membre de la Chambre de Commerce du Tréport et du Tribunal de Commerce d’Eu ; membre de l’Union Mutualiste de la Seine-Inférieure et de l’Eure ; sera membre des “ Amys du Vieux Dieppe”

gérard BIGNOT
Gérard BIGNOT
BIGNOT Gérard : (né au Pollet en 1936 - 1er Juin 2007): Géologue, chercheur et historien Polletais. Après l’école Michelet et le Collège Jehan Ango, Gérard Bignot passe son baccalauréat, Section Sciences Expérimentales au cours des années 1950. A 18 ans, il poursuit alors ses études à Rouen (où il connaîtra son épouse) passe une licence de sciences naturelles à Caen et enfin termine ses études de 3e cycle à Paris en présentant une thèse sur le Cap d’Ailly. Docteur en 3e cycle et ensuite Docteur d’État, après avoir présenté une thèse sur la Yougoslavie, le géologue polletais intègre, en I963, l’université Pierre et Marie Curie, à la faculté de Jussieu. Assistant, maître-assistant, maître de conférence, puis professeur de micro-paléontologie au sein de l’Unité de formation et de recherche 928 des sciences de la terre et évolution des milieux naturels de l’Université Pierre et Marie Curie (Paris VI), il consacre la moitié de son temps à l’enseignement supérieur, l’autre moitié comme chercheur au CNRS. Des recherches axées sur la micro-paléontologie, qui le mèneront sur le terrain, en Yougoslavie, en Hongrie, en Egypte, à Madagascar. Il fut également rédacteur de la revue scientifique « Revue de micro paléontologie» depuis 1969. Ses travaux aussi bien professionnels qu’historiques ont fait l’objet de nombreuses publications. Il s’intéressa bien sûr à sa ville natale et contribua à l’écriture de plusieurs articles dans les bulletins des "Amys du Vieux Dieppe" dont il fut vice-président, dans "Connaissance de Dieppe", dans la revue du Fonds Ancien et Local "Quiquengrogne", sur des sujets aussi nombreux et variés que Théophile Gelée, Tranquille Féret, Josse Hardy, les pilotes dieppois, la pêche à Dieppe ou encore les chalutiers à vapeurs.

BIGNON, Nicolas: Né à Auffay le 23 sept. 1759, et mort au Val-de-la-Haye (près de Rouen) le 4 janv. 1848. Il embrassa l'état ecclésiastique, et devint principal du collège de Rouen. A l'époque de la Terreur, il fut chargé par la commune de Rouen d'aller réclamer, près de la Convention, les approvisionnements de blé et de farine nécessaires à la population rouennaise. S'étant exprimé très énergiquement sur les excès de la Révolution, il fut emprisonné. Rendu à la liberté après la chute des terroristes, Mr. Bignon, qui était docteur es-lettres, officier de l'Université, membre de la Société libre d'émulation, fut reçu en 1804 membre de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen. Il est l'auteur de:" Essai d'un Cours abrégé de Grammaire générale". Dans sa jeunesse, il avait composé plusieurs chansons très spirituelles.

BILLARD (Clovis) Né à Dieppe en 1818 et mort au Havre en avril 1859. Remarquable Capitaine de marine marchande. Le musée de Dieppe lui doit de belles ruches, des polypiers, et différentes curiosités.

BILLARD, Mgr Félix-Arsène : (né à St-Valéry-en-Caux le 23/10/1829) Evêque de Carcassonne, comte romain. Fut vicaire à Dieppe.


BILLOTEY (Mlle Elisa) née à Dieppe ???? et morte vers 1836 à l'âge de 20 ans. (Sic une note manuscrite sur l'un des livres) Elle était fille d'un lieutenant du génie en garnison à Dieppe. Auteur des 2 opuscules suivants : - Quoi... ? Tout ce qu'il vous plaira.(Dieppe, 1834) FA cd 88 - L'Agent de change, esquisse de moeurs.(Dieppe, 1837) ouvrage posthume, FA cd 87

BIVILLE (Raoul) Né à Luneray le 17 déc. 1863 et mort à Paris en 1909. Agrégé, Professeur de droit international, Avocat. On lui doit : Les conséquences de la mauvaise foi du second acquéreur d'un immeuble, (Paris, 1893).

BLAINVILLE, Henri-Marie Du Crotay de : (né à Arques-la-Bataille le 12 septembre 1777, mort du attaque d'apoplexie dans la gare de Paris en 1850) Naturaliste, professeur d’anatomie et de zoologie à la Faculté des Sciences. Membre de l’Institut ; il remplaça le célèbre Cuvier dans sa chaire au Muséum. Une plaque fut apposée en 1927 par les AVD sur sa maison natale à Arques.


BLANCHARD Roger. Il fit une nouvelle harmonisation de la chanson « Au port de Dieppe », chanson de marins Normands, qu’il fit pour choeur à 3 voix d’hommes à capella (Ténors, Barytons et Basses).


BLANCHE, Jacques-Emile : né à Paris le 31/01/1861 et décédé à Offranville le 30/09/1942. Il était le 4ème enfant (après Marie, Joseph, Louis) du Dr aliéniste Emile Blanche (qui soigna entre autre Gérard de Nerval et Anna de Noailles) et de Félicité Le Baron. A 13 ans, élève au lycée Condorcet, il a Stéphane Mallarmé comme professeur d’anglais. A 18 ans il suit les cours, à l’Académie Wallet, du peintre Henri Gervex. En 1879 rencontre Renoir à Wargemont, en 1882 voit Richard Wagner à Bayreuth, en 1885 Maurice Barrès. Il se marie le 30/10/1895 avec son amie d’enfance, Rose Lemoinne. Se rendant régulièrement en Angleterre, il y ouvre un atelier (surtout des portraits) au début du XXème. Le couple Blanche construit le chalet du Bas-Fort-Blanc à Dieppe pour y passer les étés. En 1902 ils louent le manoir du Tot à Offranville, qui devient sa commune d’adoption. Il y participe aux activités culturelles, mais se mêle peu à la population. Dans sa maison il reçoit l’intelligentsia française et britannique, les peintres et les musiciens (Walter Sickert, Colette, Maurice Maeterlinck, Jean Cocteau, André Gide, François Mauriac, Paul Valéry…). Les époux Blanche adoptent en 1937 Georges Mévil, petit cousin de Rose, qu’ils ont élevé. Sa femme décède le 13/06/1939 ; année où il expulsé du Manoir du Tot par le commandement anglais. Après le bombardement de juin 1940, il y a l’exode dans l’Orne, puis le Finistère. En janvier 1941, le commandement allemand donne le nom de J.E. Blanche à la rue de la gare, ce qui le chagrine. Peintre, il a aussi écrit des romans, des critiques picturales, un journal de guerre, et meurt sans avoir terminé ses Mémoires. Il avait écrit en anglais 2 volumes de souvenirs, dans les années trente. Il fit les portraits de : Barrès, Gide, Proust, Valéry, Mauriac et Cocteau. Il peignit dans l’église d’Offranville « le Mémorial des morts de la guerre 1914-1918 ».Il fut à l’Académie des beaux-arts en Mars1935 ; et fut Commandeur de la Légion d’honneur, Officier de l’Ordre de Léopold de Belgique. Nombre de ses tableaux se trouvent au Musé J.E. Blanche à Offranville ; mais il y en a aussi au Château-Musée de Dieppe. André Maurois a dit de lui : « il faudra bien un jour qu’on dise et qu’on montre que Jacques-Emile Blanche a été un grand homme » : « Offranville » de Mireille Bialek (éditions Alan Sutton)


gérard BIGNOT
Alain BLANCQUART
BLANCQUART Alain - Dieppe 1934 - Compositeur. Études au Conservatoire national supérieur de Paris : violon, alto, musique de chambre, contrepoint, fugue, composition avec Darius Milhaud. En 1955 il se marie avec Marie-Claire Bancquart, professeur à la Sorbonne, poète, écrivain et critique littéraire dont il utilise plusieurs textes dans ses compositions. En 1961 il compose son premier opus, Seve. En 1967 il adopte des échelles micro-intervalliques. Jusqu'en 1973, il occupe le pupitre de troisième alto solo à l’Orchestre national de France. De 1973 à 1976 il est directeur musical des Orchestres de régions de l’O.R.T.F. de 1976 à 977, il est directeur musical de l’Orchestre national de France. A la fin de 1977 il est nommé inspecteur de la musique au ministère de la culture. Il est dans le cadre de sa fonction a l’origine de la création du Centre de documentation de la musique contemporaine (CDMC) et de la collection Musique française d’aujourd’hui (MFA). Il produit pour Radio-France Perspectives du vingtième siècle, série de concerts publics, consistant en sept ou huit journées de musique contemporaine par an. En 1984, il est nommé professeur de composition au Conservatoire national supérieur de musique de Paris et responsable des études d’écriture et de composition. Il enseigne également en Italie, en Allemagne (Darmstadt), en Angleterre (Londres), en Israël (Tel Aviv). En 1995, il fait valoir ses droits à la retraite et se consacre depuis lors uniquement à la composition et dirige l’atelier instrumental de musique contemporaine du Conservatoire national de région de Versailles. Alain Bancquart a reçu le Grand Prix de la S.A.C.E.M. et le Prix national de la musique.

BLANQUET Jean Félix, âgé de 59 ans, né et domicilié à Dieppe, condamné à mort le 29 floréal an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme convaincu d'être complice de conspiration contre la liberté et la sûreté du peuple et contre la représentation nationale.


BLANQUET (Pierre-Jacques) Né à Dieppe le 10 janv. 1741, mort à Rouen le 25 déc. 1807. Il fut d'abord curé de la paroisse St-Vivien de Rouen, et ensuite curé de celle de St-Maclou. Il a publié à Rouen, en 1792 une brochure intitulée : "Dialogue allégorique entre un pasteur et sa brebis, suivi du soliloque du berger furtif". (in : Manuel du bibliographe normand. tome 1, 1857)

BLARD, Pierre-Jacques-Théodore : né à Dieppe le 27/08/1822. Sculpteur, élève de David d’Angers. Œuvres citées : Christ en ivoire ; buste de l’Abbé Cochet (Musée des Antiquités de Rouen) ; buste de Canel (Pont-Audemer).


BLEE, Catulle (pseudonyme de Jules Roy) : né à Rouen en 1869. …a fait jouer au Théâtre des Arts de Rouen, « Scapin commissaire », comédie en vers reprise dans différents casinos et notamment au casino de Dieppe.


BLONDEL, Adolphe : né à Gruchet-Saint-Siméon le 13/12/1847. Reçu instituteur le 22/7/1869, après des études faites exclusivement au cours d’adultes de son pays natal. Instituteur public à Raffetot le 1/4/1873, a obtenu comme récompenses pour le cours d’adultes : 1° en 1876-77, une médaille de bronze ; 2° en 1881-82, une médaille d’argent ; auteur d’une carte de France en relief dessinée dans le jardin de l’école de Raffetot, ce qui valut à M. Blondel une médaille de bronze grand module en 1882 de la part de l’Association normande. Il a organisé dans l’école de Raffetot à partir de 1889, des Lectures Conférences publiques et gratuites qui sont parfaitement suivies, ce qui a valu à M. Blondel une récompense spéciale et les félicitations de la Société Nationale des Conférences populaires dont il est membre correspondant. M. Blondel est l’auteur d’un barème pour le jaugeage des citernes cylindriques. M. Blondel a remis dans un ordre parfait les archives communales de Raffetot et en a assuré la conservation. Il a pu dresser un tableau des instituteurs depuis 1668 ; un tableau des institutrices depuis 1697 ; un tableau des curés depuis 1668 ; un tableau des maires depuis 1790. Les fonctionnaires des divers services publics ont remarqué élogieusement ces divers travaux chaque fois qu’ils sont passés dans cette modeste mairie. M. Blondel a encore décoré le plafond de sa classe et l’a orné de peintures à l’huile représentant les pavillons étrangers.


BLOSSEVILLE, Jules-Alphonse-René Poret, baron de : (né à Rouen en 1802 et disparu vers 1833) Officier de marine chargé, en 1826, du sondage de la côte de Cherbourg à Dieppe.


BLOT Eugène (1830-1899): sculpteur, il réalisa plusieurs figurines représentant les pêcheurs du quartier du Pollet qui étaient devenues des figures emblématiques de la ville. Il séjourna à Dieppe entre 1842 et 1854. En 1855, il s'est établi à Boulogne-sur-Mer, port de pêche où il puisait son inspiration mais aussi port de voyageurs très fréquenté par les touristes anglais qui représentaient une clientèle potentielle très importante. Les ouvres les plus caractéristiques d'Eugène Blot sont de petites sculptures de 15 à 30 cm de hauteur, en terre cuite rouge, obtenues par modelage, allant souvent par paire : "couple de Boulonnais", "marin et pêcheuse de crevettes", etc. Eugène Blot croqua ses modèles d'après nature sur la plage et le port de Dieppe et de Boulogne. La physionomie des personnages est rendue avec habileté et le costume est restitué avec un souci scrupuleux des détails et des accessoires. Malgré la simplicité du matériau de base, la qualité de la réalisation dépasse de loin la notion de simple souvenir ou de document anecdotique. En témoignent d'ailleurs des pièces plus importantes, composées de nombreux personnages, véritables scènes de genre d'une grande valeur artistique. La participation d'Eugène Blot aux grandes expositions universelles, régionales, générales ou maritimes, de la seconde moitié du XIXe siècle, fut un des facteurs principaux de diffusion et de succès de cette forme d'art.


Marcel Bocquet
Marcel BOCQUET
BOCQUET, Marcel : né à Mont-Saint-Aignan le 11/1/1880. Ses études achevées, il crée à Rouen un cabinet d’assurances fluviales. Tout en conservant ce cabinet d’assurances, il fonde à Dieppe, en 1910, les laboratoires « La Biomarine », rue Théophile Gelée, dans le « Bout du Quai », pour être plus près de l’eau de mer, principe actif du Marinol et d’autres médicaments. A la fin de la guerre de 1914-1918, c’est le transfert en 1919 du laboratoire dieppois, de la rue Théophile Gelée au 18 de la rue Montigny, dans un terrain d’un hectare abrité de falaises marneuses, antérieurement exploité pour l’extraction de la marne par une famille anglaise, les Taylor. Marcel Bocquet devient donc propriétaire et patron des laboratoires « La Biomarine », tout en menant de concert ses activités rouennaises. En 1925, il vend son cabinet d’assurances de Rouen pour se consacrer entièrement à « La Biomarine ». En 1930, il achète les Cidreries du Calvados, à Livarot, et en devient le P.D.G. Son fils Jean devait ensuite lui succéder. Marcel Bocquet épousa entre temps, en 1911, en l’église Saint Jacques, une Dieppoise, Geneviève Mouquet, 6ème enfant d’une nombreuse famille, dont les parents habitaient place Nationale (près du fleuriste Sutton), et dirigeaient une importante alimentation de gros donnant rue de la Boucherie, face à l’église Saint-Jacques. L’établissement fut détruit par un incendie en 1934. C’est de nos jours l’emplacement du cinéma Rex. Il entra au Conseil d’Administration des Amys du Vieux Dieppe en 1926, et devint secrétaire-adjoint en 1927, puis Président de 1928 à 1935..Il succèda donc à Fernand Miellot et c’est Georges Guibon qui le remplaça. Il décéda le 11 novembre 1944, à Saint-Jean-de-Braye, dans le Loiret. C’était aussi un musicien de grand talent. En 1919 il est Premier Violon dans l’orchestre du Théâtre des Arts, à Rouen.

BOHLMAN-SAUZEAU Henri. Auteur de différentes danses de salon dans le milieu du XIXème siècle. Œuvres : « La Noce bretonne », « La reine de Navarre ». Quadrille élégant, « Les nuits d'Espagne ». Quadrille pour piano, « Les sabots de la marquise », Opéra-comique d'Ernest Boulanger. Quadrille pour piano, « Grande fête chinoise », 1er quadrille brillant sur les motifs favoris de la féerie Les Mille et Une Nuits du Théâtre de la Porte Saint-Martin, musique d'A. Pilati, , « Les petits comédiens » et « Les célèbres lanciers » composées lors d’une soirée à Dieppe.


BONNET, Félix : (né à Blois le 27/12/1838, décédé à Rouen le 17/08/1907) Sculpteur. A participé à la restauration des balustrades et des dais de l’église Saint-Rémy, et à la décoration extérieure de la Chambre de Commerce, à Dieppe.

BONNAL ou BONAL (Joseph-Nicolas-Alexis) Né à Dieppe le 4 janv. 1733 et mort à ???? le ????. Inventeur d'une casaque ou corset de liège, qui reçut Privilège du Roi (15 mars 1748 et 1er déc. 1759), précédant ainsi l'appareil que l'abbé de La Chapelle appela Scaphandre et sur lequel il écrivit un traité en 1774. Les corsets de liège de Bonnal furent expérimentés par l'abbé de La Chapelle devant l'Académie des Sciences le 24 août 1765, ce qui amena la protestation que Bonnal écrivit dans l'Avant-Coureur le 14 oct. Suivant.

BORLE, Michel (Liège, 28/09/1751 - Dieppe, 1817) Sculpteur. La source première concernant la vie de cet artiste consiste en un long article de l'abbé Cochet publié dans La Vigie de Dieppe du 1er décembre 1846, article qui sera repris in extenso dans sa Galerie Dieppoise parue en 1862. Ce que ne dit pas notre savant archéologue, c'est qu'un an avant Borlé, naissait dans la même ville un nommé Lamine*, que nous présentons plus loin, qui lui aussi allait devenir sculpteur et lui aussi allait travailler en Normandie. Bien que nous n'en ayons pas la preuve, il est fort probable que cette origine commune rapprocha les deux hommes et les amena à fréquenter les mêmes architectes et en particulier Le Brument. D'après son biographe, Borlé rencontre Le Brument et le sculpteur Jaddoulle à Paris. Ceux-ci le font venir à Rouen vers 1772 pour travailler à l'église de la Madeleine, où il participe à la sculpture des chapiteaux corinthiens de la façade. Les Carmes de Dieppe font ensuite appel à lui vers 1775 pour la rénovation des boiseries de la chapelle de leur couvent dont il réalisa la sculpture. et pour l'exécution du tambour du portail qui servait de base au jeu d'orgue. Ces sculptures sur bois ont été déplacées et réinstallées vers 1840 dans l'église d'Offranville. Installé définitivement à Dieppe vers 1779, Borlé travaille alors pour les châteaux et églises des environs : autel, stalles et baldaquin d'Envermeu ; autel et lutrin (signé de son nom) de Saint Laurent de Beauvais ; stalles, autel, lambris et décor en plâtre de la chapelle du parc du château de Miromesnil... Borlé, comme tous les artistes de la période, doit faire face pendant la Révolution à une chute des commandes pour la restauration des églises et à un ralentissement des ordres passés par sa clientèle privée. On connaît de lui, à cette époque, la sculpture des lambris du château de Tilleul possédé par Lepelletier de Saint Fargeau, frère du conventionnel, et les quatre médaillons pour le salon de l'Hôtel Royal représentant la chasse, la musique, la guerre, le commerce et l'agriculture. Borlé travailla également pour la marine. Il fit les figures de proue de plusieurs navires de commerce et, pour la marine de guerre, les figures de proue, les bouteilles et l'arrière des frégates la Revanche et l'Incorruptible, construites à Dieppe en 1796.


BOISSAY (Robert de) Supposé Normand. Né en 13?? et mort à Azincourt en 1415. Seigneur de Mesnières, Gouverneur de Dieppe, assistait à la mort de Duguesclin ; fit les expéditions de Flandre, 1382-1383, celle de Gueldre, 1388, et prit part à tous les événements importants du règne de Charles VI.

BONTEMPS Jacob: Né à Dieppe vers la fin du XVIe siècle, fut un corsaire plein d'habileté et de courage. En 1627, la France étant en guerre avec l'Angleterre, Bontemps voulut se distinguer en donnant la chasse aux anglais qui, à l'exemple des négociants de Dieppe, faisaient depuis quelques temps la traite des nègres sur les côtes d'Afrique. Il s'associa à cet effet avec le capitaine Dupré, aussi de Dieppe, et ils partirent chacun sur un corsaire pour mettre leur projet à exécution. Après plusieurs exploits, le capitaine Bontemps, engagé dans la marine de l'Etat, servit sous le commandement de Brézé, auquel il rendit d'utiles services. On ignore la date de sa mort.

BOUCHARD (Thomas) fondateur de l'église St-Remy, à Dieppe, sa patrie, est mort en 1531 (in : "Galerie dieppoise" de l'abbé Cochet

André Boudier
André BOUDIER
BOUDIER André : (né le 9-12-1880 à Bacqueville en Caux , décédé le 23-02-1964 à Dieppe). D'une famille enseignante, il fut lui même instituteur à Forges les Eaux et à Dieppe. Grièvement blessé en 1915, il fut nommé en 1918 instituteur à Luneray, avant de revenir à Dieppe en 1929. Il eut de nombreuses activités au service des Dieppois, en particulier vice-président des AVD, administrateur de la Caisse d'Epargne et bibliothècaire de 1941 à 1962. D'ailleurs durant la deuxième Guerre Mondiale, il sauva les 4000 volumes de la bibliothèque en les déménageant au château de Vaux dans l'Eure. Il a écrit de nombreux articles et livres qui font date dans notre histoire locale. Il eut de nombreuses décorations, tant militaires (Croix de Guerre) que civiles (Légion d'Honneur).

BOULARD, Georges-Joseph : né à St-Aubin-sur-Scie en 1858. Minotier, Maire de St-Aubin-sur-Scie ; membre de la Chambre de Commerce de Dieppe.

BOULEN Charles Né à Varengeville-sur-Mer le 30 déc. 1868 et mort à ???? en ????. Paysan-Poëte. Collaborateur à La Province, au Pays Normand, au Bouais Jan, etc. On lui doit : Voyages à travers la couleur locale, (Paris, 1909).

BOURDON Jacques-Nicolas Né à Dieppe le 24 janv. 1748 et mort à Rouen le 14 mai 1816. Procureur du Roi au bailliage d'Arques, Député du Tiers-Etat aux Etats-Généraux, Membre du Conseil des anciens et du Corps législatif, Conseiller à la Cour d'Appel de Rouen.

BOURDET Jean-Désiré Né à Dieppe le 19 juillet 1848. Archéologue. On lui doit ,entre autre : Notice historique sur Bouteilles près Dieppe, (1875).

BOURDON : Juge au Tribunal de commerce de Dieppe.


BOURBON-SICILES Caroline de : Marie Caroline Ferdinande Louise de Naples et de Sicile, duchesse de Berry, est née à Caserte en 1798 et morte au château de Brunnsee près de Mureck en Styrie en 1870.

André Bourvil
André BOURVIL
BOURVIL, André Raimbourg dit : né au Prétot-Vicquemare en 1917, mort en 1970. Apprenti boulanger, il menait parallèlement une carrière de musicien et chanteur comique. Son 1er nom d’artiste fut Andrel (en référence à Fernandel) avant de prendre celui du village où il était écolier. Il débuta en 1942 par des chansons, puis des opérettes (voici quelques succès : « les crayons », « la tactique du gendarme », mais aussi « la ballade irlandaise », « salade de fruits », « clair de lune à Maubeuge », « la route fleurie » « ouah-ouah »). Il tourna son 1er film en 1945 (voici quelques titres : « la ferme du pendu », « le rosier de Madame Husson », « le trou normand », « la traversée de Paris », « les Misérables », « la jument verte », « le jour le plus long », « les grandes gueules », « la grande vadrouille », « les cracks », « le cerveau », « le cercle rouge », « le mur de l’atlantique ») . Il venait régulièrement à Dieppe, et d’ailleurs une célèbre photo le montre au bord de la piscine du casino.


BOURGEOIS, Louis-Henri : (né à Envermeu, le 10/09/1851) Docteur en médecine à Eu ; Officier de l’Instruction publique ; médaille de vermeil de la vaccination ; Conseiller municipal, médecin de l’hôpital, d’Eu ; possèdait des collections d’histoire naturelle et un considérable herbier.


BOURGEOIS, Athur Le : Contre-Amiral - Né le 1er mars 1834 à Dieppe (76) - Décédé le 16 septembre 1894 à Toulon (83). Entre dans la Marine en 1852. Aspirant de 2ème classe le 1er avril 1854, de 1ère classe le 1er avril 1856; port Brest. Enseigne de vaisseau le 1er avril 1858, port Brest. Lieutenant de vaisseau le 18 octobre 1862. Chevalier de la Légion d'Honneur le 26 mai 1865. Capitaine de frégate le 17 décembre 1874. En décembre 1878, Commandant l'aviso Renard, affecté aux missions diverses. Officier de la Légion d'Honneur le 11 juillet 1880, étant Commandant de l'aviso "Renard" à Toulon. En 1881, Aide-Major & Commissaire-rapporteur auprès du 2e Tribunal maritime du 5ème arrondissement à Toulon. Capitaine de vaisseau le 15 janvier 1883. De février 1885 au 1er janvier 1886, (nomination du 3 février 1885), Commandant le cuirassé d'escadre Dévastation; pavillon du Contre-amiral Louis Rallier du Baty, Cdt en sous-ordre l'Escadre d'évolutions. Commandeur de la Légion d'Honneur le 9 juillet 1889, étant sur le ponton-stationnaire "Adour", Commandant la Division navale du Tonkin. Contre-amiral le 17 mai 1890. Le 1er janvier 1892, Chef d'État-Major du 5ème arrondissement maritime à Toulon. Le 17 février 1893, Commandant la 2e Division de l'Escadre de Méditerranée, pavillon sur le cuirassé "Hoche".

BOURGOIS Irénée : (1926- décédé à Dieppe en 1989) Maire de Dieppe de 1971 à 1989.


BOURGOIX, Etienne-Pierre : (né en Seine-et-Oise le 18/02/1879) Médecin à Bacqueville-en-Caux


Alexandre Bouteiller
Alexandre BOUTEILLER
BOUTEILLER, Antoine-Alexandre : (né à Varengeville-sur-Mer le 29/09/1833 et décédé le 29/07/1912) Officier d’Académie ; rédacteur à “ la Vigie de Dieppe ”, à “ l’Echo des Campagnes ”, au “ Journal de Dieppe ”, à “ la Gazette des Bains ” ; Bibliothécaire-adjoint de la Ville de Dieppe. Membre de la Société des Gens de Lettres, membre correspondant de l’Académie héraldique italienne.
Auteur de :1°) Causes célèbres de la Seine-Inférieure : Attaque et pillage du château de Catteville ; les crimes de Saint-Martin-le-Gaillard et de Douvrend ; Georges Cadoudal et Pichegru ; les Chauffeurs de la Normandie.
2°) Nouvelles : Huit jours aux Bains de Mer ; Un épisode de la Fronde
3°) Légendes Dieppoises : la Batarelle ; les Cavaliers blancs ; la Croix à la Dame ; les Fées de Pourville ; le Sire de Bacqueville ; les Sirènes ; la Voix des Rochers d’Ailly ; Madame Bernapré
4°) Histoire de la Ville de Dieppe, grand in-8° de 500 pages ; Guide du touriste dans Dieppe et ses environs ; etc...

BOUTEILLER (Samson-Philippe) sculpteur sur ivoire né à Dieppe le 26 juillet 1767, mort à Rouen le 16 mars 1812. (in : Manuel du bibliographe normand. Tome 1, 1857)


Jules Boutigny
Jules BOUTIGNY

BOUTIGNY, Jules-Philbert : (né à Belbeuf le 03/06/1849) Rosiériste à Rouen. Officier du Mérite agricole. Expose et obtient des récompenses : Paris, Rouen, Amiens, Dieppe, Yvetot…etc….


BOUZARD (Jean), né au bourg d'Ault en 1730 et mort à Dieppe le 16/03/1794. Garde-Pavillon de la jetée de Dieppe. Décoré du titre de "Brave homme" par Louis XVI et gratifié d'une maison sur la plage pour ses actes héroïques et belles actions de sauvetage des naufragés.

BRAQUEHAIS Bruno (Dieppe, 1823 – La Celle-Saint-Cloud, 1875) photographe. Né à Dieppe en 1823, sourd-muet, Auguste Bruno Braquehais s’installe, après avoir été lithographe à Caen, comme photographe à Paris en 1850. Malgré sa surdité, il effectue de concert avec sa femme et son beau-père, Alexis Gouin, des nus, des portraits, des reconstitutions, des daguerréotypes colorés aux portraits stéréoscopiques sur plaques. Sa production sera remarquée à l’Exposition Universelle de Paris en 1867. C’est la Commune de Paris, premier événement majeur en France à recevoir une couverture photographique qui va le révéler. Alors que les grands photographes de l’époque, comme Nadar, restent pratiquement introuvables, les autres vont occuper le marché lucratif des reproductions de monuments incendiés ou abattus. Il est impossible de publier des photos directement dans la presse. Braquehais va en revanche sortir, en dépit des difficultés matérielles dues au besoin de lumière et de longues poses des sujets statiques, tout son matériel pour aller photographier les acteurs de la Commune de Paris. Il réalise des portraits de fédérés posant fièrement devant leurs barricades, il photographie également la mise à bas de la colonne Vendôme « en direct ». Ses quelques 140 clichés de la Commune constituent une œuvre originale faisant de lui "Le photographe de la Commune", pour laquelle il avait fort certainement des sympathies, ainsi que le précurseur du photojournalisme.


BRAQUEMONT (Robert de) Amiral de France, naquit près de Dieppe, dans la seconde moitié du XIVe siècle, et mourut sous les murs de Verneuil le 16/08/1424

BRASSE-BROSSARD, Lucien : (1890 – 11/8/1971) Sorti de l’Institut Agronomique, était ingénieur agronome. A sa retraite devint Secrétaire général de l’Association des anciens élèves de l’Institut agronomique


Nell de Bréauté
NELL de BREAUTE
BREAUTE Nell Eléonore Suzanne de (1794 à Rouen - 1855 à la Chapelle-du-Bourguay) : Dominé par un père tyrannique, et confiné “à l’ombre des hêtres séculaires du manoir de la Chapelle”, fervent amateur d’appareils de mesures physiques: sextants, chronomètres, thermomètres, baromètres, etc..., il consacra sa vie à relever quatre fois par jour (à 9 heures, midi, 15 heures et 21heures), les hauteurs barométriques, les températures, la direction du vent, et l’état du ciel. Au total il en remplit treize registres. Il se chargeait également de mesurer les altitudes des clochers et des falaises. En dépit de son vaste champ d’action qui touchait entre autres, la cosmographie, la géographie, la géodésie, la météorologie, il publia peu. D'après son biographe, “ce que l’on devra le plus admirer dans M. de Breauté, c’est qu’il s’est fait lui-même et presque tout seul. Isolé, à la campagne, loin des centres et des foyers scientifiques, sans maître et presque sans livres, il est arrivé à devenir un astronome distingué et un membre [correspondant] de l’Institut [en 1838 avec l’appui de François Arago], ce qui est à coup sûr l’apogée du succès. C’est rare et presque unique de nos jours”.

BRETOT Félix-Emmanuel-Alexandre Né à Dieppe le 5 déc. 1852 et mort à Berneval-le-Grand le 31 juil. 1910. Curé de Berneval-le-Grand. Collaborateur à plusieurs publications, L'année poétique, l'Athénée de France, etc. On lui doit : Notice sur l'abbé Lhomo, curé de Biville-sur-Mer, (Eu, 1886). - Près et loin du rivage, poësies, (Rouen, 1889). - Egalement de nombreux Articles Vers et Prose.

BRETON, Ernest-Joseph : né à Envermeu le 19/4/1841. Député et Conseiller général de la Seine-Inférieure, agriculteur, maire d’Envermeu. Sincère partisan de la République, il s’occupe tout particulièrement des intérêts agricoles, de la diminution de l’impôt foncier, l’allègement des charges financières. Il fut élu député le 22/9/1889, au premier tour par 5455 voix contre 5382 à M. Laborde-Noguez, candidat conservateur. (avec son portrait )


BRICHE, Clément ( Vatierville vers 1764 - Dieppe 1794) prêtre domicilié à Dieppe, condamné à mort comme réfractaire à la loi, le 2 floréal an 2, par le tribunal criminel du département de la Seine Inférieure.

BRIÈRE de LESMONT (de) Né à Dieppe le 24 déc. 1761 et mort à Paris le 6 déc. 1835. Avocat au Parlement de Paris, substitut du Ministère public à Dieppe, avocat général à Rouen, procureur général à Limoges, conseiller à la Cour de Cassation, membre et Président de l'Académie de Rouen, , 1819. Emprisonné sous la Terreur, il employa le temps de sa réclusion à une Traduction de Tacite.

Louis de Broglie
Louis de BROGLIE
BROGLIE Louis de : Physicien, mathématicien Né à Dieppe, le 15 août 1892 ou ces parents passaient 3 mois par an au 62 rue Aguado (Bd de Verdun), à l'angle de la rue Bouzard. La villa balnéaire dieppoise fut vendue en 1898. Il est mort le 19 mars 1987 à Louveciennes. Grand-croix de la Légion d'honneur. Commandeur des Palmes académiques. Élu en 1944 à l'académie Pour étrange que cela puisse paraître, l’un de nos plus brillants physicien s’orienta d’abord, après des études secondaires au lycée Jeanson-de-Sailly, vers un cursus de lettres. C’est après une licence d’histoire, qu’il se tourna vers les mathématiques et la physique. Au moment de la guerre, il fut affecté aux services de radio de l’armée. Devenu « le télégraphiste de la tour Eiffel », il y vécut pendant toute la durée des hostilités, chargé de manipuler la T.S.F. et de capter les messages allemands pour les déchiffrer. La fin de la guerre lui permit de reprendre ses études de mathématiques et de produire en 1924 sa thèse consacrée aux Recherches sur la Théorie des quantas. Ses travaux devaient le conduire à créer, à partir de ses découvertes sur les théories mathématiques de la lumière, une nouvelle branche de la physique : la mécanique ondulatoire qui embrassait dans une vaste synthèse la physique de la matière et celle de la lumière. Il obtint pour cette découverte le prix Nobel de physique en 1929, et fut en 1933 le plus jeune membre de l’Académie des Sciences, dont il allait devenir en 1942 secrétaire perpétuel. Physicien génial, Louis de Broglie se montra tout aussi soucieux de mener à bien une réflexion philosophique sur la valeur des découvertes de la science moderne. On lui doit à ce titre, en marge de ses publications strictement scientifiques, plusieurs ouvrages, et notamment : "Matière et Lumière", "Sur les sentiers de la science", "Certitudes et incertitudes de la science". Le prince Louis de Broglie fut élu à l’Académie française le 12 octobre 1944 dans des circonstances singulières. En effet, le minimum de 20 votants exigé par le règlement ne put être atteint compte tenu des décès, emprisonnements et autres absences liées à la guerre. Il n’y eut donc, fait exceptionnel, que 17 académiciens pour élire ce jour-là, à l’unanimité, le prince de Broglie, au fauteuil d’Émile Picard. L’élection de Louis de Broglie marquait ainsi la reprise des votes à l’Académie. L’entrée de Louis de Broglie sous la coupole fut l’une des plus émouvantes, car il y fut reçu par son propre frère, le duc Maurice de Broglie, le 31 mai 1945, ce qui ne s’était jamais vu depuis trois cents ans. En 1961, le prince de Broglie était élevé à la dignité de Grand-Croix de la Légion d’honneur.

BROGLIE Louis César Victor Maurice :

BROUTELLES, Théodore-Albert de : né à Dieppe le 4/10/1842. Peintre, élève de J. Noël. Oeuvres citées : marine ; le chantier de construction à Dieppe ; la Pêche aux harengs (Côtes de Normandie) ; un navire à la côte ; naufrage du Zoé-Alexandre (octobre 1881) ; barque de pêche allant porter secours à un navire en détresse ; barque polletaise ; barque de pêche fuyant un grain ; calme ; entrée d’un paquebot par un gros temps ; une tempête.


BULONDE (Henry Rocquigny de) Né à Fontaine-le-Dun le 11 janv. 1718, mort à Eu le 9 nov. 1810. Prédicateur très renommé. Auteur de « Recueil de sermons » (Liège, 1770. 4 vol.)


BUOT DE L'ÉPINE (Alex-André-Pierre) Né à Dieppe le 9 mars 1860 et mort en mer en juillet 1894. Avocat au Havre. On lui doit : De l'emprunt par voie d'obligation, (Caen, 1884). - L'Algérie, promenade au pays des Kabyles et au pays des Arabes, (Havre, 1893). - L'hypothèque légale de la femme (Revue du Notariat et de l'Enregistrement, 1891). - Chamonnix-Pierre et son Anglais, poésie, (Recueil de la Société Havraise d'Etudes diverses, 1893). - Plan d'un cours projeté de droit civil français généralisé, (Recueil de la Société des Anciens courtiers, 1893). - La chanson des Ouvriers métallurgiques (id., 1894). - Recueil des maximes du droit, (id., 1894).

BRUNEL, Joseph : (né à Puys le 19/6/1830, décédé à Dieppe-Pollet le 26/10/1900). Chevalier de la Légion d’honneur ; Lieutenant des douanes en retraite à Dieppe ; inventeur de nombreux appareils de sauvetage ; récompensé à l’Exposition Universelle de 1900 ; fondateur des “ Sauveteurs Dieppois”


BRUNEL Louis Raymond Henry (Dieppe 1818-1882) Ivoirier - Né à Dieppe, élève de Meugniot, il s’était installé en 1841 sur le quai Henri IV, puis au 4 de la Grande Rue. En 1868, il devint le président fondateur de la Société des ivoiriers dieppois, et représenta ses collègues dans les grandes expositions nationales et internationales jusqu’à sa mort en 1882. Parmi ses œuvres, citons : la « Vierge du vœu » réalisée en 1857.


BRUNO (N.) Né à Neuville-le-Pollet en 1723 et mort en ce lieu en 1803. Curé de Neuville-le-Pollet. Refusa le serment constitutionnel, passa en Angleterre, puis revint dans sa cure. Il prononça dans l'église Saint-Remi de Dieppe, l'Oraison funèbre de Louis XV. - Respectueuses remontrances à nos Seigneurs les Etats-Généraux, (annonce), Dieppe, 1789.

BRUZEN de la Martinière, Antoine-Augustin (né à Dieppe en 1662 - mort à La Haye ( en 1746 ou 49 ??) : neveu de Richard Simon. Auteur du "Grand Dictionnaire géographique, historique et critique", en 10 volumes ; (Nouvelle édition corrigée et amplement augmentée, Paris, 1726-1739). et publia d’autres ouvrages.


BRUZEN de La Martinière Antoine-Augustin, érudit né à Dieppe en 1683

BUREAU : Avocat près le Tribunal de Dieppe.


BUREL-TRANCHARD DELATOUR, Gustave : (né à Muchedent en 1842) Officier d’Académie, Chevalier de la Légion d’honneur ; maire des Grandes-Ventes membre de la Commission départementale, président de la Délégation cantonale, propriétaire, agriculteur, a fait tous les jours beaucoup pour sa commune, à laquelle il s’est dévoué. Autrefois partageait ses rares loisirs entre la chasse à courre du lièvre et la peinture et sculpture d’animaux (chiens).


BURGOT: abbé de Saint-Jacques


BURON, Henri-Lucien : (né à Rouen le 05/08/1880) Artiste-peintre de Rouen qui exposa (par exemple : “ La plage à Dieppe ”) dans de nombreux salons

BOUCHER (de Crèvecoeur) de PERTHES Jacques (Rethel 10-09-1788 - Abbeville 02-08-1868) : Préhistorien français fils du naturaliste Jules Armand Guillaume Boucher de Perthes. Fonctionnaire des douanes, érudit, auteur de nombreux et variés ouvrages. Il découvre aux environs d'Abbeville, dans des couches d'alluvions de la Somme, des instruments de silex grossièrement taillés. Après dix ans de recherches, il publie en trois volumes (1847-1864) ses "antiquités celtiques et antédiluviennes", où il affirme l'existence de l'homme antédiluvien contemporain des grandes espèces animales disparues. Accueillie par l'incrédulité de l'Académie des Sciences, sa publication intéresse les étrangers, en particulier les Anglais. C'est à la perspicacité de ce fondateur de la science préhistorique que l'on doit la première distinction en paléolithique (antédiluvien) et néolithique, qu'il nomme "celtique", comme l'indique un échange épistolaire avec l'Abbé Cochet, il inventa "l'archéogéologie". Il fonda un prix visant à récompenser "l'ouvrière méritante par sa conduite et son travail". Après Abbeville, Amiens, Rouen, vint Dieppe en 1866, puis Boulogne, Reims.... Une partie de ses collections, rescapée des bombardements (1940), est présentée au musée d'Abbeville.



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