Les personnages célèbres
de Dieppe et de sa région
depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours

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HAMELET Fernand (1884-1955): Architecte diplômé de l’Ecole Nationale des Arts Décoratifs. Il enseigna à l’école régionale des Beaux-Arts de Rouen de 1918 à 1939. Il est l’auteur en 1932 d’un important immeuble boulevard Saint-Martin à Paris, pour la société Damoy. Il réalisa de nombreux édifices publics et privés à Rouen comme la pharmacie face à la cathédrale. Il dessina une maison d’habitation bourgeoise pour l’exposition des Arts Décoratifs de 1925. A Dieppe, il est l’auteur de la halle au poisson en gros sur l'île du Pollet, construite en 1926 et aujourd’hui détruite. Il réalisa également le typique bureau de poste du Pollet qui fut édifié a partir de 1927 et ouvra ses portes en décembre 1928. L’œuvre d’Hamelet oscille entre les styles Arts déco et régionalisme.


HAMMAN Joë
Joë HAMMAN

HAMMAN Joë, ou Jean Hamman, acteur, réalisateur, dessinateur et illustrateur français, né le 26 octobre 1883 à Paris, mort le 30 juin 1974 à Dieppe (Seine-Maritime). Il est considéré comme l'un des créateurs, au début du xxe siècle, du « western français », avec son ami le réalisateur Jean Durand. Né en 1883 d’une famille bourgeoise (père expert en tableaux, mère demoiselle de compagnie de l'impératrice Eugénie), il est le petit-fils du peintre belge Édouard Hamman (1819-1888), expert en tableaux historiques. Sa grand-mère Louise-Jenny Audiat a été demoiselle de compagnie de l’impératrice Eugénie. Il côtoie dans son enfance de nombreux écrivains (Dumas fils, Maupassant, Feydeau) amis de ses parents. Il fait ses études à Paris et à Londres, puis entre aux Beaux-Arts. Joë Hamman découvre sa vocation de cinéaste lorsqu'à douze ans, il assiste à l'une des projections d'Auguste et Louis Lumière au Salon indien du Grand Café, à Paris en décembre 1895. À 21 ans en voyage d’affaires avec son père aux États-Unis, il découvre les Wild West Shows de Buffalo Bill avec qui il se lie d'amitié. De retour en France, Joë Hamman tourne des westerns (en tant qu'acteur et réalisateur) dans la région parisienne (carrières d’Arcueil, bois de Meudon). Cow-boy en 1906 — le premier western selon lui — et Le Desperado en 1907 sont tournés pour la firme Lux. Après sa rencontre avec le marquis de Baroncelli, il tourne ses films en Camargue, faisant appel au réalisateur chevronné Jean Durand. Il est l'un des pionniers du genre hors Amérique1, le western français étant appelé « western-camembert ». En 1921, il crée une société de production, Les Films Joë Hamman, et continue de réaliser des films jusqu'en 1937. Après la Seconde Guerre mondiale, sa carrière cinématographique dans le western est révolue, les films de western tournés aux États-Unis supplantant les films français. Il joue alors des petits rôles, notamment dans des ciné-romans, jusqu'en 1967. Dessinateur et aquarelliste, Joë Hamman a illustré, entre autres, Balzac, Perrault, Edgar Poe, le Satyricon, Les Mille et Une Nuits... Sous le nom de Joë Hamman, il a publié, en 1962, un livre autobiographique préfacé par Jean Cocteau, Du Far-West à Montmartre.


HARDY Josse (1798-1863) (Bignot 1987) : ses collections d’oiseaux prolongent les activités cynégétiques du jeune Hardy qui, dès 1821, séduit par la beauté de ses victimes, entreprend de les naturaliser. Pour accroître sa collection, il sollicite d’autres chasseurs et des pêcheurs, spécialement ceux qui s’embarquent pour Terre-Neuve et ceux qui partent traquer les baleines en Arctique ou dans les mers du Sud. Il est également en relation suivie avec Edouard Martin, professeur en Russie, à l'Université d'Ekaterinbourg (aujourd'hui Sverdlovsk), qui lui envoie de nombreux sujets provenant de Russie d'Europe, des Monts Oural et des bords du lac Baïkal. Le collectionneur procède également par achats et par échanges. Après 40 années consacrées à sa passion, Hardy a réuni à son domicile, au 32-34 rue Saint Rémy, 1.253 oiseaux naturalisés et 2210 œufs dont un grand nombre sont rares. La richesse et la qualité de ces collections attirent les spécialistes internationaux. Ils y puisent maints renseignements originaux et inédits que l’on retrouve insérés, par exemple, dans les ouvrages classiques de Temminck, de Degland, du prince de Canino, de Lemetteil, et autres. C’est tant mieux car notre collectionneur n’a guère publié qu’un catalogue de ses richesses. Selon ses observations, le recensement des espèces locales s’élève à 264, dont une quarantaine d’inconnues auparavant à Dieppe. Les spécialistes d’aujourd’hui font encore référence à cet inventaire. A la mort de leur rassembleur, les collections ont été achetées par la ville de Dieppe, toutefois en l’absence de conservateur compétent, les oiseaux empaillés ne furent jamais “qu’annexés par exception” au Musée. Après la dernière guerre qui leur fut néfaste, une partie de ce qui restait des oiseaux, et en particulier la pièce la plus rare (Boudier 1950), un magnifique exemplaire du Grand Pingouin (Pinguinus impennis), espèce des mers arctiques éteinte depuis 1844, a été confiée (provisoirement ?) au Musée d’Histoire Naturelle de Rouen.


HARDY, Michel : né à Dieppe le 23/9/1840, et décédé à Coux-et-Bigaroque en Dordogne le 6/5/1893. Fils cadet de l’ornithologue. Il fut, comme son oncle, Arsène Morin, lui bibliothécaire-archiviste de la ville de Dieppe de 1869 à 1875. Nommé bibliothécaire-archiviste en 1869, il entra en conflit avec la Municipalité et démissionna en 1875. A cette date il devient correspondant de la Sté Nationale des Antiquités et du Ministère de l’Instruction Publique. Il reçut les palmes d’Officier d’Académie. Il devint archiviste municipal à Périgueux en 1879, puis bibliothécaire-adjoint en 1881, et conservateur du Musée départemental de Périgueux et président de la Sté historique et archéologique du Périgord en 1887 ; il y découvrit d’ailleurs l’homme fossile de Chancelade . Il ne faut pas oublié qu’à Dieppe il fut l’élève de l’Abbé Cochet.


HARDY, Jules Marie Josse : fils de Josse Hardy, il est né le 13/3/1839 et décédé le 1/10/1869, à Dieppe. Il fut bibliothécaire adjoint et fut remplacé par son frère en 1869.


HEBERT Louis (1575 - 1627) : En 1617, Louis Hébert, apothicaire à Dieppe, embarque à Honfleur pour s'installer au Québec. Il est le premier chef de famille à vivre de ce qu'il cultive (il ne participe pas à la traite). On le considère comme le premier agriculteur de la Nouvelle-France. On l'a surnommé l'"Abraham de la colonie".


HECQUET, Marie Antoinette Angelina Léonie (dite la veuve CHOCOLAT) Née à Dieppe au n°12 rue de la Halle au blé, le 13 Juin 1870 de Pierre François Marcel (brigadier des douanes) et de Angéline Félicie Petiteville (ménagère). Mariée à Enrico Francisco Silvio Giovanni Grimaldi le 14 février 1887 à Dieppe et divorcé le 9 mai 1895 à Dieppe. Puis concubine de Raphaël Padilla alias “Chocolat” ancien esclave cubain, qui fut le premier artiste noir a être connu et reconnu en France et l’un des clowns les plus célèbres de la belle Époque. Bien qu’ils n’aient jamais eu d’enfants ensemble et ne se soit jamais mariés. Chocolat a toujours considéré les enfants (Suzanne décédée avant sa vingtième année et Eugène qui deviendra clown lui aussi « Tablette » chez Médrano) de Marie Hecquet comme les siens. Elle est morte le 7 février 1925 au 4 cité du Midi à Paris 18è, 7 ans après lui. Elle avait exigé d’être enterrée sous le nom de veuve Chocolat, revendiquant ainsi jusqu'à sa dernière demeure son statut de compagne de "clown nègre".


HENOT : Photographe à Dieppe – Actif de 1865 à 1870.


HERVIEUX, Albert : (né à Saint-Mards le 22/12/1851) Directeur d’école primaire supérieure ; Officier de l’Instruction Publique ; fut professeur au Collège de Dieppe


HERZOG, Henri : (né en Alsace le 26/03/1862) Chevalier de la Légion d’honneur , et du Mérite agricole. Ingénieur des Ponts et Chaussées à Dieppe ; il est l’auteur des plans et devis du Boulevard Maritime de Dieppe


HEUSEY, Pierre (vers 1674 - Neuville-le-Pollet 1751) curé de la paroisse de Neuville le Pollet pendant 40 ans. fondateur des écoles chrétiennes du Pollet.


benjamin Horteloup
Benjamin HORTELOUP

HORTELOUP Benjamin-Jean : Médecin né à Dieppe en 1801. Il est en 1822 interne en médecine des hôpitaux de Paris. Reçu docteur en 1828, il devint médecin des hôpitaux en 1831. Bien qu'occupé par une nombreuse clientèle, il a su néanmoins lui dérober le temps nécessaire pour publier quelques excellents mémoires dont voici les titres : « Du croup chez les adultes » ; « Dissertation sur la non-régénération des nerfs de la vie animale » (1835 ); « Note sur la vaccine développée chez les personnes inoculées ».


benjamin Horteloup
Auguste HOTIN
HOTIN (Auguste-Emmanuel) dit le Graveur Dieppois, peintre, dessinateur et graveur, né à Dieppe en déc. 1850, mort à Paris le 16 juin 1910. Cet artiste trop peu connu fut infirme très jeune, ce qui l'obligeait à s'appuyer sur deux béquilles pour marcher. Ce désavantage physique s'ajoutant à une extrême modestie le fit vivre un peu à l'écart. Ce fut un infatigable travailleur. On cite parmi ses reproductions : "L'Enfant rieur", d'après Frans Hals, - "Démocrite", d'après Coypel, dont l'administration des Beaux-Arts paya le dessin à la plume 1.000 francs, et d'autres gravures d'après Gérard Dou, Rubens, Roybet, Antoine Vechte, Luc Olivier Merson. Il fit aussi d'intéressantes eaux-fortes originales, notamment : "Le Trésor de Saint Jacques" ou la "Frise aux sauvages" et "Vue du Portail de la Tour Saint-Jacques de Dieppe". On lui doit également un nombre considérable de dessins (plus de 6.000), des portails, des paysages à l'huile, des aquarelles et de très remarquables tableaux en pyrogravure. Hotin succomba d'une embolie, en pleine possession de son talent, alors qu'il tirait des épreuves de son "Démocrite".

David HOUARD
David HOUARD
HOUARD
, David : (né à Dieppe le 17/02/1725, décédé à Abbeville le 15/10/1802) Avocat au Parlement de Normandie ; reçu au barreau de Dieppe le 15/04/1747 ; membre de l’Académie des inscriptions belles lettres ; auteur d’ouvrages sur la Coutume de Normandie. Il était un descendant de la famille de Richard Simon. En 1778, une tentative de revue périodique, au titre prometteur d’“Essais pour servir à l’histoire littéraire, politique et naturelle de la ville de Dieppe”, est lancée par un certain Houard.( le même ?).


HOULLEVIQUE Elisabeth ; fripière, domiciliée à Dieppe, condamnée à mort, le 2 floréal an 2, par le tribunal criminel du département de la Seine Inférieure, comme receleuse de prêtres réfractaires.


HOUSSAYE Paul-Emile. Né à Dieppe le 14/09/1859, mort à Paris le 01/01/1943. Etait l'un des doyens des anciens Internes des Hôpitaux de Paris. En effet, il avait été reçu lors de la promotion de 1886, mais, bientôt après, il concourait pour l'Internat des Asiles de le Seine et demeurait quatre années entières dans ce poste. Il publia à cette époque plusieurs notes scientifiques, basés suR des remarques de pharmacie chimique et galénique. Nommé ensuite pharmacien des Dispensaires de la ville de Paris, il accomplit dans cette fonction, de 1893 à 1924, une longue carrière, donnant à ses élèves l'exemple de la plus grande exactitude et d'une très haute conscience professionnelle. D'une extrême modestie, il refusa toutes les distinctions, sauf la Médaille d'honneur de l'Assistance publique. S'intéressant vivement à la philologie, à la typonomie et à l'histoire de sa province normande, il fut, pendant de nombreuses années et jusqu'à ses derniers jours, un auditeur fidèle de certains cours du Collège de France et de la Faculté des Lettres. Le Fonds ancien de la ville de Dieppe possède plusieurs de ses manuscrits.


Armand Thomas HUE de MIROMESNIL
Armand Thomas HUE de MIROMESNIL

HUE de MIROMESNIL, Armand Thomas (1723 à Mardié (loiret) - 1796 à Miromesnil / Tourville/Arques), marquis de Miromesnil: magistrat et homme politique français né au château de Latingy à Mardié (aujourd'hui dans le Loiret) en 1723, mort au château de Miromesnil (actuelle commune de Tourville-sur-Arques en Seine-Maritime) en 1796. Il devint Premier Président du Parlement de Normandie à Rouen en 1757. Il fut au nombre des parlementaires exilés par le chancelier de Maupeou au moment de la suppression des parlements en 1771. Parent éloigné du comte de Maurepas, il devint un familier de son ménage, « complaisant de Madame » (Baron de Besenval), et un peu pique-assiette, car fort désargenté. Lorsque Maurepas devint tout puissant à l'avènement de Louis XVI et inspira le rappel des parlements, il fit nommer Hue de Miromesnil garde des sceaux de France le 14 août 1774 à la place de Maupeou. Il le resta jusqu'à sa retraite qu'il prit le 8 avril 1787. C'était, d'après le Grand Larousse universel du XIXe siècle, un très médiocre homme d'État, mais un homme aimable, intègre, modéré, et qui se retira de la vie publique, sans s'y être enrichi. Edgar Faure, plus critique, affirme que : « Miromesnil est le type du réactionnaire borné, attaché à tous les préjugés et privilèges, de surcroît capable de toutes les fourberies, et, une fois nommé, il sera prêt aux pires bassesses pour garder son poste. » Avec cela, ami des Philosophes : il ordonna, en 1776, la suppression de L'Année littéraire de Fréron, leur ennemi-juré, portant à ce dernier un coup dont il mourut peu après ; il fit également abolir la question préparatoire en 1780. Il dirigea les travaux de la commission chargée d'établir un projet de révision de l'ordonnance du commerce de mars 1673 dit « projet Miromesnil ». Il fut Prévôt et Maître des Cérémonies de l'Ordre du Saint-Esprit le 10 février 1781 mais il démissionna dès le 19 février. Sous la Révolution française, il fut brièvement emprisonné. Décédé en 1796, il fut enterré nuitamment dans le chœur de l'église de Tourville-sur-Arques. Sur sa terre de Miromesnil, il avait engagé un boulanger, un boucher et un médecin pour s'occuper de ses paysans afin d'éviter toute famine ou épidémie. À sa mort, il demanda que sa superbe bibliothèque soit vendue et que le produit en soit distribué aux pauvres. Une station du métro parisien porte aujourd'hui le nom de "Miromesnil".


HURPY, Albert : (né dans l’Eure le 07/11/1846) Docteur en médecine à Dieppe ; médecin en chef de l’Hôpital


HURTAUT, Pierre-Thomas-Nicolas (1719-1791): auteur de l’ouvrage « L'art de péter » (1751) : essai de théori-physique et méthodique à l'usage des personnes constipées, des personnes graves et austères, des dames mélancoliques et de tous ceux qui restent esclaves du préjugé. Il comporte une citation qui fit connaître notre ville : “Pisser sans péter, c’est aller à Dieppe sans voir la mer”.


HUSSON, Albert : (né dans le Nord le 15/05/1853) Docteur-médecin à Offranville



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