Les personnages célèbres
de Dieppe et de sa région
depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours

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JANET, Emile-Pierre : (né en Seine-et-Oise le 26/10/1838) Architecte (s’associa en 1905 avec son fils, Robert-Emile-François-Joseph, né à Rouen le 05/11/1879) A construit : l’Hôtel Royal, l’Hôtel Métropole et des Bains à Dieppe. A restauré : le château d’Auffay à Oherville et le château de Miromesnil.


JOBBE-DUVAL Armand Félix Marie : né à Carhaix (Finistère) en 1821 et mort à Paris en 1889. Bien qu'étant à l'origine de la venue de Gauguin à qui il indique la pension Gloanec à Pont-Aven, il a peu pris son inspiration dans des sujets bretons. Peintre-décorateur, il a surtout exercé son art hors de Bretagne, en particulier à Paris (église Saint-Gervais-et-Saint-Protais, église de la Trinité) et à Lyon Hôtel de ville) et à Dieppe. Il a exposé aussi des peintures au salon de Paris. En Bretagne, il a travaillé dans l'ancien Parlement de Bretagne à Rennes. Il se distingue par une production abondante dans tous les formats avec une spécialisation dans la peinture murale tant pour les édifices religieux que laïcs. Préférant les fonds sombres et utilisant peu la couleur, il a un talent certain pour les portraits dans les compositions de groupe qu'il sait équilibrer sans se départir d'un académisme certain. En son temps, le peintre a pu être moins connu que l'homme politique, très à gauche, laïque et franc-maçon qui participa aux journées révolutionnaires de 1848 et fut condamné pour son implication dans la Commune de Paris. Il siègea ensuite au Conseil Municipal après avoir été élu dans le 15ème arrondissement en 1871. Il a d'ailleurs laissé un tableau figurant les membres du Bureau du Conseil Municipal de Paris au moment où ce dernier prend possession en 1883 des locaux de l'Hôtel de ville reconstruit. Le peintre s'y est lui-même représenté. A Dieppe, il réalisa la refection du Petit Théâtre municipal, place Camille Saint Saëns, où l’on peut encore admirer le plafond signé de sa main.Il ne faut pas le confondre avec le petit-fils de son cousin Auguste-Louis Jobbé-Duval, Félix Jobbé-Duval, ou encore Félix-Pol Jobbé-Duval qui est un illustrateur.


gwen John
Gwen JOHN

JOHN, Gwen, (1876 – 1939) Peintre galloise du début du XXe siècle. Elle est née à Haverfordwest en 1876 et morte en 1939 à Dieppe. Fille d'un avocat et sœur du peintre Augustus John. Elle étudie à la Slade School of Fine Art de Londres (école novatrice ouverte aux femmes depuis 1871) de 1895 à 1898. En 1899, elle retourne à Londres, mais en 1904, elle s'installe définitivement à Paris. Dans la même année, elle a été le modèle du sculpteur Auguste Rodin, dont elle devient la maîtresse. Elle y restera pendant dix ans. Elle fréquentait les milieux artistiques de premier plan et était amie avec des artistes tels que Matisse, Picasso, Brancusi et Rainer Maria Rilke. En 1900, elle expose pour la première fois au New English Art Club. Elle pose pour Auguste Rodin en 1904. En 1911, Gwen John a vécu à Meudon, en banlieue de Paris. En 1913, elle se convertit au catholicisme. Elle participe à de nombreux salons jusqu'en 1925 et cesse de peindre vers 1933 pour raisons de santé. Jusqu'à la fin de sa vie, elle mènera une vie retirée. A la fin de sa vie, elle a été grandement influencée par le philosophe et métaphysicien Jacques Maritain. En 1939, elle s'est effondrée lors d'un séjour à Dieppe et elle est morte à l'hôpital, à l'âge de 63 ans sans avoir eu la reconnaissance qu’elle aura après son décès. Elle a aussi été une artiste éclipsée par son frère Auguste, mais aujourd'hui, elle est largement considérée comme la meilleure artiste..


René Jouhan
René JOUHAN

JOUHAN, René, Mathurin : né à Angers le 25/9/1836 et décédé à Bolbec le 14/3/1927. Père de cinq enfants, il fut artiste peintre, et Directeur de l’école municipale de dessin et de modelage de la ville de Dieppe de 1876 à 1919 ; il était Officier de l’Instruction Publique. Enfant il travailla dans une corderie, puis sur la construction de la voie ferrée Paris-Nantes, et enfin dans une manufacture d’allumettes à Trélazé, où ses dessins (il avait 14 ans) sur les murs furent remarqués par le Directeur, qui lui fit suivre des cours de dessin. Ensuite il entra chez un peintre en bâtiment, où il faisait des enseignes et des motifs de décoration. A Angers il eut pour maîtres Dauban et Ingres pour le dessin et la peinture ; et David d’Angers pour le modelage. A 18 ans il est dessinateur chez un maître-verrier, puis professeur de dessin et peinture au lycée Chevreul d’Angers. Il orna de nombreux plafonds et murs des châteaux d’Anjou et de Touraine. En 1876 il passa le concours et obtint la place de professeur de dessin à Dieppe. Dans une lettre du 29/7/1918 il annonce avec déchirement sa démission au 1/1/1919, suite à un rapport administratif jugeant ses méthodes trop scolaires et inchangées depuis 40 ans ! Sur sa demande, n’ayant pas de retraite, la ville lui accorda à l’unanimité un secours annuel de 1200fr. Il eut pour élèves : Eugène Bénet (qui réalisa un buste de son maître. Oeuvre qui fut redécouverte au Château-Musée de Dieppe le 13/7/1999), Auguste Hotin (graveur), René Lemanceau, L.G. Baudry, L. Verdier, Léon Gambier et Fernand Miellot. Il enseigna aussi aux artisans ivoiriers : les frères Cordier, Souillard père et fils, Carpentier, Boudin, Garcin, les frères Baudry, Heckmann… Il était admiré pour son talent et sa bonté. Au Musée de Dieppe il ne reste que 3 de ses œuvres, sur les 7 inscrites à l’inventaire entre 1839 et 1931. A la fin de sa vie il partagea son temps entre Angers, Méru, Petit-Appeville et Dieppe, avant de terminer ses jours dans sa famille à Bolbec. Il fut enterré dans la sépulture familiale au cimetière de Janval. Son fils, Maurice, fut typographe à « la Vigie ». A la Bibliothèque de Dieppe, il y a mention de dons faits par cet enfant.


JOURDAIN Eliacim : de son vrai nom Séraphin Pélican (1817 à Angerville-la-Campagne(Eure)-1865), secrétaire de mairie à Dieppe. Eut le projet de fonder en 1859 une « Sté d’Emulation de Dieppe », mais sans succès. Il publia une lettre autographe de Duquesne, in « Opuscules », Eliacim Jourdain, Fonds ancien & local (AEE 3855).


JULLIEN Marie (1753 à Bois-l’Evêque près Rouen-1819) : médecin de la ville. Premier a être attaché à l’établissement des bains sur la plage de Dieppe.



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