Les personnages célèbres
de Dieppe et de sa région
depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours

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MACLET Elisée (Jules Emile) (Lihons-en-Santerre (Picardie) 12 avril 1881 - Paris 23 août 1962). Fils d’une blanchisseuse et d’un jardinier bedeau sacristain, Maclet a dix ans lorsqu’il devient enfant de chœur, aide-jardinier. Déjà l’envie de dessiner le tenaille, à tel point que le curé de Lihons, l’abbé Delval, lui offre sa première boîte de couleurs. On raconte que sur les bords de la Somme où il venait chercher l’inspiration Maclet aurait rencontré Puvis de Chavannes, qui aurait encouragé l’enfant à peindre. En 1906, à 25 ans, sa mère venant de mourir, il quitte la maison et arrive sur la Butte, la même année que Modigliani. Comme presque tous les peintres de l’époque sa vie est difficile, il accepte tous les emplois qui se présentent, tout en peignant, à l’huile et à l’aquarelle, les rues et les recoins de la Butte. Il habite l’hôtel Fleuri, rue de Chartres, et dîne à la gargote Beauvais toute proche. Il travaille au Moulin-Rouge avec les “chérettes” et devient jardinier au Moulin de la Galette. Maclet entre ensuite comme plongeur, puis cuisinier aux wagons-restaurants grâce à son payse Ballu. Tiret-Boignet, le copain d’Utrillo, l’emmène au Lapin Agile, là Maclet vend ses œuvres aux habitués, Dorgelès, Mac Orlan, Auriol. On dit aussi que Degas lui aurait donné quelques conseils dans son atelier du boulevard de Clichy. Le matois Maclet s’y est entendu, le succès venu, pour peaufiner une biographie qui, bien que pittoresque, aurait pu sembler terne à ses admirateurs. Le peintre commence à vendre aux marchands locaux, à Delon ancien vendeur de tricots à l’angle de la rue Custine et de la rue Labat et à Mme Adam, boulevard de Clichy ; celle-ci, disait-on, achetait plus cher les cartons peints de Maclet que ceux d’Utrillo. Il fréquente Max Jacob et va jusqu’à partager sa couche rue Gabrielle lorsque le tout nouveau converti pratique la nuit ses dévotions. C’est lui qui écrivait “Maclet est un artiste qui s’amuse à se faire prendre pour un petit paysan du Nord”. Elisée s’installe à l’hôtel du Poirier, avec la jeune Georgina, qui le quittera au printemps. Il passe la guerre sans histoire, comme infirmier.
Francis Carco récupère Maclet au “Bouquet de Montmartre”, restaurant situé au coin des rues Joseph de Maistre et des Abbesses et l’envoie dans une maison qu’il a loué à Dieppe ; nous sommes en 1918, le peintre découvre et peint la mer et la Normandie, mais revient sur la Butte en 1919, on commence à parler de lui. Chez Mathot, en haut de la rue des Martyrs, Maclet rencontre Knudsen, un antiquaire de l’avenue George V, qui le présente au baron von Frey ; celui-ci le charge de décorer sa maison de la villa Saïd, lui fait signer un contrat de cinq ans, et l’envoie dans le Midi ; en juillet 1926, Maclet arrive à Avignon, puis sur la Côte d’Azur, enfin en Corse, de plus Knudsen se charge de sa promotion. Le krach de 1929 brise le succès commercial de Maclet, son contrat n’est pas renouvelé. De nouveau, il connaît la misère et habite un petit atelier 3bis, rue des Beaux-Arts, au cinquième étage sans ascenseur bien sûr. En 1945, la galerie Norvins 20 rue Norvins, présente ses œuvres récentes. Il s’est remis à boire, subit une crise de delirium tremens, est interné ; à sa sortie, il reprend ses pinceaux, revient sur la Butte, son dernier logis une chambre sans fenêtre, rue Marcadet. Il meurt le 23 août 1962 dans une salle commune de l’hôpital Lariboisière, et est enterré dans sa terre natale, à Lihons.


MAILLARD ou Mallard Jean (de 1536 à 1545) : cartographe.


MANUEL Denis: né à Paris le 15/07/1934, décédé à Paris le 09/10/1993. Il suivit des cours de théâtre à Alençon, au Mans, puis au Cours Simon à Paris. C'était un homme de théâtre, de télévision et de cinéma, avec plus de 70 rôles interprétés. Il fut également un assidu visiteur de prison. Il habita Dieppe.


MAQUINEHAN Bernard (1723-1795) : négociant.


MARCHAND, Célestin-Marie : (né à Laucieux le 15/08/1862) Négociant à Dieppe, rue Vauquelin. Conseiller municipal de Rouen; membre de la Chambre de commerce de Rouen; Président de la Sté civile de tir “ les Carabiniers dieppois ” ; vice-président du Club Nautique dieppois, médaillé de Madagascar pour la campagne 1883-1888.


MARCHAND Edmond, (1849 – 1896): paléographe – enlumineur. exploitait un fonds de papetier relieur 174 Grande Rue à Dieppe. Il est le père de Georges, célèbre photographe du début du 19ème siècle.


MARCHAND Rose Célina, (1855 – 1911). libraire, elle est la mère de Georges.

georges Marchand
Georges MARCHAND

MARCHAND, Georges : (Dieppe 1876 -1964 ) photographe et éditeur de cartes postales. Fils d'Edmond. Orphelin de bonne heure, il eut la charge d'élever ses dix frères et soeurs, étant l'aîné de la famille. Il modernisa tout d'abord l'atelier de reliure familial, s'inventa un système de reliure permettant de réduire le prix de revient, puis fit construire un atelier et un laboratoire de photographie au-dessus de l'immeuble 174 Grande Rue et se lança dans la photographie. Il fut un des premiers à utiliser le procédé de la phototypographie pour réaliser des cartes postales qui eurent un grand succès. Dieppe et sa région furent le champ d'action de son activité photographique et il n'est pas un coin dont il ne sut rendre le caractère avec un sens très artistique. Certaines de ses cartes eurent un tirage considérable à l'époque et l'une d'elles, « Le phare un jour de tempête », qu'il avait réalisée avec un appareil construit de ses mains pour pouvoir affronter les vagues, tira plus de 100 000 exemplaires. Pour réaliser ses prises de vues avec le matériel encombrant de l'époque, il circulait à travers la région dans une voiture à âne, ce qui lui laissait le loisir d'admirer les paysages et de les fixer sur la plaque sensible. Georges MARCHAND se maria à l'âge de 30 ans, après que furent élevés ses dix frères et soeur, avec Angèle LANCHON, dont il eut sept enfants. Le logement du 174 Grande Rue devenant trop exigu, il vendit son fonds et acheta la propriété de la Baronne Travaux, 23 bis rue du Faubourg de la Barre où il créa l'allée Trianon. Il suivit les cours par correspondance de l'école Eyroles de travaux publics et réalisa lui-même les plans des maisons qu'il construisit et qu'il réalisa au moyen d'agglomérés de ciment coulés avec des machines de sa conception. La guerre contraria ses projets mais, n'étant pas mobilisé en raison de sa nombreuse famille, il reprit la photographie et fit le portrait des Tommies qui s'étaient installés à Janval dans la briqueterie Legros et alentour, et ouvrit un studio de photographie d'art et de portraits. Nombreux sont les dieppois qui ont des photos de famille réalisées dans l'atelier de l'allée Trianon et qui portent la signature G. MARCHAND. Après la guerre Georges loua la carrière de la rue Montigny où sont actuellement installés les Laboratoires de la Biomarine pour y fabriquer du carbonate de chaux pour les verreries et du blanc d'Espagne et, en 1924, il acheta le bois de Pimont où il aimait à réunir ses enfants, ses trente-deux petits-enfants et ses arrière petits-enfants. Il se fit exploitant forestier et continua l'exploitation jusqu'après la guerre 1939-45, époque où il se retira à Saint-Aubin-le-Cauf où il décéda à l'âge de 88 ans, entouré de l'estime générale.


Ferdinand Marrou
Ferdinand MARROU

MARROU, Ferdinand : né dans les Hautes-Alpes en 1837. Sorti de l'école très jeune, il a fait son apprentissage de ferblantier (fabricant d'ustensiles en fer-blanc, tels que seaux, brocs...). Il a travaillé à Gap chez un certain Reynier. C'est à Lyon, après 1854, qu'il découvre sa vocation auprès d'un vieil ouvrier. Il complètera sa formation à Paris. En 1863 François Depeaux le fait venir à Rouen et l'aidera à installer son atelier rue Saint-Nicolas, en 1868. Il va acquérir une grande réputation grâce à sa participation aux grands chantiers sur les monuments de Rouen : Cathédrale, Gros-Horloge, Palais de Justice. Il travailla aussi à Dieppe et Envermeu entre autres. Sa production a été très diverse. La décoration monumentale est la plus connue. Mais il a aussi réalisé de nombreux objets usuels allant de l'objet de bureau au porte fleurs ! C'est pour vendre ces objets qu'il a été amené à ouvrir une agence de vente rue Saint-Romain qu'il a décoré avec le produit de son art. Quelques années auparavant, il avait déjà montré son sens de la "publicité" en décorant sa maison de la rue Verte, juste en face de la sortie de la gare de chemin de fer à cette époque. Il est mort en 1917 et a été enterré au Cimetière Monumental de Rouen, sous une tombe qu'il avait lui-même réalisé.


MARTIN, Julien ou Jules : Fut bibliothécaire-archiviste en 1931 ; bibliothécaire-adjoint en 1932 ; et bibliothécaire de 1940 à son décès le 11/7/1943. Ce Pasteur fut membre des « A.V.D. »


MASQUERAY, Lucien-Ernest-Emile : (né à Elbeuf le 14/01/1872) Docteur en médecine et conseiller municipal à Auffay ; Officier d’Académie ; a publié plusieurs ouvrages médicaux.


MATHON Jean-Baptiste (Neufchâtel-en-Bray 1786-1867), fonda avec Paul-Henri Cahingt le petit musée de Neufchâtel, qui fut détruit en juin 1940.


MAUGER Jean (1655-1712) : fut le médecin et ami de Richard Simon.

Guy de Maupassant
Guy de MAUPASSANT

MAUPASSANT, Henri-René-Albert-Guy De ( 5/8/1850 – 6/7/1893 ) Célèbre et prolifique écrivain normand. Les Maupassant étaient une vieille famille lorraine installée en Normandie au milieu du XVIIIe siècle. Son père, Gustave Maupassant, avait épousé en 1846 Laure le Poitevin, une demoiselle de bonne bourgeoisie. Avec son frère Alfred, elle avait été l’amie de Gustave Flaubert, le fils d’un chirurgien de Rouen, qui devait exercer une certaine influence sur la vie de son fils. Elle était une femme d’une culture littéraire peu commune, aimant beaucoup les classiques, particulièrement Shakespeare. Séparée de son mari, elle garda ses deux fils, Guy et Hervé, l’aîné. Né au château de Miromesnil (Tourville-sur Arques), Guy passe son enfance à Étretat puis à Yvetot, où entre mer et campagne, il grandit dans l’amour de la nature et des sports en plein air, accompagnant les pêcheurs de la côte et parlant patois avec les paysans. Entré au séminaire d’ Yvetot, il réussit à s’en faire expulser, et en conservera une hostilité marquée envers la religion. Il est alors envoyé au Lycée de Rouen. Bon élève, il s’adonne à la poésie et participe beaucoup aux pièces de théâtre. Après son baccalauréat il s’enrôle comme volontaire et se bat vaillamment lors de la Guerre franco-prussienne. Il quitte la Normandie en 1871 et vient à Paris comme commis au Ministère de la Marine. Pendant ces dix années d’ennui, sa seule distraction fut le canotage sur la Seine.Gustave Flaubert le prend sous sa protection et sera pour lui une sorte de mentor littéraire, guidant son début dans le journalisme et la littérature. Chez Flaubert il rencontra le romancier russe Ivan Tourgueniev et Émile Zola, ainsi que de nombreux écrivains appartenant aux écoles naturaliste et réaliste. Il écrit beaucoup de vers et des courtes pièces. En 1878 il est transféré au Ministère de l’Instruction Publique et commence à fournir des articles à plusieurs journaux importants (Le Figaro, Gil Blas, Le Gaulois et l’Écho de Paris). Consacrant ses loisirs à l’écriture de romans et de nouvelles, il publie en 1880 son premier chef-d’œuvre, « Boule de Suif », qui remporta d’emblée un grand succès. Flaubert le qualifia de « chef-d’œuvre qui restera ». La décennie de 1880 à 1891 fut la période la plus féconde dans la vie de Maupassant. Rendu célèbre par sa première nouvelle, il travaillait méthodiquement et produisait annuellement deux, et parfois quatre, volumes. Le sens des affaires joint à son talent lui apportent la richesse. En 1881, il publie son 1er volume de nouvelles sous le titre de « La Maison Tellier », qui atteignit en deux ans sa douzième édition ; en 1883, il termine son premier roman, « Une vie », dont vingt cinq mille exemplaires furent vendus en moins d’un an. Dans ses romans, il concentrait toutes ses observations dispersées dans ses nouvelles. Son second roman, « Bel-Ami », parut en 1885 et connut trente-sept tirages en quatre mois. Il écrit à cette époque ce que beaucoup considèrent comme son chef-d’œuvre, « Pierre et Jean ». Son aversion naturelle pour la société le portait vers la retraite, la solitude et la méditation. Il voyagea longuement en Algérie, en Italie, en Angleterre, en Bretagne, en Sicile, en Auvergne et chaque voyage était pour lui synonyme de volume nouveau. Il fait une croisière sur son yacht privé nommé « Bel-Ami ». Cette vie fiévreuse ne l’a pas empêché de nouer des amitiés parmi les célébrités littéraires de son temps: Alexandre Dumas fils avait pour lui une affection paternelle; il tombe sous le charme de l’historien-philosophe Taine qu’il rencontre à Aix-les-Bains. Flaubert était toujours son parrain littéraire. Son amitié avec les Goncourt fut de courte durée ; sa franchise n’accepta pas l’ambiance de leur pseudo salon littéraire à la manière du XVIIIe siècle. Durant ses dernières années se développa en lui un amour exagéré pour la solitude, une crainte constante de la mort et une certaine paranoïa dus à la syphilis, contractée pendant ses jeunes années. Le 1er janvier 1892, comprenant qu'il n'échappera pas à la folie, il fait une tentative de suicide en tentant de s'ouvrir la gorge. Il est alors interné à Paris dans la clinique du Dr Blanche où il meurt, un mois avant son 43e anniversaire, après dix-huit mois d'inconscience presque totale. Sur l’acte de décès figure la mention « né à Sotteville, près d’Yvetot » qui ouvrira la porte à une polémique concernant son lieu de naissance. Il est enterré au cimetière de Montparnasse à Paris.


MAYENNE, Charles de Lorraine duc de : né à Alençon en 1554, mort en 1611. Second fils de François duc de Guise, il succède en 1589 à son frère Henri comme chef de la Ligue. Comme tel, et s’étant nommé lieutenant général du royaume, il fut amené à s’opposer par les armes au roi légitime : Henri de Navarre, devenu Henri IV, après l’assassinat d’Henri III. Une de leur principale confrontation eut lieu dans la région. Ce fut une suite d’escarmouches à Dieppe qui se solda par la fameuse « bataille d’Arques » le 21 septembre 1589, où Henri IV l’emporta largement, ce qui lui ouvrit les portes du Royaume. Il conforta sa position l’année suivantes à la bataille d’Ivry, toujours au détriment du même Mayenne, qui fera plus tard allégeance à Henri IV.


MENARD, Charles-Auguste : (né à Bacqueville le 11/01/1846) Médecin et Conseiller municipal à Bacqueville ; Officier de l’Instruction publique ; chirurgien en chef de l’Hôpital Albert-Jean ; médecin cantonal des épidémies ; médecin-inspecteur des enfants du 1er âge ; médecin des enfants assistés ; médecin de la Sté de Secours mutuels de Bacqueville ; suppléant du juge de paix de Bacqueville


MERAULT Jean : né le 20 mars 1928 à Dieppe, mort à Dieppe à la suite d'un accident de voiture, à Sauqueville, le 28 juillet 1972. Docteur en médecine, il fut président de la ligue de Football de Normandie ; président de l'association "art et culture" ; président de l'association départementale des échanges Franco-Allemands, etc.


METAIS Claude : (photographe marin). Décédé le samedi 10 février 2007 (77 ans). Il avait commencé sa carrière en tant que radio sur les chalutiers (5 ans) puis 5 ans sur le Jean Bart remorqueur de haute mer. Passionné de la photo. En 1961 il intégra la société Vinco implantée à Dieppe en temps que secrétaire du personnel. Il y a fait le reste de sa carrière et a gravit les échelons pour devenir Directeur du personnel. En retraite depuis 1990. Il avait quitté la ville de Dieppe en 1972 pour s'installer à quelque kilomètres à Tourville sur Arques, un paisible petit village. En parallèle de sa carrière il était au conseil des prudhommes et au conseil d'administration de la caisse d'allocation familliale de Dieppe ; il a conservé ces activités 10 années après son départ en retraite. Fervent défenseur de la nature il avait décidé d'essayer de faire évoluer son village tout en lui conservant son caractère rural ; il avait été élu maire de la commune lors des dernières élections municipales et menait à bien la tâche qu'il s'était fixée. Il s'était juste détaché de son activité depuis 6 mois car la maladie ne lui permettait plus de s'occuper comme il le voulait des affaires de la commune. Il s'est éteint sereinement à son domicile entouré des siens. 


MEUR, Fernand-Maurice de : (né à Paris le 21/07/1863) Avocat à la Cour d’appel de Paris ; Chevalier de la Légion d’honneur ; Conseiller municipal de Dieppe : fut membre des "Amys du Vieux Dieppe"

Louise MICHEL
Louise MICHEL


MICHEL Louise : Elle naquit au château de Vroncourt-la-Côte (Haute-Marne) le 29 mai 1830 du châtelain, (ou de son fils) et de sa jeune servante Marianne Michel. Louise reçoit une éducation libérale et une bonne instruction. Après ses études à Chaumont, elle obtint le brevet de capacité qui lui permet d'exercer comme institutrice. Mais elle se refuse à prêter serment à l'Empire et préfère ouvrir une école libre en Haute-Marne en janvier 1853. En 1856 elle s'installe à Paris. Elle est alors très active, écrivant et rimant (elle adresse quelques poèmes à Victor Hugo) collaborant aux journaux d'opposition, suivant des cours du soir, fréquentant les réunions publiques où elle rencontre Vallès, Varlin… et Théophile Ferré qu'elle aima passionnément. Le 22 janvier 1871, quand Paris manifeste contre le gouvernement qu'il accuse d'inertie, puis d'esprit de capitulation, Louise Michel, en habit de garde national, fait le coup de feu place de l'Hôtel-de-Ville. Elle préconise un enseignement vivant, des écoles professionnelles et des orphelinats laïques. Pendant la Commune de Paris, elle est à Issy et à Clamart, combattant au premier rang ou ralliant les fuyards. Elle est condamnée, le 16 décembre 1871, à la déportation dans une enceinte fortifiée. Après 23 mois de détention en prison centrale, Louise Michel est embarquée le 24 août 1873, en Charente- Maritime, pour le bagne de Nouvelle-Calédonie, sur la presqu’île Ducos. En 1879, elle obtint de s'installer à Nouméa et de reprendre son enseignement, d'abord auprès des enfants de bagnards, puis comme professeur de dessin et de musique dans les écoles de filles. Amnistiée, elle revient à Paris, avec les derniers communards déportés, le mardi 9/11/1880 en passant par Dieppe où elle débarque Quai Henri IV, d’un bateau venant d’Angleterre. A Paris elle reçoit un accueil enthousiaste. Après son retour, Louise Michel se réclame, et jusqu'à sa mort, du mouvement anarchiste. Militante infatigable, elle fit de nombreuses conférences en France, en Angleterre, en Belgique et en Hollande. Elle revint à Dieppe le mercredi 13/11/18895, à 63 ans, par le « Rouen », bateau de la ligne Dieppe-Newhaven. Louise Michel, « la Vierge Rouge », meurt à Marseille en janvier 1905 au cours d'une tournée de conférences. Son corps est ramené à Paris et ses obsèques, de la gare de Lyon au cimetière de Levallois, furent suivies par une foule immense, qui rendait hommage à son désintéressement et à sa charité.


MIELLOT, Fernand : (né à Dieppe le 5/12/1882) Elève de René Jouhan, directeur de l’école dieppoise municipale de Dessin et de Modelage, il subit avec succès, en 1903, l’examen d’ouvrier d’art à l’école des Prud’hommes de Rouen, et avait été admis la même année à l’Exposition des Beaux-Arts de Rouen. il s'installa comme architecte décorateur à Dieppe, participa très vite à la vie intellectuelle de la Cité. Il eut l’occasion de faire partie de la Commission extra-municipale chargée d’aménager le vieux château en Musée. Il participa aussi à la création du square du Canada et du Puits salé. Il devint aussi membre rapporteur de la Chambre d’Industrie Climatique, membre du Comité Régional de la 3ème Région, Vice-président du Syndicat d’Initiative, président des AVD, etc. En 1923, il obtenait le Grand Prix de l’Exposition des Arts décoratifs de la Ville de Rouen, et en 1925 la médaille d’Or des Arts décoratifs à l’Exposition Internationale de Paris. Il collaborait régulièrement avec les journaux qui acceptaient toujours les études qu’il envoyait. On relit toujours avec intérêt ses chroniques : A travers le vieux Dieppe (les fouilles entreprises dans nos rues en raison de la pose du tout-à-l’égout et les découvertes archéologiques), l’ancien hôtel de l’Amirauté, le vitrail ancien de l’église de Neuville-lès-Dieppe, l’histoire des Gouverneurs du Château, les vieilles enseignes, etc Quelques années avant la guerre de 1939-1945, il laissa notre ville pour exercer à Paris la profession d’architecte-expert. Il mourut le 26 janvier 1952, à Paris, et fut inhumé à Dieppe, au cimetière de Janval, dans un caveau familial de concession perpétuelle.


MILET, Ambroise : (né à Bully le 06/12/1829, mort le 18/09/1916) Chevalier de la Légion d’honneur et Officier de l’Instruction publique ; ancien chef de fabrication à la manufacture de Sèvres puis, a partir de 1884, conservateur du Musée de Dieppe, puis bibliothécaire à Dieppe de 1893 à 1912 ; administrateur de la Caisse d’Epargne de Dieppe de 1888 et 1896 ; membre de la Commission Départementale des Antiquités ; a laissé plusieurs études sur l’histoire de Dieppe ; fut membre des “ Amys du Vieux Dieppe”


MILLET, Rémy-Noël-Claudius : (né dans la Loire le 30/09/1842 - 1913) Docteur, médecin et pharmacien à Dieppe au 39 rue du Boeuf. Officier d’Académie ; médaille d’argent de la Croix de Genève. Inspecteurs des enfants assistés et du 1er âge ; médecin du Bureau de bienfaisance ; vaccinateur spécial ; inspecteur sanitaire des écoles primaires ; délégué cantonal. Il inventa et commercialisa les capsules "Toenifuges" (le ver solitaire évacué en une heure).


MIREURS Pierre Des : médecin dieppois, actif à Dieppe autour de 1553, poète, latiniste et ami de Ronsard.

Georges Mirianon
Georges MIRIANON

MIRIANON Georges (Mirianoff) : (Neuville lès Dieppe 1910 - Mesnil-Esnard 1986). Il fréquenta le Lycée Corneille de Rouen avant d'obtenir son diplôme d'architecte à l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris. Mais tout en pratiquant ce métier, complété par une spécialisation en expertises, Georges Mirianon s'imposa en tant que peintre, aquarelliste, pastelliste renommé, et en mémorable Président du Salon de Rouen. De nombreuses oeuvres d'art sont la preuve toujours vivante de son talent, telles ces superbes fresques à la Halle aux Toiles de Rouen , avant son ultime et imposante exposition au Mesnil-Esnard en 1985. Son père exploitait une briqueterie à Neuville.


MOISE Gustave, (1879-1955) ; peintre de compositions animées, sujets de sports, animaux, paysages et natures mortes. Elève de l'Ecole des Beaux-Arts de Rouen, il a surtout peint à Dieppe. Il a exposé au Salons des Artistes Français et d'Automne. Son sujet favori fut les courses de chevaux, notament le galop du pur-sang.


MONTCHENU, Claude Marin Henri de (marquis) Né à Thodure (Drôme) le 9 mai 1757, Décédé le 8 août 1831 à Dieppe (76 - Seine-Maritime), seigneur de Thodure en 1789 et signataire de l'abandon des privilèges le 1er août 1789. Colonel de dragons avant la révolution, maréchal de camp, il fut commissaire du gouvernement auprès de Napoléon à Sainte-Hélène de 1816 à 1821, ou il est envoyé en qualité pour y surveiller Napoléon Ier. Il s'acquitta avec convenance de cette délicate mission.


MONTES de J. : Photographe à Dieppe - Au casino - Actif de1885 à 1899.


MOREL, Jean-Baptiste : (né à Grainville-la-Teinturière le 08/07/1851) Docteur en droit ; avocat à la Cour d’appel de Rouen ; Officier d’Académie ; se fit inscrire au barreau de Dieppe en 1877


MOREL, Jules-Anatole : (né à Bacqueville le 28/06/1854) Eleveur ; maire de Bacqueville, après l’avoir été de Saint-Mards ; conseiller d’arrondissement ; Président-fondateur de la Sté des courses de Bacqueville ; Président de la Commission de l’Hôpital Albert-Jean ; Vice-président du Syndicat des Entrepositaires de l’arrondissement de Dieppe.


MOREL Pierre-François-Siméon (1798-1852) : médecin qui publia une thèse sur les vertus thérapeutiques de l'eau de mer.


MOREL-FATIO Antoine–Léon (Né le 17 Janvier 1810 à Rouen. Mort le 2 Mars 1871 à Paris, jour de l'entrée des prussiens à Paris. Nommé peintre officiel de la marine en 1853. Artiste peintre, dessinateur, illustrateur, graveur, aquarelliste. Morel-Fatio connu surtout comme illustrateur, est un grand témoin de la marine du XIXè siècle. Il participe à l'expédition d'Alger 1830. Il a 20 ans et est témoins de l'action de l'amiral Duperré. Il navigue et participe à de nombreux voyages ou expéditions comme celle de Crimée. (il en rapporte des dessins) c'est un" peintre reporter "comme se doivent d'être les peintres officiels de la marine. Il connaît tous les bateaux ses représentations sont fidèles ; il termine sa vie comme responsable du musée de la marine. Il illustra le livre de H. de Chavannes de la Giraudière, "Simon le Polletais".


MORIN, Pierre Antoine Arsène : né à Bazinval le 17/7/1800, décédé subitement dans "sa" bibliothèque (selon l’Abbé Malais) le 4/11/1869 à Dieppe. Nommé bibliothécaire-archiviste le 12/1/1855 ; rédigea un catalogue en 1857. Réalisa aussi un Inventaire de la collection des « Mazarinades » ; a traduit en vers latins la tragédie de Racine : « Athalie ».


MORINIERE Simon Barthélémy Joseph Noël de la (Dieppe 1765-1822 à Dronheim en Norvège) : savant multiforme et personnage hors du commun, qui vit le jour dans la maison de la rue à l'Avoine (devenue rue de la Morinière) comme indiquée par une plaque apposée en 1848. Après des études au collège des Oratoriens de Dieppe, Noël quitte notre ville en 1784 et s'installe définitivement à Rouen. On ne saurait résumer en quelques lignes ses activités de poète, de journaliste, d'historien, d'économiste, d'ichthyologue et de technicien des pêches, etc. (Wauters 2001). Personnage connu à Rouen, il cesse d'être prophète en son pays natal à partir des années 1793 et surtout 1799, où il s’élève (avec raison semble-t-il) contre le projet du canal de Dieppe à Paris. La rancune des Dieppois sera tenace et il est piquant de constater (ce que Cochet dénonçait déjà un siècle et demi auparavant) combien peu d’ouvrages de ce réprouvé se trouvent au Fonds Ancien de sa ville natale. Nous pouvons cependant y consulter son grand livre sur l'"Histoire des pêches maritimes dans les deux continents". Tout au moins les 428 pages du tome 1, le seul qui vit le jour en 1815, et fait regretter les 9 autres qui devaient suivre. Les tomes 2 à 6 étaient rédigés, et même 250 pages du second étaient déjà imprimées. Que sont devenus ces documents? On l'ignore. La fille de Noël mourut à Dieppe en 1888, et à ce moment personne apparemment ne se soucia des manuscrits de son père.


MORISSE : Photographe à Dieppe – Actif de 1868 à 1878.


MORTEMART, Victor-Louis-Victurnien de Rochechouart, marquis de : (né au château de Colmesnil en 1783, mort en 1834) Pair de France ; gouverneur du Palais impérial de Rambouillet (sa femme étant dame d’honneur de l’Impératrice)


Pierre Monteux
Pierre MONTEUX
MONTEUX Pierre : (né à Paris le 4 avril 1875 et mort le 1er juillet 1964 à Hancock (Maine, États-Unis)) C'était un chef d'orchestre français naturalisé américain en 1942. Monteux étudie le violon dès l'âge de six ans. Trois ans plus tard, il entre au Conservatoire de Paris. En 1896, il obtient le premier prix de violon. De quatorze à dix-sept ans, poussé par son frère aîné, il travaille comme deuxième violon aux Folies Bergères. À dix-sept ans, il rejoint le Quatuor Geloso au poste d'altiste et voyage ainsi dans la France entière, mais aussi en Belgique, en Suisse, en Italie, en Allemagne et en Autriche. À la même époque, il fréquente Pablo Casals, Georges Enesco et Alfred Cortot - avec lequel il effectue une tournée et qui restera un grand ami. Tout en restant au sein du quatuor jusqu'en 1911, de 1893 à 1912, il est alto solo aux Concerts Colonne, l'orchestre parisien le plus réputé de l'époque. C'est avec Édouard Colonne que Monteux apprend l'essentiel de sa technique de direction, toujours à son poste d'altiste. Après une courte période militaire, il obtient un poste de direction au Théâtre de l'Odéon. À partir de 1902, chaque été, il est également violoniste dans l'orchestre du Casino de Dieppe, où, pour la saison 1904, on lui propose de diriger de grandes œuvres du répertoire lyrique ou de ballet et quelques œuvres symphoniques qui seront les bases de son large répertoire. En 1906, il y obtient un premier poste de chef titulaire. Durant la saison 1913-1914, il dirige à l'Opéra de Paris. En 1914, il est mobilisé et participe à la première bataille de la Marne. En 1916, les Ballets Russes doivent partir en tournée aux Etats-Unis, où il séjournera finalement jusqu'en 1924. En 1924, de retour en France, il dirige à nouveau pour les Ballets Russes puis accepte la codirection de l'Orchestre du Concertgebouw d'Amsterdam. En 1929, il participe, avec Alfred Cortot, à la création de l'Orchestre symphonique de Paris dont il sera le chef permanent jusqu'en 1938. En 1934, Monteux, de retour aux États-Unis pour une série de concerts à Los Angeles. se voit proposer par Otto Klemperer la direction de l'Orchestre symphonique de San Francisco, poste qu'il conservera durant dix-huit ans, de 1934 à 1952. En 1942, il adopte la citoyenneté américaine. En 1943, il fonde une école de direction d'orchestre à Hancock, dans le Maine, où il s'est installé avec sa femme, la cantatrice Doris Hodgkins. En 1961, à quatre-vingt-six ans, il obtient la direction du prestigieux Orchestre symphonique de Londres.


MOUQUET, Rémy Benjamin: (né à Dieppe le 11/05/1852) Juge au Tribunal de Commerce de Dieppe ; membre de la Chambre de commerce ; président de la Société des Courses ; Vice-consul d’Espagne, du Portugal et de Suède. Membre, secretaire puis trésorier des "Amys du Vieux Dieppe"


Pierre Mouquet
Pierre MOUQUET

MOUQUET, Pierre :


MOURGUE Charles-Louis : parisien, médecin-inspecteur de l’“établissement sanitaire des Bains de Mer de la ville de Dieppe ». Important personnage, principalement recherché "pour le charme et l'intérêt de sa conversation qui en fait un homme du monde des plus distingué", semble avoir eu, un temps, le projet de fonder à Dieppe, avec Jules Guérin et Marc Antoine Gaudet, un établissement d'Orthopédie pour traiter, à l’aide de bains de mer, les difformités du tronc et des membres.


MUREAU Octave Auguste : né le 13 mars 1902 au 48 quai Duquesne à Dieppe et décédé le 31 décembre 1962 à Mauvières (Indre) Fils de Auguste Eugène Marin et Marie-Louise Joséphine Boulier. Poète bucolique, qui manie le vers classique avec aisance et grand talent, à écrit un hymne à la Normandie, mis en musique par André d'Alibert, animateur de l'émission « A l'écoute de la Normandie ». A reçu de nombreux lauriers tant en France qu'en Belgique, comme : Prix de l'Académie Française, de l'Éducation Nationale, de la Société d'Encouragement au Bien, Prix Henri Martin, Prix Albert Samain, et lauréat du prix des Poètes Normands en 1962, etc. A été publié dans la revue « Art et Poésie », dirigée par Henry Meillant. (Source Fonds ancien et local : Bc 140-12)


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