Les personnages célèbres
de Dieppe et de sa région
depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours

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GABELLE : Photographe à Dieppe - Actif en 1899.


Benjamin Gaillon
Benjamin GAILLON

GAILLON, Benjamin : (1782 à Rouen-1839 à Boulogne-sur-Mer) : Cet authentique chercheur, initié à l’étude microscopique des Algues par Jean Lamouroux, professeur d’Histoire Naturelle de l’Université de Caen, était employé au Service des Douanes. Les exigences de sa profession le feront séjourner à Dieppe, rue du Pont, pendant 12 années, d’avril 1816 à juin 1828. Il se livre alors à sa passion. Il fournit des renseignements à Joseph-Alexandre Turquier-Delongchamp qui prépare un Supplément à sa Flore des environs de Rouen. Le grand succès de Gaillon est d’avoir, pendant son séjour à Dieppe, résolu l'énigme de la Viridité (=verdissement) des huîtres. On sait que l’apparition de la couleur verte donne aux Mollusques un aspect et un goût agréables. Le phénomène, très attendu par les ostréiculteurs, restait capricieux et mystérieux. Ce fut Gaillon qui, à l’aide de son méchant microscope, montra le premier que le verdissement est lié à l’ingestion par l’huître d’une algue microscopique, une Diatomée (Navicula ostrearia), dont la taille est comprise entre 60 et 120 mm. C’est le pigment vert des algues qui colore les Huîtres. Heureux dans l’étude des Algues marines, Gaillon le sera moins dans sa tentative ultérieure de réunir dans un même groupe (les Némazoaires) divers organismes marins qu’il juge intermédiaires entre les Plantes et les Animaux. Prétention qui le fera brocarder par les botanistes parisiens. Cet échec, résultat de son isolement intellectuel, n’empêche pas Gaillon d’être honorablement connu des biologistes modernes : ils n’ont pas oublié la découverte de la Viridité des Huîtres, et la rappellent volontiers dans leurs publications. Quant à nous, Dieppois, nous saurons gré à Gaillon - dont le nom était toujours suivi de la précision “de Dieppe” lors même qu’il sera transplanté à Abbeville ou à Boulogne-sur-Mer - d’avoir associé sa ville d’adoption à l’amélioration gustative des huîtres.


Hermann Gaillon
Hermann GAILLON

GAILLON, Hermann : Né à Bracquemont le 16 avril 1855 et mort le 9 juin 1894 à Dieppe. Sa vie fut consacrée aux oeuvres humanitaires. Il fut Président de la Section Dieppoise de la Société Française de Sauvetage qu'il fonda en 1889. Il créa le Club Nautique Dieppois qu'il présida de 1885 à 1892. Contribua à la fondation de plusieurs sociétés locales dont : l'Emulation Dieppoise, la Société de Gymnastique "La Nationale", la Société de Tir... Membre actif de la Société Philarmonique de Dieppe. Auteur d'un fascicule "Glorification des Sauveteurs"


GALLOIS Marcelle, en religion "Mère Geneviève Gallois" (22 septembre 1888 à Montbéliard - 9 octobre 1962 à Limon): son père était sous-préfet à Montbéliard. En 1907 elle entre à l'école des Beaux-Arts de Montpellier et, en 1909, à celle de Paris. En 1914, après avoir entendu une conférence de Dom Besse, moine Bénédictin de Ligugé, sur les offices de la Semaine Sainte, elle revient à la pratique religieuse. Douée pour la caricature, en 1914 et 1915 elle expose quelques dessins au salon des dessinateurs humoristiques. Le 21 septembre 1917, elle entre comme postulante au monastère des Bénédictines de la rue Monsieur à Paris (en 1951, cette communauté s'installera à Limon, après un transit à Meudon de 1938 à 1951) et prend le nom de mère Geneviève. A partir de 1955, elle commence les vitraux de l'église abbatiale de Limon, œuvre qu'elle poursuivra jusqu'à sa mort. Elle réalisa également les vitraux contemporains de l’église du Petit-Appeville près de Dieppe en 1955. Est l'auteur d'un ouvrage intitulé: "la vie du petit Saint Placide" (1954).


GAMBIER, Léon: Dieppe (le Pollet) 25/11/1917 - Dieppe 16/04/2007. Il était peintre officiel de la Marine depuis 1959, en tant que Capitaine de Corvette (il décora d'ailleurs "le Duquesne" et "la Jeanne d'Arc"). Mais il fut aussi président des peintres et sculpteurs dieppois. Après un apprentissage près de son grand-père, dessinateur, il entra en 1938 aux Beaux Arts de Rouen. Puis il fit l'Ecole Nationale supérieure des Arts Décoratifs de Paris jusqu'en 1947. Pendant la guerre il fut fait prisonnier, et fut de ceux qui revinrent à Dieppe en septembre 1942. Il a d'ailleurs réalisé le dessin qui servit à la réalisation du monument (la flamme en bronze) des ACPG dans le Square du Canada à Dieppe. Il fut professeur de dessin à Paris; et il peignit jusqu'à la fin de sa vie. Il laisse des milliers d'oeuvres, dont beaucoup sur Dieppe et sa région. Ses tableaux sont présents dans plusieurs musées de France, dont celui de Dieppe (par exemple: "le remorqueur à Dieppe", huile de 1955)


GARCONNET, Michel : né en 1931 à St-Aubin-le-Cauf, décédé en 1996. Toujours à l'affut d'idées nouvelles, s'est beaucoup investi dans le développement économique, à travers la Société Garçonnet et la Société Elico, mais aussi dans la vie locale et sportive.
Ambroise Louis Garneray
Ambroise Louis GARNERAY


GARNERAY, Ambroise-Louis : (né et mort à Paris : 09/02/1783 – 11/09/1857) : Marin français, peintre et historien de la marine, Louis Garneray est le fils aîné de Jean-François Garneray, lui même peintre et élève de David. Louis s'engagera comme mousse à l'âge de 13 ans et traversera les mers et les océans en compagnie de Surcouf et Dutertre puis comme timonier dans l'escadre de l'amiral Linois. Il sera fait prisonnier par les Anglais, avec l'équipage de la "Belle Poule", en 1805 et enfermé à Portsmouth. Ses talents de traducteurs lui permettront d'acheter crayons, papiers, pinceaux et couleurs. Un marchand de tableau anglais lui passera quelques commandes. Louis Garneray ne retrouvera la liberté qu'à la fin de la guerre, le 18 mai 1814 après huit années d'emprisonnement sur les fameux "pontons". Il se consacrera alors à la peinture, sera nommé peintre de la marine (un des premiers) et collaborera comme tel aux travaux de la Manufacture de Sèvres après avoir été Conservateur du musée de Rouen. Ses marines seront exposées au Salon de 1817 à 1857. Il prendra notamment une série de vues des ports de France, en s'inspirant de la série des "ports du Royaume " peinte par Vernet et popularisée par des gravures de Cochin et Lebas. Il parcoura les côtes françaises et fera preuve d'une très grande exactitude, en donnant le premier plan aux navires et aux bateaux, petites embarcations locales ou grands voiliers. Garneray laissera 64 vues des principaux ports de France dont Dieppe et 40 vues de ports étrangers. Vingt-quatre de ces toiles seront offertes à la Chambre de Commerce de Paris en 1875, par le chocolatier Emile Justin Menier, alors membre élu de l'Institution. Louis Garneray décédera à 74 ans. Il laissera 141 tableaux, 176 gravures et 22 aquarelles. Il repose au cimetière Montmartre.


GASC ou GASO Charles : Photographe à Dieppe - Actif de 1875 à 1880.


GAUDET Marc-Antoine : parisien, médecin-inspecteur de l’ « établissement sanitaire des Bains de Mer de la ville de Dieppe ». Important personnage, principalement recherché "pour le charme et l'intérêt de sa conversation qui en fait un homme du monde des plus distingués". Semble avoir eu, un temps, le projet de fonder à Dieppe, avec Jules Guérin et Charles-Louis Mourgué, un établissement d'Orthopédie pour traiter, à l’aide de bains de mer, les difformités du tronc et des membres.


GAUTIER Jean-Jacques: Né en 1908 à Essâmes-sur-Marne (Aisne), décédé en 1986. Il fait des études au Collège Ango à Dieppe (son père y est pharmacien), puis à Paris. Il se lance dans le journalisme en 1935 : rédacteur à "L'Echo de Paris", puis à "L'Epoque" dont il devient secrétaire de rédaction. Mobilisé en 1939, fait prisonnier, libéré en 1941, il donne au "Figaro" - replié à Lyon - des chroniques parisiennes et théâtrales jusqu'en 1942, où le journal cesse de paraître. Depuis la Libération, il est critique dramatique au Figaro. Après un bref passage au secrétariat général de la Comédie-Française (1944-1945), il commence à écrire des romans. Dès le second, "Histoire d'un fait divers", il obtient le Prix Goncourt (2 décembre 1946). Une dizaine d'ouvrages paraissent ensuite, dont "Le Puits aux trois vérités", "Vous aurez de mes nouvelles" (Prix de la nouvelle 1957), "Un Homme fait", "La Chambre du fond"(1970), "Cher Untel"(1974), "Face trois quarts profils"(1980), "Une amitié tenace"(1982). En 1970, le Grand Prix de littérature de Monaco lui est décerné pour l'ensemble de son œuvre. Jean-Jacques Gautier a été élu à l'Académie Française le 15 juin 1972. La même année, il a publié un choix de ses chroniques théâtrales : "Théâtre d'aujourd'hui".


GELEE, Edouard : (né à Dieppe le 21/01/1854) Courtier maritime, conseiller municipal, membre de la Chambre de Commerce, juge au tribunal de Commerce ; le tout au Tréport.


GELEE Théophile (Dieppe vers 1566 – Dieppe 1650) médecin ordinaire de la ville de Dieppe. Il avait été l'élève d'André Du Laurens dont il traduisit les oeuvres.
On créa en 1603 pour André du Laurens, (1558-1609) médecin de la faculté de Montpellier, dont il fut longtemps chancelier, la charge de premier médecin de la reine, Marie de Médicis. En 1606, il devint premier médecin du roi Henri IV. Il mourut en 1609, après avoir publié d'importants ouvrages notamment en anatomie, dont l'ensemble, traduit en français et publié en 1621 par Théophile Gelée dans un beau volume in-folio, a été plusieurs fois réimprimée. En anatomie, l'atlas est la première vertèbre cervicale, nommée ainsi par Théophile Gelée en 1612 car elle est la première vertèbre à supporter le poids du crâne.


GELEE Jacques (Dieppe 15.. – 16.. ) médecin de la ville de Dieppe. Fils de Théophile.


GENG Charles : [né en 1841, cet alsacien a opté pour la nationalité française en 1870-71. A 12 ans il est 2ème violon au Théâtre de Strasbourg. A 17 ans il entre dans l’orchestre du Grand Théâtre de Lyon ; à 18 il est 1er violon au Casino de Vichy ; en 1862 il devient chef d’orchestre du Théâtre de Besançon. 1863 est l’année de sa 1ère composition ; en 1864 il est à Elbeuf ; en 1865 à Bordeaux, puis à Namur en Belgique où en voulant sauver la bibliothèque musicale il faillit être brûlé vif dans l’incendie du Théâtre de la ville. De 1866 à 1869 il fait des tournées à Tournay, Milan, Douai, puis en Amérique. 1870 voit sa 1ère visite à Dieppe, où son beau-père est Directeur du Théâtre de la ville et du Casino. En 1871 se rend à Arras, en 1873 à Douai, en Espagne, à Bayonne, à Cherbourg, à Saint-Quentin et à Amiens. Il a écrit 3 opéras comiques (« le retour du Mexique », « Pardevant Maître Plantin » et « Mariage au Collodion ») ; des mélodies ; des chansonnettes ; des valses ; des polkas et des ouvertures (« les Souvenirs », « les Adieux ») A partir de 1878 il dirigea la phalange instrumentale du Casino de Dieppe. ] (texte de J. Delahais).


GIFFARD Nicolas (1797 à Blosseville-en-Caux-1866 ibid.) : médecin qui publia une thèse sur les vertus thérapeutiques de l'eau de mer.


GIFFARD , Pierre Louis (né à Fontaine le Dun le 01/07/1853 décédé à Maisons-Laffitte en 1922) dieppois par sa mère il est le neveu de Louis Joseph ROBBE. Journaliste, romancier, vulgarisateur, Officier de la Légion d’Honneur, engagé volontaire en 1870, puis lieutenant d’une Cie de mobilisés de la Seine Inférieure. La guerre terminée il entre dans la Presse quotidienne et donne d’abord au « Gaulois » puis au « Figaro » de nombreux articles d’actualités. Son activité s’est surtout développée dans les nombreux voyages d’information qu’il a fait en divers pays où le « Figaro » l’envoyait étudier sur place les évènements. On le voit ainsi tour à tour en Allemagne, en Italie, en Grèce, en Espagne, en Algérie, en Tunisie. Il prend part à la charge des troupes françaises contre Bou Hamana, il assiste à la prise de Sfax en 1881, est témoin de la descente des troupes anglaises à Alexandrie.. Puis il travaille au « Petit Journal », il est le vulgarisateur des inventions nouvelles et a pour surnom « Jean-sans-Terre ». En 1890 il lance l’épreuve à pied de Paris-Belfort, et en 1891 il organise la célèbre course Paris-Brest aller-retour. Cette manifestation lance le cyclisme, ce qui lui fit dire « La bicyclette est plus qu’un sport, c’est un bienfait social ». En 1892 il lance le premier quotidien sportif « Le Vélo » qui remporte un réel succès et il quitte le « Petit Journal ». Son affrontement avec Le Comte Albert de Dion en 1899 après l’affaire Dreyfus, va conduire « Le Vélo » à sa perte et Pierre Giffard entre comme journalise pour « Le Matin ». En 1904 alors qu’il est à Moscou, il part avec les premières troupes de renfort envoyées en Extrême-Orient et atteint Kharbin et Moukden au moment où Russes et Japonais entrent en campagne. Il reste trois mois en Mandchourie visite les casernes et les hôpitaux, cause avec les officiers russes, recueille les nouvelles de la guerre et les transmet à son journal aussi souvent que la censure de l’Amiral Alexeief le lui permet. D’autre part il a écrit plusieurs romans et des pièces de théâtre qui furent jouées à l’Odéon en 1877, au Gymnase en 1879, au Déjazet en 1880, au Palais Royal en 1882


GIRAUD, Emile : né en 1894 à Dieppe, décédé à Paris le 15/3/1964. Fit des études au Collège Ango ; Agrégé de droit public, diplômé d’études supérieures d’histoire et de géographie. Il enseigna à la Faculté de Droit de Rennes de 1923 à 1927 ; puis fut membre du secrétariat de la Sté des Nations de 1927 à 1946 ; et enfin des Nations Unies de 1947 à 1954. Auteur de nombreux ouvrages (« la reconstruction politique de la France » ; « la révision de la charte des Nations Unies » etc…)


GLIN, Maurice : (né à Rouen le 07/06/1874) Notaire à Offranville Membre fondateur de la Sté de Secours Mutuels des instituteurs et institutrices de Seine-Inférieure ; membre du bureau de Bienfaisance d’Offranville, de la commission cantonale d’assistance aux vieillards. Sera membre des “ Amys du Vieux Dieppe ”


GODEBOUT Pierre (1700-1780) : brasseur.


GODU : Photographe à Dieppe – Route de Lille et 117, Grande Rue – Actif vers 1860.


GOLLES Adrian : médecin dieppois qui publie en 1670, au terme de 40 ans et plus d’exercice de la chirurgie à l’Hôtel-Dieu de Dieppe, un curieux ouvrage intitulé l’”Abrégé de l’Oeconomie du grand et du petit Monde, c’est-à-dire de l’Univers et de l’Homme”. Il y signale que son expérience fut particulièrement appréciée à Dieppe, “lieu de toute la France, à son égal, où il se voit le plus souvent des blessures considérables, à cause de la navigation et aménagement des vaisseaux, ou à cause du grand travail, activité, & courage des Habitants qui en s’exposant trop volontiers aux dangers, se cassent la teste, ou se rompent les bras ou les jambes, & tombent ordinairement dans la nécessité des plus grandes opérations de la chirurgie”.


GOMBAULT, René Charles Alexandre : Né le 28/01/1871 à Dieppe et décédé le 21/03/1971 à Versailles (Yvelines). Entre à l'administration centrale des douanes dès 1889, puis occupe différents postes à Dieppe, Marseille, Paris (rédacteur de 1904 à 1909), Bayonne (inspecteur de 1911 à 1916), Belfort (inspecteur principal de 1916 à 1919), Cambo (de 1920 à 1923). A partir de 1925 et jusqu'en 1932, il est directeur en Syrie. C'est dans ce pays qu'il aura l'occasion d'effectuer de nombreuses récoltes qui lui permettront de publier des notes sur la flore de la Syrie et du Liban, en particulier dans le "Bulletin de la société botanique de France" entre 1938 et 1946. Il termine sa carrière à Alger en 1936.


éva Gonzalès
Eva GONZALES

GONZALES Éva : Peintre français (Paris 1849 – id. 1883). Fille de l'écrivain Emmanuel Gonzalès (1815-1887), elle fut l'élève de Chaplin, puis, en 1869, de Manet, dont elle subit l'influence. Celui-ci fit son portrait, exposé au Salon de 1870 (Londres, N. G.), où elle-même débutait avec éclat (l'Enfant de troupe, 1870, musée de Villeneuve-sur-Lot). Retirée à Dieppe pendant la guerre, Éva peignit des scènes d'intérieur assez sombres (le Thé ; Une loge aux Italiens [œuvre refusée au Salon de 1874], Paris, musée d'Orsay), des pastels plus clairs, comme la Nichée (id.), et exécuta quelques paysages avant sa mort survenue prématurément (Sur le seuil, 1878 ; les Oseraies, 1880, Dresde, Gg). Elle épousa en 1879 le graveur Henri Guérard. - http://www.larousse.fr/archives/peinture/page/512


GONZALEZ Victor (1877-1956) Facteur d'orgue d'origine espagnole, formé à l'école de Cavaillé-Coll, il élabora, avec le concours du musicologue Norbert Dufourcq et de l'organiste André Marchal, le concept de l'orgue néoclassique qui se voulait une synthèse de toutes les esthétiques antérieures. Cette esthétique était en réalité beaucoup plus une création, privilégiant des timbres aux harmoniques aigus, et qui servit de base d'inspiration à toute une école d'organistes-compositeurs du XXe siècle. Il fonda en 1922 une manufacture d'orgues à Vanves puis à Châtillon sous Bagneux. Après sa mort, la maison a continué à travailler sous la direction de Georges Danion (son gendre) de 1956 à 1988. En mai 1962, la maison Gonzalez racheta l'entreprise Jacquot-Lavergne et transféra ses ateliers à Rambervillers. La "SA Gonzalez" fut rachetée en 1988 par Bernard Dargassies. Parmi les orgues neufs sortis de la maison, on peut citer ceux de Bailleul (1933), Vitré (1941), Soissons (1956), du château de Versailles (1938), de l'Oratoire du Louvre (1962) et de la Maison de la Radio à Paris (1967). Il y eut également les restaurations des orgues du Palais de Chaillot (1939), de Saint-Merry (1947) et de Saint-Eustache à Paris, de la cathédrale de Reims (1938) et du Prytanée militaire de la Flèche (1936). Il restaura également, de 1936 à 1938, l’Orgue de l’Eglise Saint Rémy de Dieppe réalisé en 1739 par Claude Parizot.

Gérard Gosselin
Gérard GOSSELIN

GOSSELIN, Gérard : Né à Etaples en 1931, décédé à Dieppe le 29/01/1985 ; de son mariage naquirent 6 enfants. Il débuta sa carrière comme préparateur en pharmacie, puis il devint gérant d’une quincaillerie en gros. Arrivé à Dieppe en 1961, il prit en main la récente « Coopérative Maritime dieppoise ». Il créa en 1963 « la Dieppoise », pour la commercialisation des produits. Il fut membre de la Chambre de Commerce et d’Industrie, administrateur du Crédit Maritime, et siégea à la Confédération des coopératives de France. Il devint médaillé du Mérite Maritime en 1983.


GOSSIER, Joseph-François (Dieppe 1765 - 1840) prêtre.


GOUYE Thomas : né à Dieppe en 1650, mort à Paris en 1725. Jésuite, très versé dans les langues anciennes, explorateur de la Louisiane, savant astronome, habile dans les mathématiques ; membre de l’Académie des Sciences puis président (1711); son principal ouvrage est : « Observations physiques et mathématiques pour servir à la perfection de l’astronomie et de la géographie, envoyées de Siam à l’Académie des sciences de Paris, par les pères jésuites missionnaires, avec des réflexions et des notes » (2vol ; in 8° et in 4°)


GOUYE de LONGUEMARE : né à Dieppe en 1715, mort en 1763. Greffier au bailliage de Versailles ; a publié : « Dissertation sur l’Ancienne histoire de France » (1756, in 12°) ; « Sur la Chronologie des rois Mérovingiens » (1748, in 12°) ; « Sur l’état du Soissonnais sous les enfans de Clotaire 1er » (1745, in 12°) ; « Sur l’Histoire des enfans de Clovis » (1744, in 12°)


GRAILLON, Pierre Adrien (Dieppe 1807 - 1872) Sculpteur. Il fut un véritable sculpteur qui sut donner toute sa vigueur dans le traitement des innombrables mendiants, compagnons de misère qu’il côtoya dans son enfance. Mais il sut également fixer dans la pierre, le bois, la terre, l’ivoire, et la peinture, les personnalités de son temps, les héros de l’histoire et les figures de la religion. Ses deux fils, César et Félix, ont pris une part importante dans la diffusion de figures populaires en terre cuite.


GRAILLON, César ( - ) Sculpteur.


GRAILLON, Félix ( - ) Sculpteur.


GREBEL, Emile-Joseph : (né dans le Nord le 06/02/1845) Chef d’escadrons de Cavalerie. Président de la Sté Militaire de tir du 21ème R.I., section de Dieppe ; de la Sté Fraternelle des combattants de 1870-1871 de l’arrondissement de Dieppe ; de la Sté Fse de Secours aux blessés militaires, comité de Dieppe.

henry Greffulhe
Henry GREFFULHE

GREFFULHE Henry : comte Henry Jules Charles Emmanuel Greffulhe, né le 25 décembre 1848 et mort en 1932, fut un des modèles de Marcel Proust pour le duc de Guermantes dans « À la recherche du temps perdu ». Fils du comte Charles Greffulhe et de la comtesse, née Félicie de La Rochefoucauld d'Estissac, Henry Greffulhe est issu d'une famille de financiers et de propriétaires fonciers, dont la fortune, colossale, ne remonte qu'à la Révolution française mais qui a su s'agréger à la haute société. Grand, large d'épaules, avec une superbe barbe blonde, son allure majestueuse est démentie par des manières brusques et une certaine vulgarité d'expression et de caractère. Selon Proust, on le surnommait « Jupiter tonnant ». En 1878, il épouse Élisabeth de Riquet de Caraman (1860-1952). Ils auront une fille, Élaine (1882-1958), qui épousera Armand de Gramont. Á Paris, les Greffulhe habitent un hôtel particulier 8 rue d'Astorg, au milieu d'un vaste complexe d'hôtels et d'immeubles de rapport appartenant à la famille, que les Parisiens surnomment « le Vatican ». De septembre à janvier, ils passent le plus clair du temps dans leur château de Bois-Boudran, près de Melun (Seine-et-Marne), où le comte s'adonne à la chasse à courre. Élu député en 1889 sur une liste d'union, il ne se représente pas aux élections de 1893.Henry Greffulhe se comporte en tyran domestique, exigeant de son épouse qu'elle soit toujours rentrée avant minuit, ne tolérant pas que sa femme et la sœur de celle-ci (Geneviève de Caraman-Chimay, Mme Charley Pochet Le Barbier de Tinan), soient en retard pour le déjeuner : « Il déjeunait à midi, rapporte Jean Cocteau. Si les deux femmes rentraient en retard, il criait aux domestiques : "Ne servez rien à ces salopes ! Qu'elles crèvent !" Elles devaient cuisiner des restes sur un réchaud, dans leur chambre. "Ma femme, me disait Greffulhe, c'est la Vénus de Mélo." » (Le Passé défini, Paris, Gallimard, 1983, p. 301) Homme à femmes, il trompe sa femme avant même de l'avoir épousée. Sur la fin de sa vie, il sera largement dépouillé par sa maîtresse, la comtesse de La Béraudière, qui prétendra même, mais sans succès, mettre la main sur son héritage. Il eut pour résidences : - Hôtel Greffulhe, 8 puis 10 rue d'Astorg à Paris (VIIIe arrondissement). - Villa La Case, route de Pourville à Dieppe (acquise en 1887, et construite en style anglo-normand). - Château de Bois-Boudran près de Melun (Seine-et-Marne).


GRILLON Edme, Jean, Louis : né à Paris en 1786, décédé à Dieppe en 1854. Élève de Labarre, Debret et Lebas. Il obtint en 1809 le second grand prix d'architecture sur un projet de cathédrale. Il a rempli pendant seize ans les fonctions d'inspecteur des travaux du gouvernement à l'abattoir du Roule, au palais des Beaux-Arts et à la salle provisoire de l'Opéra. Il a été chargé de l'érection du piédestal de la statue de Louis XVI et a construit l'entrepôt de la place des Marais, l'entrepôt des sels et du bâtiment de l'octroi. Membre du conseil des bâtiments civils, il a été inspecteur général. Il fut également membre du jury d'architecture à l'école royale des Beaux-Arts, du conseil général du département de la Seine, du comité historique des arts et monuments et de la société libre des Beaux-Arts. Il était chevalier de la légion d'honneur. Il collabora à l'ouvrage intitulé "Choix d'édifices publics en France".


GUEDON, Joseph-Marie-Fortuné : (né à Dieppe le 05/10/1873) Compositeur de musique et Organographe


GUEDON, Louis Antoine: né à Dieppe le 17/05/1790, il décède au Tréport le 19/03/1843. En février 1816 il embarque comme capitaine en second sur le brick "la Bonne Foi". De retour le 2 décembre, il réembarque dès le 9 sur le bâteau de pêche "l'Eléonore", et revient en février 1817. Puis il retourne en mars et juin à Terre-Neuve, toujours sur "la Bonne Foi". Il fait le Hareng sur "l'Eléonore" de novembre 1817 à janvier 1818, puis part sur le bâteau de pêche de Maître Louis Guédon (son père). Reçu officier le 11/5/1818, il est inscrit à Dieppe le 25. Ensuite il navigue sur le brick "Général Furda", la goélette "la Nouvelle Favorite", et devient capitaine de "l'Harponnier" pour une pêche à la baleine au Groënland. Il naviguera aussi avec son frère (Jacques Augustin) second capitaine, sur "l'Harponnier" réarmé à la baleine. En 1822, comme second, part du Havre à la Nouvelle-Orléans sur le Trois-Mâts "l'Adèle et Julie". En 1825 devient capitaine du "Groënlandais"; en 1929 du baleinier "Ville de Dieppe". Il est nommé Syndic des Gens de Mer au Tréport le 15/4/1836. (pour plus de renseignements, voir "le Groënlandais" de Thierry Vincent).


GUERIN, Jules : parisien, médecin-inspecteur de l’"établissement sanitaire des Bains de Mer de la ville de Diepppe". Important personnage, principalement recherché "pour le charme et l'intérêt de sa conversation qui en fait un homme du monde des plus distingués", semble avoir eu, un temps, le projet de fonder à Dieppe, avec Marc Antoine Gaudet et Charles-Louis Mourgué, un établissement d'Orthopédie pour traiter, à l’aide de bains de mer, les difformités du tronc et des membres.


GUERARD Gaston (1878 à Dijon-1958 à Varengeville sur Mer) : chirurgien-dentiste, docteur de l’Université de Paris en 1912 avec une thèse sur les “Recherches microscopiques et physiologiques sur l’ivoire et ses formes secondaires”. D'abord professeur à l'Ecole dentaire de France qu’il avait contribué à fonder, il rejoint son frère, également dentiste, et s’installe à Dieppe vers 1925. Durant sa carrière, outre des articles sur l’odontologie, il publia plusieurs ouvrages traitant de l'origine de l'Homme. Au terme de sa vie, retiré à Offranville, il assura dans la presse locale une Chronique où se mêlent données scientifiques et méditations spiritualistes.


GUERARD Jean (?1640) : explorateur avant que d’être “professeur en l’art de naviguer”. A dressé deux cartes (1628 et 1634) où les terres européennes arctiques (Spitzberg, Nouvelle Zemble, Laponie russe) sont représentées avec une précision remarquable. On croit, par ailleurs, qu’il découvrit l’inclinaison de l’aiguille aimantée (Fournier 1643).


GUIBERT, Michel-Claude (Dieppe 8 aout 1697- Dieppe 24 aout 1784) : Né jumeau avec Michel François ; il eut cinq autres frères et soeurs. Prêtre auteur de "Mémoires pour servir à l'histoire de la Ville de Dieppe" en 2 volumes qui furent anotés et publiés par Michel Hardy en 1878.


georges Guibon
Georges GUIBON

GUIBON, Georges : (né à Dieppe le 17/3/1886), dans les appartements de ses parents à l’hôtel de Paris, face au théâtre de la Duchesse de Berry. Georges Guibondécédait le 2 mai 1981Son père était à l’époque une figure dieppoise. Il cumulait plusieurs charges : secrétaire du Conseil Presbytéral de l’Eglise Réformée de Dieppe. N’est-il pas aussi juge en 1895, puis Président élu (deux fois successives, en 1904 et en 1906) du Tribunal de Commerce, membre de la Commission administrative des Hospices Civils, Président du Syndicat des Hôteliers et Restaurateurs de Dieppe ? Georges Guibon se destine alors à une carrière d’industriel chez les frères Couaillet. Un an plus tard, il dirige la nouvelle usine de la rue Thiers. En compensation, l’usine Couaillet-Guibon se lance dans la fabrication de matériel de guerre, canons et obus, etc. Puis l’usine est vendue à un chimiste, M. Beck. Enfin , Georges, reconnu apte au service militaire, part pour l’occupation de la Ruhr. De retour, il s’installe au 41 de la rue Jehan Ribault, dans une maison qu’il dénomme « La Floride », en souvenir du capitaine de navire dieppois et protestant, Jehan Ribault. Georges Guibon est nommé Directeur du Syndicat d’Initiative de Dieppe dès sa création, le 15 décembre 1919, et il demeura à ce poste jusqu’en 1961. il fut également Président des Amys du Vieux Dieppe de 1935 à 1981, soit plus de 45 années (et plus de 60 ans au Conseil d’Administration) !
Guillaume le Conquérant
Guillaume Le Conquérant


GUILLAUME le Conquérant : né à Falaise vers 1027, mort en 1087, des suites d’une chute de cheval. Fils naturel de Robert 1er (dit le diable) duc de Normandie et d’une jeune paysanne Arlette, il hérita du royaume mais dut batailler contre les barons normands. En 1050 il épousa sa cousine Mathilde. En 1066, après la bataille d’Hastings il fut couronné roi d’Angleterre. (pour mémoire il est à l’origine du recensement de la population avec le « Domesday Book »). Il embarqua au port d’Archelles (près d’Arques) pour un 2ème voyage en Angleterre.


GUITTON Eugène (1814 à Pont-Saint-Pierre près Tours-1868) : médecin, recommandé par de Blainville, propose, en 1854, une nouvelle Classification zoologique des Mammifères basée sur l’anatomie et les modalités de la reproduction.


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