Les personnages célèbres
de Dieppe et de sa région
depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours

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SAANE, Guillaume de : (Saâne Saint Just XIIIe - ) prêtre.

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"Notice sur le frein dynamométrique"
SAINT-LEGER, André Maurice De: né en 1802 à Dieppe, mort à Paris en 1863. Ancien élève de l’école polytechnique, sorti second, et major de l’Ecole des Mines, il était alors ingénieur des mines à Rouen. D’une famille originaire d’Irlande, fils d’un élève de Monge, il devint directeur général des machines à vapeur de la région parisienne, conseiller général de Seine Inférieure et Chevalier de la Légion d’honneur. Sa collection de minéraux est à l’Ecole des Mines d’Alès. André de Saint-Léger publia en 1937 une "Notice sur le frein dynamométrique", appareil servant à mesurer la force des machines à vapeur, des roues hydrauliques, et, en général, de tous les moteurs appliqués à des arbres de couche pour leur imprimer un mouvement de rotation. Cette notice fait suite aux travaux de Prony, Poncelet, Morin et Egen. Ell était destinée à convaincre les industriels que le frein hydraulique présentait des avantages techniques et économiques par rapport aux machines à vapeur, consommatrice de charbon.
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Camille Saint-Saens
SAINT-SAENS Camille (Paris 1835 - Alger 1921) Musicien. Enfant prodige extrêmement précoce, il donne son premier concert à onze ans. Il créa un opéra "Samson et Dalila" en 1877. Il fut aussi un pianiste virtuose et un remarquable improvisateur à l'orgue. Esprit curieux de tout, écrivain, caricaturiste, grand voyageur, Saint-Saëns laissera, une oeuvre abondante dans tous les genres musicaux, œuvres dramatiques, poèmes symphoniques, cantates et musique religieuse. Il fit don de ses biens à la Ville de Dieppe, dont son 1er piano et des milliers de lettres. Les collections se répartissent actuellement entre le Fonds Ancien de la Médiathèque et le musée (ou une pièce lui est consacré).

SAINTIES : Photographe à Dieppe – Actif de1875 à 1880.

SALFRAY, Fernand : (né à Rouen le 19/04/1866) Directeur de la “ Vigie de Dieppe ” ; est l’auteur de plusieurs revues, jouées au Casino de Dieppe Sera membre des “ Amys du Vieux Dieppe”


SALLES, Achille-Félix : (né en Mayenne le 05/06/1840) Courtier maritime à Dieppe ; interprète juré en anglais, italien et langues du Nord ; Directeur de la Caisse d’épargne ; vice-président de la Sté des marins de Dieppe et du Tréport, dite de Notre-Dame-de-Bonsecours ; médailler de la Mutualité ; Officier de l’Ordre du Libérateur des Etats-Unis d’Amérique.


SAUVAGE, Abbé Eugène : (né à Caudebec-en-Caux le 27/12/1841, mort à Auffay le 11/05/1893) Chanoine ; Officier d’Académie ; membre de l’Académie nationale des sciences, belles-lettres et arts de Rouen ; intendant de la Primatiale ; correspondant honoraire du Ministère de l’Instruction (travaux historiques) ; a laissé plusieurs ouvrages.


SAUVAGEOT Louis, Charles: Né à Santenay (Côte-d'Or) le 5 juin 1852, décédé le 14 janvier 1908. Il obtint une médaille de troisième classe au salon de 1875, une médaille de première classe au salon de 1878 et à l'exposition universelle de la même année : il était l'élève de Millet et de Viollet-le-Duc. Il commence par d'importantes restaurations en Normandie ; églises Saint-Jacques à Dieppe (à partir de 1875), d'Eu (à partir de 1876), Saint-Vincent de Rouen (même année). Il restaure également le théâtre romain et le clocher de l'église de Lillebonne, projette la restauration du jubé de la Trinité de Fécamp, reconstruit la flèche de l'église de Caudebec (1883-1886), restaure la grosse horloge de Rouen (1892-1893). Devint architecte de l'ancienne cathédrale de Laon ; restaura également divers édifices de Côte-d'Or parmi lesquels le palais des ducs de Bourgogne à Dijon. En 1897, il est nommé architecte des monuments historiques de l'Oise, de la Saône-et-Loire, du Rhône, du Jura, des arrondissements de Beaune et de Compiègne. Il fut nommé à Rouen le 3 novembre 1880. Le 31 décembre 1884, il fut désigné architecte diocésain de Nantes Il fut aussi chargé des édifices diocésains de Beauvais le 2 avril 1886. Il devint inspecteur général des édifices diocésains le 27 avril 1904, après avoir été nommé inspecteur général-adjoint en 1896 et 1902. Nommé membre de la commission des monuments historiques en 1887, il en démissionna en 1892 lors de l'interdiction du cumul des fonctions de membre de la commission et d'architecte du service des monuments historiques. À la suite de la suppression du service des édifices diocésains, il devint inspecteur général des monuments historiques. Entre autres constructions, son dossier signale l'église Saint-Hilaire, l'agrandissement du lycée et la chapelle des sœurs de la rue Tous-Vents, le musée, la bibliothèque et le théâtre municipal à Rouen et dix écoles primaires laïques et congréganistes. Il reçut la légion d'honneur le 7 novembre 1882.


Henri Schmeltz
Henri SCHMELTZ

SCHMELTZ, Henri Lucien Camille (Champenoux 14/11/1890 – Arques 1974) Ce colonel fut maire de la commune d’Arques du 23/4/1960 au 21/3/1971. Grand officier de la Légion d’Honneur, qu’il reçut à Arques le 15/11/1959, sous la présidence de Mme la Maréchale De Lattre De Tassigny. Il a créé le Comité Régional de la Légion d’Honneur en 1964


SCORIEL Jean-Baptiste (Lambusart 1883 - Tamines 1956) : Peintre post-impressionniste de paysages, vues villageoises et marines. Fils de houilleur, dès l'âge de onze ans il est obligé de travailler dans une briqueterie, puis dans une fonderie. Il suit entre-temps les cours du soir à l'Ecole industrielle où ses talents de dessinateur se manifestent. Il commence à peindre en 1895, entre à l'Académie de Namur (1901) et à l'Académie de Bruxelles (1905). Cet artiste poétique et sincère, influencé par E. Claus, rencontré lors d'un séjour à Bruxelles, fit un bref séjour à Paris et voyagea en Italie d'où il revint à pied, faute d'argent. Volontaire de guerre, blessé pendant la première Guerre Mondiale, il arrive en France où il est influencé par les courants artistiques modernes. Son oeuvre devient plus luministe, la facture plus synthétique, la composition plus équilibrée. Il accentue les contours en noir et enrichit la matière et la structure de sa palette. Il fait sa première exposition à Dieppe en 1919. En 1954, rétrospective et inauguration d'un monument en son honneur à Tamines. Ses oeuvres sont conservées au Musée de Charleroi.


SELLE, Alfred-Ernest : (né à Envermeu le 31/10/1852) Médecin à Paris ; chevalier de la Légion d’honneur ; Officier de l’Instruction publique


SIGOGNE Sieur de - voir : Beauxoncles Charles-Timoléon

SIMON, Léopold : (né à Bures le 09/01/1836, mort le 17/08/1907) Propriétaire à Londinières ; Conseiller d’arrondissement de 1874 à 1907; amateur d’histoire naturelle (possédait une remarquable collection d’œufs et d’oiseaux locaux) et locale (Bures et région). Ses travaux n’ont pas été publiés.



SIMON, Jules : (né à Bures le 17/05/1864) Propriétaire, Maire de Bures et Conseiller d’arrondissement ; Il est le neuveu et le gendre du précédent (qui lui donna sa collection d’œufs et d’oiseaux rares de la contrée) ; dans sa propriété se trouve une partie de la maison du capitaine Desmarets, ancien gouverneur de Dieppe ; il a créé à Bures un corps de sapeurs-pompiers.


SIMON, Richard : (né et mort à Dieppe, 13/05/1638 – 11/04/1712) Prêtre Oratorien et historien, auteur de travaux sur l’Ancien et le Nouveau Testament. Il se heurta aux autres théologiens. De famille modeste (son père est forgeron et/ou taillandier), Simon est né à Dieppe où il commence ses études. Il les poursuit à Rouen et à Paris, avant de rejoindre les Oratoriens (1662). C’est parmi eux qu’il prépare son “Histoire critique du Vieux Testament”. Savant polyglotte (il lit le latin, le grec, l’hébreu, l’araméen et peut-être l’arabe), il entreprend d’analyser les textes des Juifs et des premiers chrétiens, leurs versions successives, ainsi que les commentaires des auteurs qui, au cours des siècles, ont tenté de les expliquer. Simon souhaite “introduire la critique à l’intérieur de l’Eglise pour faire de celle-ci, non un ennemi, mais un auxiliaire de la théologie”. Son but consiste à déceler les altérations introduites par les copistes, et à retrouver les textes dans leur pureté originelle. Entreprise courageuse, mais entreprise terriblement risquée car, dans cette manière de voir, “le texte n’est plus, - comme l’écrira plus tard Renan - quelque chose de fixe, qu’il faut tenir pour authentique ou apocryphe, admettre ou rejeter en bloc. C’est un corps organique, qui s’accroît selon certaines lois, et de temps en temps se métamorphose sans cesser d’être lui-même”. Il publia plusieurs dissertations religieuses. Les recherches de Simon allaient remettre en cause bien des croyances traditionnelles. On imagine aisément que la publication en 1678 de son Histoire Critique fut un séisme intellectuel. En particulier, Simon soutient que les cinq parties du Pentateuque ne peuvent avoir été toutes écrites par Moïse. Sans avoir lu autre chose que la préface et la table des matières, Bossuet déclare que le livre est “un amas d’impiétés et un rempart de libertinage”. Il s’adresse aussitôt aux autorités et à la police afin que soient saisis et brûlés, le 18 juin 1678, les 1300 exemplaires fraîchement imprimés de l’ouvrage. Une dizaine seulement furent épargnés et l’un d’entre eux (celui que Bossuet avait fait parvenir au Collège des Jésuites) est conservé dans notre Fonds Ancien de Dieppe, dont il est l’un des joyaux (cote VRS 28). Aux prises avec la police et la hiérarchie catholique, Simon est bientôt rejeté par les Oratoriens et voit se lever une foule de contradicteurs virulents, parmi lesquels des Bénédictins, des Jansénistes de Port-Royal, jusques et y compris des Anglicans et des Calvinistes. Il fuit alors Paris et se réfugie dans son prieuré de Bolleville (entre Bolbec et Yvetot). Décompter les attaques et les réponses aux attaques serait hors de propos, d’autant qu’elles se multiplient après la publication en 1689 de l’”Histoire critique du Nouveau Testament”. A cette époque, Simon est revenu habiter Dieppe. “D’humeur bilieuse et caustique”, méfiant et volontiers dissimulateur, Simon est un redoutable controversiste. Chez lui, la polémique prend vite un tour féroce, voire cruel. De tels procédés lui confèrent une foule d’ennemis, ce qui ne facilite pas la reconnaissance de son œuvre. Longtemps incomprise et critiquée, elle n’a été reconnue que depuis peu. Il fallut attendre plus de trois siècles pour que les théologiens acceptent que “remettre en question certaines idées courantes, ce n’est pas renoncer à la foi chrétienne, c’est lui donner un meilleur éclairage [et pour que] l’ouvrage [de Simon] apparaisse à un exégète catholique d’aujourd’hui comme un chef-d’œuvre d’exactitude, d’orthodoxie et de bon sens critique“. C’est seulement en 1993 que la Commission Biblique Pontificale reconnaît officiellement qu’il est “difficile” d’attribuer l’ensemble du Pentateuque à un auteur unique (Féron 1996). Il est inhumé dans le choeur de l’église Saint-Jacques en un emplacement marqué jadis par une dalle de marbre noir. Elle a disparu durant la Révolution, et l’on ignore la place exacte où reposent les restes de “la grande illustration scientifique de ce pays”. C’est ainsi que le juge l’abbé Cochet (1862), qui, en 1848, a fait fixer une modeste plaque sur le pilier gauche de la Chapelle de la Vierge. Après avoir professé la philosophie à Juilli, il quitta l’Oratoire en 1678 pour se retirer à Belleville-en-Caux, dont il était curé. Ses principales œuvres sont : une édition des « Opuscules de Gabriel de Philadelphie, avec une Traduction latine et des notes » (1686, in 4°) ; « les cérémonies et coutumes des juifs » (traduit de l’italien de Léon de Modène, avec un supplément touchant les sectes des Caraïtes et des Samaritains » (1681, in 12°) ; « Histoire critique du vieux Testament » (Roterdam, 1689, in 4°) ; « Histoire critique du texte du nouveau Testament » (Roterdam, 1689, in 4°) ; réponse au livre intitulé « Sentimens de quelques théologiens de Hollande »(1686, in 4°) ; « traduction française du nouveau Testament , avec des remarques littéraires et critiques » (1702, 2 vol, in 8°) ; « Histoire de l’origine et du progrès des revenus ecclésiastiques » (1709, 2 vol, in 12°, sous le nom supposé de Jérôme Acosta) ; « Créance de l’Eglise orientale sur la Transsubstantiation » (1687, in 12°) ; « « Bibliothèque critique » (sous le nom de Sainjore, 4 vol, 1708 et 1710, in 12°) ; « Nouvelle Bibliothèque choisie, etc.. » (Amsterdam, 1714, 2 vol, in 12°) ; « Critique de la Bibliothèque des auteurs ecclésiastiques de Dupin, et des Prolégomènes sur la Bible de Dupin » (1730, 4 vol, in 8°) ; « Histoire critique de la croyance et des coutumes des nations du levant » (sous le nom de Moni, 1693, in 12°) ; « Lettres critiques » (Bâle, 1699, in 12°).


SOUCHON, Etienne : (né à Paris le 30/01/1873) Homme de lettres ; rédacteur à “ l’Impartial de Dieppe”


STEEG, Charles : (né en Gironde le 11/06/1867) Médecin à Dieppe ; chirurgien des Hospices de Dieppe.


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