Les personnages célèbres
de Dieppe et de sa région
depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours

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DABLON ou D'ABLON (l'ancien), et DABLON ou D'ABLON (Nicolas) Père et fils, nés à Dieppe au XVIe siècle. Chroniqueurs. Notice manuscrite relative à la fondation de l'Hôtel-Dieu de Dieppe (par Dablon l'ancien qui mourut en 1620).

DABLON (Claude) Né à Dieppe en 1618 et mort à Québec le 29 sept. 1697. Jésuite, Missionnaire au Canada. On lui doit : Relation de ce qui s'est passé de plus remarquable aux Missions de la Compagnie de Jésus, en la Nouvelle-France, les années 1673-79, (New-York, 1860). - Relation de ce qui s'est passé aux Missions du Canada, les années 1670-71-72-73-76-77, etc., (Paris, 1861, 2 vol.). - Des Lettres, etc.

DACHEUX (Louis-Vict.) Surnommé l' « homme du rivage », né à Dieppe le 14/03/1772. A résidé à Paris, près du Port-St-Nicolas, où il s'est rendu célèbre par de nombreux sauvetages. En récompense de son dévouement il a reçu, en 1824, de l'Académie française, un prix Monthyon de 6000 fr.

DAILLY Supposé né à Dieppe où il a au moins exercé au XVIIIe siècle. Sculpteur en ivoire. En 1789, il eut beaucoup de succès avec de petites médailles représentant la Prise de la Bastille.

DANIEL Antoine : Né à Dieppe le 27 mars 1601, Antoine Daniel étudia le droit mais abandonna ses études pour se joindre aux Jésuites en 1621. Il enseigna à Rouen pendant quatre ans, étudia la théologie à Clermont et fut ordonné prêtre en 1630. En 1632, Lalande et trois autres prêtres furent envoyés en Acadie. Un an plus tard, Daniel prit le chemin de Québec. Ses missions auprès des Hurons furent couronnées de succès, il fonda même une école pour jeunes Indiens à Québec en 1636. En 1648, le père Daniel fut capturé et sévèrement martyrisé par un groupe d'Iroquois dans le village de Teanaustaye près de l'actuelle ville de Hillsdale en Ontario. Après d'horribles souffrances, il fut finalement assassiné le 4 juillet 1648. Il entra dans la Compagnie de Jésus et fut un zélé missionnaire au Canada. Il s’attacha surtout à instruire les enfants des sauvages. Il fut percé de flèches par les Iroquois et jeté ensuite dans la chapelle des Jésuites à laquelle les sauvages avaient mis le feu.

DANIEL, dieppois, né dans la seconde moitié du XVIe siècle, il est connu par un voyage qu’il fit au Canada en 1629.

DANIEL (voir André LEBON)

DARRAGON-SORIEUL, Docteur : (né dans l’Oise le 27/1/1861) Médecin à Offranville.

DAUSSY, Ovide-Onésime : (né à Pavilly le 10/12/1801) Chevalier de la Légion d’honneur, avocat. Avoué puis avocat et juge suppléant au Tribunal civil, à Dieppe ; commandant de la Garde nationale de Dieppe en 1848; membre du conseil municipal ; président fondateur de la Société humaine de secours aux noyés ; membre des bureaux d’administration et de perfectionnement du Collège de Dieppe

DAUBERMESNIL Jacques Nic., âgé de 75 ans, natif d'Aubermesnil, près de Dieppe. Ex major de la citadelle de Verdun, domicilié à Verdun, condamné à mort le 5 floréal an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme complice d'un complot tendant à livrer aux ennemis la place de Verdun.

DAVAL (Jean), né à Eu au XVIIe siècle. Médecin célèbre, il exerça à Paris avec tant de succès qu’il fut choisi pour remplacer Fagon, son ami, comme premier médecin de Louis XIV. Daval n’accepta pas cette brillante position ; il préféra garder son indépendance. Il mourut en 1719.

DAVAL (Jean) HOMONYME Né au Tréport en ???? et mort vers 1540. Théologien, docteur en Sorbonne.

DAVAL (Guillaume) Supposé né à Dieppe au XVIIe siècle. Ancien de l'église de Dieppe.On lui doit : « Histoire de la réformation dans la ville de Dieppe, de 1557 à 1657 ». Cet ouvrage publié par E. Lesens pour la Société rouennaise de Bibliophilie, Rouen, 1878, est considéré comme ayant été terminé par Jean Daval fils de Guillaume.

DAVID Jean-Pierre: né à Dieppe. Ardent patriote, il prit du service dans les armées de la première République française et fut fait prisonnier par les Anglais. Il demanda alors à entrer dans un régiment français qui était à la solde de l’Angleterre et débarqua à Quiberon. Là, il parvint à s’échapper et à gagner le camp de l’armée républicaine. Avec l’assentiment de son général, David, à la tête d’une colonne, s’empara du fort de Penthièvre, malgré une vive résistance. En récompense de cette belle action, David fut fait officier sur le champ de bataille, et l’assemblée nationale décréta qu’il avait bien mérité de la patrie.

DAVIES David : Né en 1864 en Australie et décédé en 1939. Peintre de paysages, aquarelliste. Post-romantique. Arriva à Paris en 1890 pour étudier à l'école de Julian, il revint en Australie en 1893. En 1894, il peignit son célèbre paysage "Moonrise" (Clair de lune), qui suscita admiration. De 1897 à 1908, il vécut en Angleterre. Puis habita Dieppe de 1908 à 1932, d'abord rue du Château-d'eau, puis rue P.-J. Féret et enfin, cavée de Caude-Côte. Il enseignait l'art et son épouse l'anglais. Il peignait les villages et paysages du nord-est de Dieppe qu(il parcourait à bicyclette.

Edmond DAVIRON
Edmond DAVIRON
DAVIRON, Edmond : (né à Dieppe le 29/10/1863) Négociant en bois du Nord, conseiller municipal à Dieppe. Membre de la Chambre de commerce de Dieppe.

DESCHAMPS DE BOISHEBERT, Bernard : né en 1905, mort en 1988. En 1940 il fait partie de la garde territoriale d’Offranville. En 1941 il est condamné à mort par un tribunal militaire, détenu dans diverses prisons allemandes et gracié en 1943 par le Führer. En 1944 il est nommé président de la commission municipale avant d’être élu maire jusqu’en 1971. Il fut aussi conseiller général de 1964 à 1976.

DECORDE Jean-Eugène abbé (1811 au Bois-Héroult (près Buchy)-1881 à Notre-Dame d’Aliermont) : curé de Bures, puis de Notre-Dame d'Aliermont, s’intéresse aux plantes, aux oiseaux, à la photographie, à l’histoire locale, à la liturgie, et enfin à la Préhistoire. Auteur de l"Histoire des cinq communes de l'Aliermont" Croixdalle, Sainte-Agathe, Notre-Dame, Saint-Jacques et Saint-Nicolas, en 1877.

DELABARRE Jean-Victor : avocat, juge-suppléant, ancien bâtonnier de l’ordre, membre du conseil municipal de Dieppe, du conseil de l’arrondissement et du conseil des hospices. Il a succombé à une attaque d’apoplexie foudroyante qui l’avait surpris au milieu de son dîner. M. Delabarre était né en mars 1792, à Flainville, commune du Bourg-Dun, dans le sein d’une honnête famille d’agriculteurs. Son amour pour l’étude et son intelligence supérieure se développèrent dès le jeune âge. Placé d’abord au collège de Dieppe, il s’y distingua parmi les nombreux élèves que cet établissement renfermait alors. Ses études s’achevèrent à Paris, dans l’institution Parmentier (depuis Ste-Barbe) où, en 1809, 1810 et 1811, il remporta, au concours général, plusieurs prix qui le firent distinguer de M. de Fontanes, grand-maître de l’Université impériale, et lui valurent une amitié qui dura jusqu’à la mort de ce savant. Sollicité par lui d’entrer dans l’enseignement, le jeune Delabarre préféra à cette carrière celle du droit et fut reçu avocat à la fin de 1813, peu de mois après son mariage qui avait eu lieu le 27 juillet. Admis au barreau de Dieppe, en 1814, il s’y distingua bientôt par la solidité de ses études et l’élégante facilité de sa parole. Son talent était de ceux qui ne sont déplacés nulle part ; il eût brillé aux premiers rangs sur plus d'un grand théâtre. Mais M. Delabarre aimait son pays, il voulut y rester. Ce fut en vain qu’en 1825 le garde-des-sceaux lui fit proposer d’entrer dans le parquet d’une cour royale à son choix ; il préféra à l’éclat de ces hautes fonctions son indépendance d’avocat et les succès modestes qu’il recueillait dans un barreau d’arrondissement. Homme de travaux sérieux, il se plaisait à vivre en famille, et voyait peu ce qu’on appelle le monde. Mais il s’était lié dans sa jeunesse avec une foule d’hommes qui sont entrés depuis avec honneur dans les carrières scientifiques, et il avait conservé avec eux des relations que la mort seule pouvait interrompre. Avocat scrupuleux et désintéressé, il s’était conquis l’estime et la confiance d’une nombreuse clientèle. Le service funèbre a été célébré dans l’église paroissiale de St-Rémi, en présence de la magistrature, du barreau, d’une députation du conseil municipal et d’un grand concours de citoyens, qui ont accompagné le corps jusqu’au lieu de la sépulture. M. Riolle, avocat, qui avait été le camarade de collège de M. Delabarre, et était demeuré son ami, a prononcé sur sa tombe un discours qui résumait en quelques lignes touchantes l’affliction profonde qu’inspirait à tous ceux qui étaient présents le douloureux événement qui les réunissait.

DELAMARE Jules: né à Dieppe, membre du conseil municipal de cette ville d’une manière brillante et utile. Rédigera avec beaucoup de talent dans le "Mémorial Dieppois", journal fondé à Dieppe dans les premières années du Gouvernement de Juillet. La mort prématurée de ce jeune écrivain a interrompu une carrière qui promettait d’être brillante. Jules Deamare était arrière-petit-fils du célèbre juris-consulte dieppois Houard.

DELAMARRE, Théodore-Casimir : (né à Dancourt le 16/1/1797, décédé le 16/02/1870 à Boulogne-sur-Seine (Hauts-de-Seine - Banquier. Député de la Somme du 29/02/1852 - 27/11/1857.

Louis Delaporte
Louis DELAPORTE
DELAPORTE, Louis : né à Criel-sur-Mer en 1896, il décéda à Dieppe le 13/05/1985. Il fut maire de Criel en 1945 et député de la Seine-Inférieure de 1958 à 1962. Il fut membre de la CCI de 1943 à 1967, puis devint Président le 4/5/1949 et enfin Président Honoraire à partir de 1968. Chef d’Escadron d’artillerie, il fut blessé à Verdun en 1916 et à La Malmaison en 1917. Blessé et fait prisonnier à Dunkerque en 1940, il fut libéré, et participa au Réseau de Résistance « Vélite-Thermopyles ». Après guerre il participa à la reconstruction de la gare maritime, des installations portuaires du port de commerce, à l’extension des halles à poissons et à la construction des cases de marée. Il créa la zone industrielle de Rouxmesnil-Bouteilles, qui porte désormais son nom. Il fut membre du Conseil National du Crédit ; Conseiller de la Banque de France ; Vice-président de l’Union des Chambres de Commerce Maritime et des ports de France ; Vice-président de l’Union des Chambres de Commerce Aéronautiques ; Trésorier de la région économique de Haute-Normandie ; Président de la commission d’infrastructure transports et communications du Comité Régional d’Expansion Economique de Haute-Normandie ; Président d’Honneur de la Fédération Départementale de la chasse, du Comité du Service de Sauvetage du Port de Dieppe et de l’Aéro-club de Dieppe. Il fut Chevalier de la Légion d’Honneur à titre militaire en 1930, et Officier en 1946. Il reçut la Croix de Guerre 14-18 avec 3 citations, et la Croix de Guerre 39-45 avec 2 citations. Il fut décoré de la Médaille de la Résistance française en 1947. Mais il obtint aussi la Médaille d’Honneur du Travail Argent en 1951, et fut Officier de l’Ordre d’Orange-Nassau.

DELAHAIS, Julien Théodore Nicolas : né à Dieppe le 12/1/1831. Ancien chef de section à la Manufacture des Tabacs de Dieppe, ex directeur du service de l’Ecorage dans cette ville, vice-président honoraire de la Sté Philharmonique, secrétaire de la Délégation cantonale, collaborateur artistique à « la Vigie de Dieppe » et à la « Gazette des bains » depuis 1863, lauréat du Concours de « la Pomme » en 1887, administrateur des Hospices et de la Caisse d’Epargne, 1er vice-pdt de la Sté de secours mutuels « Prévoyante ».A publié les ouvrages ci-après : Souvenir de la Sté chorale d’amateurs de Dieppe ; Notice hist. et descriptive sur la Manufacture imp. des Tabacs de Dieppe ; Not. hist. sur l’Ecorage et le commerce des Pêches ; Not. sur le Gd Concours musical ouvert à Dieppe le 9/7/1876 ; Rapports annuels des travaux de la Sté Philarm. de Dieppe de 1864 à 1873 (7 brochures). A publié dans la « Gazette des Bains » et la « Vigie de Dieppe » : Biog. de : Masure, directeur de la Sté Philarm. ; Louis Nicolle, rédacteur en chef de la « Vigie de Dieppe » ; d’Adelina Patti ; de Charles Geng, chef d’orchestre du Casino ; de Théodore Leboucher, Pdt fondateur de la Sté Philarm. ; de Nicou Choron, compositeur de musique religieuse ; de Gouaillon (sic !) père, sculpteur dieppois ; de Poulier, de l’Opéra ; de Placet, chef d’orchestre du Théâtre lyrique. Etude sur la gde et la pte pêche en Bretagne et Ndie, 1887 (Prix unique, médaille de vermeil au concours de la Pomme en 1871) ; Dieppe et les dieppois pendant la guerre de 1870-71 ; monographie des cavalcades historiques de Dieppe, dans le Dieppe, Louis XI, de 1890 ( !)

DELAISTRE (Guillaume-Joseph-Norbert, chevalier) Né à Dieppe le 8 fév. 1769 et mort à Paris le 10 fév. 1846. Membre et Secrétaire du Tribunat, Conseiller référendaire à la Cour des Comptes en 1807, Chevalier de l'Empire en 1808, Membre de la Chambre des Représentants en 1815, Conseiller Maitre à la Cour des Comptes en 1824, Commissaire de la Légion d'honneur.

Charles DELARUE
Charles DELARUE
DELARUE, Charles : (né au Havre le 25/08/1846, décédé à Dieppe le 2911/1906) Chevalier de la Légion d’honneur ; Conseiller général du canton de Dieppe ; membre du conseil municipal, du Tribunal de commerce de Dieppe ; à l’origine de la francisation des paquebots de la ligne Dieppe-Newhaven.

DELAROCHE Jean-Baptiste-Grégoire : né le 19/11/1767 à Dieppe, décédé le 27/04/1845 au château de Selorre à Saint-Yan(Saône et Loire). Il fut Général de division, Commandant de la Légion d'Honneur, Baron d'Empire, Chevalier de la Couronne du Mérite Militaire de Bavière, Chevalier de l'Ordre de Saint-Louis et Lieutenant général retraité. (Voir bulletin des AVD 1913 - III - Un général dieppois de la Révolution et de l’Empire : J.B.Grégoire Delaroche, par H. Hugon ).

DELATTRE Charles (1800 à Paris-1865) : professeur d'enseignement agricole au Prytanée de Menans (Loir-et-Cher) et "inventeur et propagateur de l'emploi de l'huile de squale". Il s’efforce de faire passer quelques vérités scientifiques au travers d’articles insérés dans la presse locale (Moriarty 1866).

DELBOULLE, Jacques-Arsène-Achille : (né à Dancourt le 12/06/1834) professeur au Lycée du Havre

DELETANG, Pierre Dangelin dit : il fit un inventaire de la bibliothèque le 12 fructidor an III (29/8/1795). En 1796 il est qualifié de « gardien de la bibliothèque publique ».

DELY Arthur père (1850 -1917/18) Arthur Dely naquit le 11 février 1850 à Boulogne-sur-Mer. Son père fut nommé brigadier de police à Dieppe et vint habiter place Nationale. Employé au greffe du tribunal civil de 1er instance, à Dieppe, il épousa (à Dieppe) le 15 janvier 1872, Félicité Henriette Bénard, débitante de tabac avant de devenir blanchisseuse. Dur métier où il fallait être au baquet du matin au soir. Il eut deux enfants, Arthur et Louis. Il demeura au n°32 de la rue de la Halle au Blé. Il fut également acteur dans diverses pièces de théâtre avec son fidèle ami et non moins illustre Hermann Gaillon, le fondateur de l'Aviron Club Dieppois. Il reçut plusieurs décorations et mérites tant pour la musique que pour le sauvetage en mer. Il était d’ailleurs membre de la société des « Sauveteurs Dieppois ».

DELY Arthur (1872 - 1940) Auteur, compositeur, musicien, interprète, acteur de théâtre, historien, et pourtant méconnu des Dieppois. Le 21 décembre 1872, naquit à Dieppe, rue de la Halle au Blé, au n°32, Arthur Henri Ernest Dely, fils d'Arthur Auguste Dely et de Félicité Henriette Bénard. Après ses études à l'école Richard Simon puis au collège Jehan Ango, il s'intéressa très vite à l'art de la musique, sous l'influence de son père, et composa lui-même quelques opérettes et chansons. En 1899, il épousa à Dieppe, Pauline qui lui donna six enfants. Grand ami de Georges Abraham (1891-1974), chansonnier et maire honorifique de la commune libre du Pollet. Arthur Dely composait les musiques des chansons de ce dernier qui s'occupait des partitions. L'édition des musiques était pour la plupart vendues au profit de l'orphelinat Notre-Dame des Flots de Janval. Au début de sa carrière, Arthur Dely rencontra Camille Saint-Saëns (1835-1921), lors de ses visites au casino de Dieppe, et en 1907, lors de l'inauguration de la statue du Maître. Il fut décoré des palmes académiques et musicales. Employé municipal à Dieppe il exerça diverses autres activités pour améliorer ses revenus. Il fut durant 15 ans, responsable de la bibliothèque populaire, rue Richard Simon. Membre de la Musique municipale et de l'Harmonie de Dieppe. Il joua de la batterie avec les concerts "Lamoureux" et "Padeloup" également au casino d’Isidor Bloch. Il anima des soirées privées. La liste de ses œuvres est phénoménale. Certaines sont connues, d'autres le sont beaucoup moins. On ne sait le nombre précis de chansons, de sketches et d'opérettes qu'il écrivit. Arthur Dely publia dans les années 1930, chez Louis Vidière à Dieppe, une "Notice historique et géographique sur la ville de Dieppe et ses environs". La Vigie du 3 mai 1940 rapporte, sous la plume d'André Boudier, le dépôt à la bibliothèque de Dieppe, d'un manuscrit intitulé, "Chansons de Dieppe" qui furent recueillies, arrangées et harmonisées par Arthur Dely. Ce recueil composé d'œuvres de chansons populaires et de chansons dieppoises fut déposé sur la demande des Amys du Vieux Dieppe. Ce manuscrit conservé sous la côte MSS 147 au Fonds ancien de la médiathèque Jean Renoir, représente le seul recueil de chansons dieppoises réunies jusqu'à ce jour. Arthur Dely âgée de 67 ans décéda à Dieppe le 23 juin 1940. La Vigie du vendredi 13 septembre 1940, sous la plume de Lucien Pallier, nous fait l'éloge de la disparition d'une grande figure dieppoise. Un hommage au compositeur lui fut rendu le 8 février 1997, à l'auditorium de l'École de musique de Dieppe.


DE MAURES, Odon Charles, Baron de Malartic (Tôtes 9/12/1810 – Arques 28/9/1876): maire de la commune d’Arques du 4/9/1865 au 13/10/1870, et du 15/5/1871 à son décès. D’une vieille famille française, il fut le grand-père du Comte de Montalembert, vice-président du Sénat. Il se maria à Derchigny le 29/5/1843 avec Marie Augustine De Clercy.

DENIEPORT, Louis Gabriel: né à Dieppe le 14/04/1765. Elève des Oratoriens, il commença à naviguer dès 14 ans. Marin reconnurenommé pendant la Révolution. Il est mort glorieusement au combat de Trafalgar, le 21/10/1805, à la tête de son navire "l'Achille".

DENYS Guillaume (?1624 - Dieppe 1689) : professeur d’Hydrographie. A son bénéfice, Colbert crée à Dieppe, en 1665, la première école d’Hydrographie du royaume (Anthiaume 1927). L’activité principale des professeurs d’Hydrographie ne consiste plus à dessiner des cartes mais à appliquer la cosmographie à la navigation. Plus que des résultats originaux, on attend d’eux des solutions scientifiques, simples et précises, aux problèmes auxquels se heurtent les navigateurs. Conscient de sa valeur, Denys s’estime pouvoir “en parler devant les plus doctes du monde en cet état”. De fait, c’est un bon professeur car nous retrouvons ses élèves à la tête des écoles créées postérieurement, à Dunkerque, à Bayonne, à Toulon, etc... Habile professeur d’hydrographie, il se livra avec tant de zèle et de succès à l’enseignement de cette science dans sa ville natale, qu’en 1670 il reçut du roi une pension de1.200 livres. Denis est l’auteur de "l’art de naviguer ou Traité de l’Aiguille aimantée", et du "Traité des Latitudes" ; ces deux ouvrages ont été imprimés à Dieppe. Ce savant prêtre, qui fut si utile à ses concitoyens est mort à Dieppe le 5 novembre 1689.

DEPARIS Jean-Baptiste ( - ) : il installe en 1809 son établissement des bains sur la plage de Dieppe, et prend soin d'y attacher un médecin de la ville : Jullien Marie. Pendant longtemps les bains de mer furent estimés être un remède efficace dans de multiples affections allant des troubles mentaux aux maladies de peau, mais c’est surtout contre la rage que les bains de mer "à la lame" sont renommés (Bignot 2003). Jusqu’à la fin du 18° siècle, cette thérapie antirabique est administrée par des baigneurs-jurés sans qu'intervienne un représentant du corps médical. Depuis quelque temps déjà, les médecins doutaient de l'efficacité de l'eau de mer dans le traitement de la rage.

DEPERROIS Léon-Emile : (né à Dieppe le 30/01/1852) Secrétaire général de la mairie de Dieppe. Adjoint au maire de Dieppe ; juge au Tribunal de commerce ; délégué cantonal.

DEPERROIS Marie-Louise (18..-19..) poète – écrivain. Elle publia en 1912 un recueil de poèmes intitulé « Bruines et rosées » qui eut beaucoup de succès. En 1916, durant la première guerre mondiale, elle publia un recueil de poèmes et chansons de guerre intitulé : « d’ici… là-bas ! » (Editions Eugène Figuière Paris) qu'elle a entre autres, écrit à Dieppe et à Offranville. Elle dédia certains de ses poèmes à des Dieppois comme « Blancs nuages » où il est fait mention d’une ambulancière qui était Mme Laborde-Noguez, de l’hôpital auxiliaire de Dieppe.

DEQUEN, Edmond : (né dans la Somme le 02/09/1857) Imprimeur ; Directeur du journal “ l’Eclaireur”. Officier de l’Instruction publique ; ancien professeur ; conseiller municipal de Dieppe ; s’occupa des fêtes locales et sportives, et des questions de Mutualité.

DERIENNES Jean: jésuite, né à Dieppe en 1591. Mathématicien habile et fort distingué qui brilla comme professeur au collége de La Fléche (dans la Sarthe) et également à Paris. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages en latin très estimés. Il mourut à La Fléche, le 5 juin 1662.

Lucien Descaves
Lucien DESCAVES
DESCAVES Lucien Né à Paris le 18 mars 1861, il y décède le 6 septembre 1949. Son père était graveur et possédait quelques relations dans le milieu artistique, dont son fils bénéficiera ensuite. En 1878, à cause de difficultés financières de ses parents, ses études sont compromises et il entre en apprentissage dans une banque. Profitant de temps libre, il compose des poèmes et des nouvelles; ces dernières étant publiées en 1882 sous le titre « Le Calvaire d’Héloïse Pajadou ». Il rencontre alors Joris-Karl Huysmans. En août 1882, il effectue son service militaire au 129eme régiment à Dieppe, au Havre et à Paris, son livret militaire mentionnant un brevet de bon sous-officier. En février 1883, « Une vielle rate », roman naturaliste, est publié; en 1885, c’est « La Teigne », dédié à Emile Zola. En 1886, son service s’achève et il entre dans le monde littéraire. Il collabore au Petit Moniteur universel jusqu’en 1891, et dorénavant il vivra de ses droits d’auteur. En 1887 parait : « Les misères du sabre » (recueil de souvenirs ). Cette même année dans le Figaro, il dénonce l’obsénité de « la Terre » de Zola avec « le manifeste des cinq ». En 1888, après beaucoup de difficultés, et grâce à Ernest et Alphonse Daudet, ainsi qu’à un changement de statut, il est admis à La Société des gens de lettres. La même année, la pièce « La Pelote », rédigée avec Paul Bonnetain, est jouée. En 1890, il écrit avec Georges Darien « les chapons », à propos de la trahison de certains "patriotes" en mars 1871. En 1889, il publie « Sous-Offs », qui met en émoi les autorités militaires qui y voient un ouvrage antipatriotique et antimilitariste. Des poursuites sont engagés. Des écrivains se portent à son secours : Zola, qui ne lui garde pas rancune, Daudet, Goncourt, Richepin, Bourget, Courteline, Barrès, Séverine ... cette histoire a pour toile de fond la caserne de Dieppe. En 1892, il entre au Journal de Séverine en tant que directeur littéraire. En 1893 il est appelé pour accomplir une période militaire. En 1894, « Les emmurés » consacre le monde des aveugles. En 1896, il publie « En Villégiature ». En 1898, un recueil de nouvelles: « Soupes ». Lucien Descaves est rédacteur à L’Aurore, quand éclate l’affaire Dreyfus, auquel il apporte son soutien. En 1900: avec Maurice Donnay, il publie « la Clairière », comédie en cinq actes; il est un des membres fondateurs de l’Académie Goncourt. Dès lors, l’Académie l’accapare beaucoup. En 1901, « La Colonne », relate le déboulonnement de la colonne Vendôme. En 1904, avec Maurice Donnay, il écrit la pièce: « Oiseaux de passage »; en 1906, une pièce avec Alfred Capus, « L’attentat », puis « La Préférée ». En 1913, « Philéon, vieux de vieille » : itinéraire de nombreux Communards après la semaine sanglante. En 1914, « Barabbas -paroles dans la vallée », dont la forme surprend : s’agit-il d’un journal, d’un cahier, que ne ponctue autour date. Suivent en 1916: « La maison anxieuse », en 1920: « L’As de cœur », en 1924: « L’Hirondelle sous le toit » et « Le Coeur ébloui ». En 1927, il décide de se retirer de l’Académie Goncourt, acte symbolique car il demeure en étroite relation avec les membres, qui occupent dans son existence une place privilégiée. En 1930, il écrit « Regarde autour de toi »; en 1931, avec Maurice Donnay: « la Tuile d’argent »; en 1946: « Souvenirs d’un ours », texte autobiographique et testamentaire.

DESCELIERS, Pierre : (?1487 Arques-?1558 Arques) Grand savant ; mathématicien, géographe , cartographe, créateur de l’hydrographie qu’il enseigna à Dieppe ; curé d’Arques-la-Bataille, considéré comme le maître de l’école des cartographes, le roi le chargea de l’enseignement de la science nautique à Dieppe. Son buste, dû à Henri-Ernest Dubois, a été placé au-dessus de l’entrée d’honneur de la Chambre de Commerce, à côté de celui d’Ango. Les AVD firent apposer une plaque sur son lieu de naissance à Arques, à la maison dite "La corne de Cerf".

DESCHAMPS (Charles) Né en Normandie au XVIIe siècle. Théologien, Ministre protestant, destitué par le Synode de Caen, Prédicateur à Dieppe.

François Descroizilles
François DESCROIZILLES
DESCROIZILLES, François-Antoine-Henri : (né à Dieppe le 11/06/1751, mort à Paris le 15/04/1825). Apothicaire et célèbre chimiste ; on lui doit le perfectionnement du blanchiment par le chlore, l’alcalimètre, et la possibilité de connaître la valeur vénale exacte des vins à distiller ; mais aussi le phare à éclipses, l’alambic-filtre à café. Il suggéra d’éteindre les incendies avec des produits chimiques (extincteurs), ou encore de créer des silos pour conserver les céréales, etc…. Fils aîné de François Descroizilles, il fut la gloire de la famille. Sa carrière de chimiste praticien se déroula à Rouen, où il inventa nombre d’appareils et de procédés industriels. Son ingéniosité s’étendait aux articles de quincaillerie. C’est lui notamment l’inventeur de la cafetière à filtre (dite cafetière du Belloy, du nom de l’abbé qui en organisa la diffusion). Une plaque de marbre et un médaillon apposés en 1847 sur le mur de l’actuelle pharmacie de la Place Nationale rappellent que c’est dans cette maison qu’il naquit. Mais pourquoi est-il le seul mentionné? Pourquoi laisser ignorer que son père et ses frères sont nés également dans la même maison? Pourtant aucun des oubliés n’a démérité.

DESCROIZILLES François (Dieppe le 20/9/1707 - Dieppe le 17/3/1783) : apothicaire, il est installé Place Royale, dans l’officine qu’ont tenue, depuis 1639, ses père, grand-père, et arrière-grand-père. François, lui aussi, avait suivi des cours à Paris, ceux de Claude-Joseph Geoffroy (le jeune) et de Bernard de Jussieu. Lui aussi herborise et s’intéresse aux plantes et aux animaux marins rapportés par les pêcheurs. Lui aussi reçoit d’illustres visiteurs dans son Laboratoire. Claude-Nicolas Lecat, chirurgien de l’Hôtel-Dieu de Rouen, vient y disséquer des seiches. En dépit (ou à cause ?) de ces intérêts communs, on suspecte qu’une certaine rivalité ait pu se développer entre lui et Féret à propos d’une éventuelle nomination à l’Académie de Rouen (1744). Tous deux durent être candidats. Qui choisit Descroizilles? Probablement Lecat, l'un des fondateurs et membre très influent de la docte assemblée. La rivalité ne se limite pas à un titre d’académicien, elle est également commerciale. Chacun des deux apothicaires a sa spécialité (Liot 1912, Bignot 1987). Féret vante son Eau Vulnéraire Balsamique, estimée du Pape et de l’Empereur d’Autriche, et plus efficace –dit-il- que l’Eau de Mélisse des Carmes. Quant à Descroizilles, il lance à grand renfort de publicité un Sel Neutre Purgatif Fondant et Calmant qui mérite « selon son inventeur » d’être appelé “l’Ami des hommes”. Par la suite, le fils et le petit-fils de Féret collaboreront avec François Descroizilles pour répondre aux demandes des autorités municipales, qui se soucient de la qualité des produits alimentaires, et de celle de l’eau des fontaines de Dieppe, en provenance de Saint Aubin. Il eut trois fils qui eurent un destin remarquable, spécialement l’aîné. Il initia les dieppois à la botanique ; entra à l’Académie de Rouen en 1746 ; se dépensait sans compter pour les malheureux ; il eut une fille et 3 fils (François-Antoine-Henri ; Jean-Hyacinthe-Alexandre ; Frédéric).

DESCROIZILLES Alexandre (1767-1828) : fils cadet de François Descroizilles, il resta à Dieppe et devint botaniste-horticulteur et industriel. Dans le grand jardin familial du faubourg de la Barre (à l’emplacement de la future briqueterie Legros), il s'investit dans l'acclimatation et la production intensive de plantes médicinales. Il lança sur le marché une colle de poisson et une nouvelle variété de pommes de terre “longuettes”, à chair jaune et serrée, à peau rose, peu productive mais de bonne garde et de goût très fin. Dans les catalogues de plantes potagères du 19° siècle, cette variété porte le nom de son inventeur.

DESCROIZILLES (Paul) Né à Lescure-lès-Rouen le 17 juin 1793 et mort à Dieppe le 10 mars 1853. Fisl de François-Antoine-Henri. On lui doit l'invention d'un nouveau procédé pour roussir les toiles destinées à l'impression.

DESCROIZILLES, Jean-Frédéric: Né à Dieppe en 1765, est l'auteur de:"Essai sur l'Agriculture" ; et "le Commerce dans les Colonies françaises"

DESHAYS (Sénateur-Léon) Né à Dieppe le 22 juil. 1833. Imprimeur à Rouen. Auteur de : « Notes sur les sources artificielles de M.Rouby » (Rouen, 1874) et de « La Réduction des dessins » (Rouen, 1876).

Achille Desjardins
Achille DESJARDINS
DESJARDINS, Achille : né à Dieppe le 21/5/1887. Après des études au Collège de Dieppe, sortit de Joinville avec le n°1 ; nommé à Saint-Cyr ; titulaire du Brevet Supérieur de Gymnastique de l’Instruction Publique ; nommé Professeur d’Education Physique le 24/11/1919 à Dieppe, là où il fit toute sa carrière. Créateur du Football Club Dieppois, fut à la création du sous-discrit Dieppe-Neuchâtel ; membre du Conseil National puis du Bureau de la Fédération Française de Football ; vice-président de la Ligue de Football de Normandie ; fut à la création de l’actuel stade « Maurice Thoumyre ». Il était Officier de l’Ordre des Palmes Académiques ; titulaire de la médaille d’Or de l’Education Physique. Mais fut aussi l’un des créateurs du Cercle Choral Camille Saint-Saëns, dont il devint Vice-Président. Fut correspondant au « Petit Parisien », à la « Dépêche de Rouen » et à l’ « Impartial de Dieppe ».

DESLIENS Nicolas : cartographe (de 1541 à 1567)

DESMAREST Louis Paul: Né à Paris le 26 juillet 1845. Cet ingénieur civil réalisa des vues aériennes instantanées en ballon libre. Il photographia les environs de Rouen à bord du « Gabriel » le 14 juin 1880. Il mit au point avec Léonce de Combette, un appareil photographique spécifique pour ce type de prises de vues dit « obturateur électro-photographique ». Fils de Louis-Francois, architecte en chef de la Seine-Inférieure et de la ville de Rouen. Louis-Paul épousa à Dieppe en 1870, Noémi Allard, la fille du directeur de l’usine à gaz de Dieppe. Dans l’almanach de Dieppe de 1873, ont trouve une publicité : « Paul Desmarest – Ingénieur-Architecte - rue de Torcy à Dieppe ».

DESMARESTS (Charles) né à Dieppe vers 1602, mort à Rouen le 25 mai 1675, curé de Ste-Croix-St-Ouen de Rouen, il est l’auteur de : "Elévation sur la Passion de Notre Seigneur J.C." et d'une "Réfutation de l'apologie des Jésuites".

DESMARQUETS (Jean-Antoine-Samson) né à Dieppe, le 3 mars 1722, mort à Caudecote, hameau de Dieppe le 15 août 1809. Inspecteur des eaux et forêts d'Arques, Auteur des "Mémoires chronologiques pour servir à l'histoire de Dieppe et à celle de la navigation française ; avec un recueil abrégé des privilèges de cette ville. (Dubuc, 1785).

DEVENTES ou VENTES François Jean, âgé de 68 ans, natif de Dieppe, ex noble, fermier général, domicilié à Paris, département de la Seine, condamné à mort comme le 19 floréal an 2, par le tribunal révolutionnaire de Paris, comme complice d'un complot en exerçant toute sorte d'exactions et de concussions sur le Peuple, et en mettant dans le tabac de l'eau et des ingrédients nuisibles à la santé.

DHERAN Bernard : De son vrai nom Bernard Poulain, il est né à Dieppe le 17 juin 1926, et est décédé à Marrakech le 27 janvier 2013. Après un diplôme du Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique de Paris, il entre en 1946 dans la troupe Renaud-Barrault, avant d'intégrer en 1953 la Comédie Française. Il en deviendra le 437ème sociétaire en 1961, le Doyen en 1988 avant de la quitter en 1989. Depuis 1952 il a joué dans une centaine de films, sous les directions de Berri, Leconte, Autan-Lara, Guitry, etc..... Il fut un homme de théâtre important, qui jouait Feydeau, Molière, Shakespeare, Corneille, Strindberg, Anouilh, Marivaux etc....il était régulièrement à l'affiche de l'émission "au théâtre ce soir". Il était aussi un grand spécialiste du doublage; sa voix fut la doublure de Sean Connery, Anthony Hopkins par exemple. Il a publié ses mémoires en 2007, aux éditions Scali, avec un livre au titre humoristique très long.

DOUBLET, Jean : (né à Dieppe vers 1528, mort en 1604) Célèbre poète dieppois

DOUDEMENT (Pierre-Antoine) Né à Valliquerville le 9 avr. 1796 et mort à Dieppe le 29 oct. 1843. Vicaire à Saint-Maclou de Rouen, où il institua en 1822, une association de charité pour les personnes atteintes du choléra-morbus ; Curé de Saint-Jacques de Dieppe, Chanoine honoraire de Rouen et de Bayeux.

Alfred DOUTAUT
Alfred DOUTAUT
DOUTAUT Alfred :
DROUET (Jean-Guillaume) Né à Dieppe en 1764 et mort en cette ville le 12 avr. 1836. Peintre. On lui doit de nombreux tableaux dans différentes églises de l'arrondissement de Dieppe.

DUBOIS, Ernest-Henri : (né à Dieppe le 16/03/1863 - décédé à Paris en 1930) Attiré très jeune par la peinture et la sculpture, il entre à l'école des Arts décoratifs en 1881, puis à l'Ecole des Beaux-Arts de Paris où il étudie avec Alexandre Falguière et Henri Chapu. Il est aussi l'élève de Jules Chaplain (1839-1909) et d'Antonin Mercié qui en a fait son élève préféré. Ernest Dubois réalise des bustes et des œuvres allégoriques qu'il expose régulièrement au Salon de Paris à partir de 1892, date à laquelle il obtient une mention honorable avec "Jeune Adolescent". Il est remarqué au Salon de 1894 et se voit attribué une médaille de première classe pour "Le pardon", une de ses œuvres les plus connues que l'Etat fait reproduire en marbre pour le palais du Luxembourg. Il obtient une médaille d'honneur en 1899. Sa réputation est établie et lui vaut de nombreuses commandes. En 1900, à l'Exposition Universelle de Paris, il présente au Grand Palais la maquette de la statue de Bossuet. Son succès est tel qu'il reçoit la médaille d'honneur et devient chevalier de la Légion d'honneur. La statue sera terminée et installée dans la cathédrale de Maux en 1911. Il réalisa en 1925, le Monument aux Morts de Dieppe, square Carnot, sa ville natale. Il sera membre des “ Amys du Vieux Dieppe”. Il décédera le 30 décembre 1930 à Paris à l’âge de 67ans.

Quelques œuvres : Jeune Adolescent (1892), Le Pardon (Louvre, Arras, Rouen, 1892), Monument commémoratif de la Défense du Havre (1895), Statue de l'amiral Mouchez (1896), Monument à Joseph et Xavier de Maistre (bronze, château de Chambéry, 1898), Le Vengeur (Haut-relief, Panthéon, Paris), Monument d'Eugène Fromentin (Place des Petits-Bancs, La Rochelle, 1905), Monument à Bossuet (cathédrale de Meaux, 1907), Jules Hardouin-Mansart, (bronze, Jardin de l'Intendant, Hôtel des Invalides, Paris, 1908), Jean Guiton (place de l'Hôtel de Ville, La Rochelle, 1911), Monument aux Savoyards morts pour la Patrie (bronze, Chambéry, Place Monge, 1912), Maréchal Mac Mahon (statue équestre, Autun, 1918), La Douleur, la Jeunesse répandant des fleurs (marbre, Paris, cimetière de Montparnasse, tombe de Jacques Théron, 1922), Monument aux morts de Dieppe (1925), Jules Méline (Musée Charles de Bruyères, Remiremont, 1928), Mathurin Guignard (buste en bronze, Bordeaux), Le retour du fils prodigue (Copenhague, Danemark), Portrait d'Alexandre Dumas (Dieppe), Laurent Marqueste (Toulouse).


DUCROTAY de Blainville (Voir BLAINVILLE).

Albert DUBUST
Albert DUBUST
DUBUST, Albert-Louis : (né à Rouen le 07/11/1877) Architecte à Dieppe ; expert près des tribunaux et des assurances ; s’occupe aussi des questions d’hygiène

DUCOUDERT, Gabriel-Pierre-Théophile : (né dans la Vienne le 24/03/18581) Propriétaire du Grand Hôtel de Dieppe et du restaurant du Casino ; Conseiller municipal de Dieppe ; membre de la Chambre de Commerce Vice-président du Syndicat des hôteliers, du Syndicat d’Initiative et de la Sté des pêcheurs à la ligne. Sera membre des “ Amys du Vieux Dieppe”.

DUCAUROY DE LA CROIX: Né à Eu en 1788, jurisconsulte, fut professeur de droit romain à la Faculté de Paris. Il est l'auteur d'un ouvrage ayant pour titre : "Les Institutes de Justinien", qui a eu plusieurs éditions.

DUCAUROY: Frère aîné du précédent, naquit à Eu. Très versé dans la connaissance des langues orientales, il fut, pendant trente ans, drogman (interprète) de l'ambassade française à Constantinople. Il est mort à Eu en 1855.

DUCROTAY de Blainville (Voir BLAINVILLE).

DUBOIS (Jacques) Né à Cuverville-sur-Yère (76) le 6 juil. 1764 et mort à Derchigny le 6 déc. 1831. Ecclésiastique. Refusa le serment à la Constitution et, bien que recherché de tous côtés, continua à exercer la nuit son pieux ministère. Découvert, envoyé au fort Saint-Martin (Ile de Ré), détenu pendant quatre ans, puis Curé de Derchigny.

DUBUST, Albert-Louis : (né à Rouen le 07/11/1877) Architecte à Dieppe ; expert près des tribunaux et des assurances ; s’occupe aussi des questions d’hygiène

DUCOUDERT, Gabriel-Pierre-Théophile : (né dans la Vienne le 24/03/18581) Propriétaire du Grand Hôtel de Dieppe et du restaurant du Casino ; Conseiller municipal de Dieppe ; membre de la Chambre de Commerce Vice-président du Syndicat des hôteliers, du Syndicat d’Initiative et de la Sté des pêcheurs à la ligne. Sera membre des “ Amys du Vieux Dieppe”.

DUFAY Pierre-Louis (1705-1776) : naturaliste (entendez taxidermiste).

DUFOUR, Ernest :

DUFOUR, Jean-Pierre-Narcisse : (né à Montreuil-en-Caux le 09/09/1854) Huissier ; Officier d’Académie Maire d’Auffay ; membre de la Chambre de discipline et de la Corporation des huissiers de l’arrondissement de Dieppe ; membre de la Société des Courses d’Auffay. Sera membre des “ Amys du Vieux Dieppe”

DUFRESNE Charles Etienne Robert (né le 31/10/1842 à Dieppe, décédé à Calmont le 1er août 1920 à l’âge de 78 ans) il était le fils de Jean-Baptiste Charles Dufresne, avoué à Dieppe, et de Camille Julie Bérard ; mariés le 13/07/1841 à Louviers. (Jean-Baptiste Charles Dufresne fit bâtir avant la guerre 1870-1871 à Dieppe-Janval un château (qui plus tard fut appelé le « château-Michel ») et dont hérita Robert.. Camille Julie Bérard hérita de sa sœur, Mme Sellier, l’Hôtel de l’Amirauté situé rue d’Ecosse à Dieppe). Robert s’est marié avec Léontine Marguerite de Bousquet, qui décéda à Calmont le 2/9/1918 à l’âge de 70 ans. Robert et Léontine Marguerite eurent 4 enfants :
- Augustin, décédé en mai 1934. Il fut Président des Armateurs à la Pêche de Dieppe, administrateur des Ets Robbe, membre des « Amys du Vieux Dieppe » de 1912 (création) à 1924.
- Bernard, pilote d’avion qui obtint 5 citations durant la guerre 1914-1918, membre des « Amys du Vieux Dieppe » de 1912 (création) à 1927.
- Magdeleine, qui gérait avec sa mère l’exploitation agricole, fut membre des « Amys du Vieux Dieppe » de 1920 à 1926 (à cette date est dite habitante de Gruchet)
- Marie (j’ai trouvé une fois le nom de Austin Meade), qui épousa Charles Meade le 4/4/1899 et habitaient le Manoir du Tôt près de Fécamp. Robert fut administrateur de la Compagnie des Chemins de Fer de l’Ouest, vice-président du Comité de la Sté Nationale de Protection de la main d’œuvre ouvrière agricole au Ministère du Travail, Pdt dès sa fondation en 1912 de la Commission sur la législation des salaires et assurances, membre de la Commission des logements ouvriers agricoles, membre de la Sté Normande de Géographie de 1898 à 1901, avec son épouse fut membre créateur des « Amys du Vieux Dieppe » en 1912. Il fut l’un des secrétaires de Mgr Dupanloup lors du 1er Concile du Vatican. Il reçut dans son Manoir de Calmont, les chefs du catholicisme social de l’époque : Demolins,l’abbé Klein, Paul de Rouziers, Paul Bureau, l’abbé Vignet. Il s’intéressait aussi à la littérature et à l’histoire, avec Thureau-Dangin, Lanzac de Laborie, Senard. Il fut le disciple de Frédéric Le Play, et fut avec Henri de Tourville le principal animateur de la Science Sociale. Il a écrit « Organisation du personnel dans une exploitation agricole » (communication du 24/1/1908 à la Sté Centrale d’Agriculture de Seine-Inférieure) . Il fit don en 1873 à l’Orphelinat Notre-Dame des Petits Flots, de l’immeuble du 41 rue d’Ecosse qu’il avait hérité de ses parents. De même il avait hérité du Manoir de Janval qu’il vendit à Mme Van Der Heyden-Michel, avant de créer le Domaine de Calmont (pour la petite histoire ce château prit le nom de Michel à la donation à l’Hôpital de Dieppe, qu’en fit Mme Van Der Heyden-Michel). Robert Dufresne fut Conseiller Municipal à Dieppe, et démissionna pour créer une école qui accueillit d’abord 20 puis 30 enfants. Ensuite il y ajouta une Chapelle (Sainte-Madeleine), fit venir un Chapelain et lui construisit un Presbytère. Puis la chapelle s’agrandit en annexant l’école. Et on construisit 2 écoles : une pour les garçons et une pour les filles. Il y eut jusqu’à 120 élèves avec 3 religieuses et un instituteur. L’école était moderne avec son tableau noir avec des lignes prévues pour la musique, l’arithmétique et la géométrie. Il y avait aussi des cartes de géographie et un musée scolaire qui abritait des échantillons des 5 continents. Robert créa aussi un atelier de couture pour les filles et un patronage de dimanche et le soir pour les garçons. Ensuite il construisit des logements ouvriers ou en acheta, pour les donner en bail en dessous du cours. Puis Robert Dufresne alla s’installer vers 1884 (avec 70 personnes) à Calmont pour y créer le même genre de domaine, mais plus important et en y devenant « patron-fermier ». Pour cela il acheta des terres qui étaient partagées entre 2 exploitations (sur Gruchet et Calmont) (pour la petite histoire, il se dit que la construction de la Caserne Militaire en face de son domaine de Janval, et la promiscuité que cela aurait pu engendrer pour ses filles le décida à partir à la campagne !) .

Ernest Dufour
Ernest DUFOUR
DULAGUE Vincent-François-Jean-Louis : né à Dieppe le 24 décembre 1729, mort à Rouen le 9 septembre 1805. Professeur d'hydrographie à Rouen, correspondant de l'Académie des Sciences, membre de l'Académie de Rouen, auteur de la « Leçon de navigation ». publié à Paris chez Delalain en1814, à l'usage de la Marine et des écoles d'hydrographie. Le succès de cet ouvrage, fut tel que le gouvernement l'adopta pour toutes les écoles d' hydrographie établies en France et chargea l'auteur d'en faire lui même, en 1787, un abrégé (Principes de navigation, ou Abrégé de la théorie et de la pratique du pilotage, Paris, 1787) qui fut aussi trés en vogue. Plusieurs sociétés savantes portèrent sur l'œuvre de Dulague le jugement le plus flatteur, et les marins lui firent le meilleur accueil (vgl. A. Anthiaume, Evolution et enseignement de la science nautique, 1920).

Louis DUMAINE
Louis DUMAINE
DUMAINE, Louis-Armand : (né à Fontainebleau le 11/03/1856) Avoué et conseiller municipal à Dieppe, Président de la Compagnie des avoués de Dieppe ; au Conseil d’Administration de l’Orphelinat de Notre-Dame-des-Flots ; membre du Saint-Hubert Club Français ; auteur de brochures cynégétiques

DUMAS Alexandre : Ecrivain français, né à Villers-Cotterêts en 1802, mort à Puys, près de Dieppe en 1870 dans la villa construite par son fils. Il est le fils du général de La Pailleterie et d'une esclave noire dont il a pris le nom. Il mit sa féconde imagination au service de nombreuses oeuvres historico-dramatiques, dont la plus célèbre est "Les Trois Mousquetaires".

DUMAS Alexandre Fils : Dramaturge français, fils naturel d'Alexandre Dumas, né à Paris le 27 juillet 1824, mort à Marly-Le-Roy le 27 novembre 1895. Auteur dramatique et romancier, il publia son premier roman, "La Dame aux Camélias", en 1848, et fit jouer sa première pièce, "Diane de Lys", en 1851. Ses principaux succès au théâtre sont : "La Dame aux Camélias", 1852 ; "Le Demi-Monde", 1855, "Le Fils naturel", 1858, "les Idées de Madame Aubray", 1867, "la Princesse Georges", 1871, "l'Etrangère", 1876 ; il publia aussi un certain nombre de brochures sur le divorce, la recherche de la paternité, etc. Il fut élu le 29 janvier 1874 à l'Académie Françaiseen remplacement de Pierre-Antoine Lebrun, par 22 voix contre 11 voix données à divers concurrents : Victor Hugo, absent de l'Académie depuis 1851, y fit sa rentrée pour voter pour Alexandre Dumas fils ; il fut reçu le 11 février 1875 par le comte d'Haussonville dont la réponse fut empreinte d'une courtoise ironie. Alexandre Dumas fils prononça en 1877 un remarquable discours sur les prix de vertu.

Fernand Dupeyrat
Fernand DUPEYRAT
DUPEYRAT Fernand :

Albert DUPONT
Albert DUPONT
DUPONT, Albert-Joseph : (né à Dieppe en 1851) Architecte à Dieppe (de la 4ème génération). Construisit à Dieppe : l’Hôtel du Prince Stourdza et de nombreux bâtiments et habitations ; fut Inspecteur des Monuments Historiques pour le suivi des travaux de restauration de l’église Saint-Jacques de Dieppe. Sera membre des “ Amys du Vieux Dieppe”

DUPONT Jean (?1583-?1633) : En 1625, prenant en compte les données rapportées par les expéditions normandes de pêche baleinière, il synthétise ce que l’on sait des mers arctiques, de l’Islande à la mer Blanche.

DUPONT, Marcel : né en 1884 ( ?), décédé le 8/2/1959( ?) dans un accident automobile. Fils d’une très ancienne famille dieppoise, il exerça la profession d’avocat durant plus de 50 ans. Fut président de 1945 à son décès, de l’Association des anciens élèves du Collège Ango (succédant à André Roger) ; après en avoir été membre depuis 1911, puis trésorier de 1922 à 1929 et vice-président de 1929 à 1945. Il était Officier de l’Ordre des Palmes Académiques et membre du Conseil d’Administration du Lycée

DUQUESNAY, Jules : (né à Lille le 04/07/1843) Ingénieur ; Chevalier de la Légion d’Honneur. Directeur des tabacs à Dieppe. Sera membre des “ Amys du Vieux Dieppe”

Abraham Duquesne
Abraham DUQUESNE
DUQUESNE, Abraham : Né en 1610 à Dieppe (sans doute en janvier), mort à Paris le 02/02/1688. Lieutenant-Général des armées navales ; Abraham Duquesne exerce son premier commandement à dix-huit ans. Recommandé à Richelieu, il commande le Neptune dans l'escadre de Sourdis (1636) et fait campagne en Méditerranée, combat aux îles de Lérins, à Guétaria, à Tarragone (1641) et à Carthagène (1643). En 1644, il passe au service de la Suède, remporte plusieurs victoires sur les Danois et est promu vice-amiral de Suède. Revenu en France, il est nommé Chef d'escadre en 1647. Il réprime la fronde bordelaise, pénètre dans la Gironde et fait capituler Bordeaux. Lieutenant-général en 1669, il croise sur les côtes de Barbarie et d'Afrique et sert sous d'Estrées à la bataille de Solebay (1672). Envoyé en Méditerranée en 1675 lors du soulèvement de la Sicile contre les Espagnols, il y accomplit des actions d'un rare éclat en 1676 : il remporte alors les trois victoires de Stromboli (8 janvier), Agosta (22 avril) et Palerme (2 juin) sur les escadres hispano-hollandaises commandées par Ruyter. Après une campagne au Levant (1680-1681), Duquesne reçoit l'ordre de bombarder Alger pour réprimer la hardiesse des pirates barbaresques (1682-1683). Le même sort est réservé en 1684 à Gênes qui fournissait des navires et des munitions aux ennemis du Roi. C'est là sa dernière campagne. Il refuse d'abjurer le protestantisme et se prive ainsi de la nomination à la dignité de Maréchal de France que le Roi lui aurait certainement conférée. Il ne put obtenir les honneurs suprêmes. Il meurt à Paris le 2 février 1688. Il fut enterré discrètement dans le parc de sa propriété ; mais son cœur avait été envoyé à son fils aîné (Henri), à Aubonne (Suisse).


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