Les personnages célèbres
de Dieppe et de sa région
depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours

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VALLARD Nicolas (15.. – 15..) : navigateur, havrais d’origine, il publia un atlas de cartes des continents en 1547.

VALTAT Louis (1869-1952) : Né à Dieppe le 8 août 1869, Louis Valtat fait ses humanités au Lycée Hoche à Versailles où ses parents se sont installés. En 1886, âgé de 17 ans il postule son admission à l'École des Beaux Arts, et complète sa formation à l'Académie Julian où il se lie d'amitié avec Albert André et Pierre Bonnard. Lauréat en 1890 du prix Jauvin d'Attainville, il installe son atelier rue de La Glacière à Paris, et les peintures de son premier envoi au Salon des Artistes Indépendants de 1893 ont pour motifs l'animation des rues environnantes, comme: "Sur le boulevard", peinture qui sera remarquée par Félix Fénéon. Fin 1894, en collaboration avec Henri de Toulouse Lautrec, aidé par Albert André, il réalise à la demande de Lugné Poë un décor pour le théâtre de "l'Oeuvre". En fin d'année, ses gravures et ses peintures figurent aux cimaises du Salon des Cent. Mais atteint de phtisie, il part pour des séjours de soins à Banyuls où George-Daniel de Monfreid lui fait faire la connaissance d'Aristide Maillol. Il fait plusieurs escapades en Espagne, à Llança ou à Figueras. En 1895, poursuivant sa convalescence à Arcachon, Louis Valtat réalise de nombreuses peintures aux tons très violents qui, exposées au Salon des Indépendants de 1896, sont remarquées par Félix Fénéon qui en fait mention dans la Revue Blanche ; ces peintures annoncent " Le Fauvisme " qui fera scandale 10 ans plus tard au Salon d'Automne de 1905. A l'exposition de groupe organisée par Paul Signac à la Galerie Durand Ruel, en mars 1899, il figure avec vingt peintures dont quinze sont regroupées sous le titre "Notations d'Agay, 1899". En effet, depuis l'hiver 1887-1898 c'est à Agay, petit hameau de pêcheurs proche de Saint Raphaël, puis à Anthéor distant de quelques kilomètres, que Louis Valtat réside de l'automne au printemps, avec sa femme Suzanne (il s’est marié en mars 1900). C'est également en 1900 que sur l’amical conseil de Renoir, Ambroise Vollard passe un accord avec Valtat dont il acquiert pratiquement la totalité de la production durant plus de dix ans.Pendant leurs séjours à Anthéor, les Valtat traversent souvent l'Estérel, parfois à bicyclette, pour aller voir Auguste Renoir qui à cette époque loue la "Maison de la Poste" à Cagnes. A l'occasion d'une de ces visites en 1903, Renoir peint le Portrait de Suzanne Valtat, pendant que Louis Valtat réalise à l'encre quelques portraits de Renoir, dessins qui lui serviront pour graver un bois. Au printemps et en été, pour retrouver le bord de mer et surtout pouvoir y peindre, Louis Valtat se rend volontiers en Normandie, à Port en Bessin, à Arromanches et plus tard à Ouistreham. Quand il n'est pas à Anthéor ou en Normandie, délaissant la demeure parentale de Versailles, le ménage Valtat s'installe en 1905 sur la Butte Montmartre, successivement rue Girardon et place Constantin Pecqueur. En 1914 il déménage pour s'installer avenue de Wagram, à proximité de l'Arc de Triomphe et du Bois de Boulogne dont les lacs sont un sujet récurrent dans l'oeuvre de Valtat. Après avoir mis un terme aux séjours à Anthéor en 1914 et avoir passé dix ans sans les plaisirs d'un jardin, Louis Valtat fait l'acquisition en 1924 d'une propriété à Choisel, petit village de la Vallée de Chevreuse où il séjourne volontiers une grande partie de l'année. Son jardin, comme les fleurs et les fruits qu'il y cultive, sont alors les motifs de prédilection de ses peintures. A Choisel Valtat aime recevoir ses amis, Georges d'Espagnat, ou Maximilien Luce qui profitera d'une de ses visites pour faire une peinture de l'église du village. Il est nommé chevalier de la Légion d'Honneur en 1927. Après l'exode de 1940 et les années d'occupations, Louis Valtat atteint d'un glaucome ne quitte plus guère son atelier de l'avenue de Wagram où il décéda en 1952.

VARENNE ou WARREN, Guillaume: Seigneur de Varenne, hameau de Saint-Aubin-le-Cauf. Parent de Guillaume-le-Conquérant, il combattit à côté de lui à la bataille d'Hastings. En récompense des services qu'il rendit dans cette mémorable journée, il reçut un commandement important dans le sud de l'Angleterre et fut fait comte de Surrey. Ce preux est mort en Angleterre en 1089.

Victor VASARELY
Victor VASARELY
VASARELY Victor (1908-1997): Peintre français d’origine hongroise, il se forme à l’académie Muhely à Budapest, sorte de Bauhaus hongrois, sous la direction de Bortnyk. En 1930, il s’installe à Paris et peint des toiles expressionnistes, cubistes et surréalistes. Il réalise sa première exposition à la galerie D. René en 1944, lors de l’inauguration de la galerie. En 1947, à Belle-Isle, il s’oriente vers l’abstraction en réduisant les galets et les vagues à des formes ovoïdes. En 1948, séjournant à Gordes, il radicalise son langage géométrique, et introduit une perspective illusionniste axonométrique (Santorin, 1950-51). Peu à peu, il évolue vers le cinétisme, les lignes parallèles se décalent, créent des reliefs ou des creux, le carré devient losange, le rond ellipse, les jeux de mouvement et de vibration dynamisent la composition lors de la période « blanc et noir » du milieu des années 50. A partir de 1959, il développe le système de « l’unité plastique » et du « prototype départ » (collage imprimé en sérigraphie) pour créer des multiples. Dès 1963, il aborde le volume par des reliefs et utilise des matériaux nouveaux comme l’aluminium et le verre. Il réintroduit la couleur l’année suivante, enrichissant sa gamme chromatique de plusieurs nuances et créant des systèmes de permutation programmés à l’avance (Arny, 1967-68, Paris, MNAM). Dès le début de sa carrière, Vasarely dépasse la peinture de chevalet en investissant l’espace (Hommage à Malevitch, 1954, Université de Caracas ; Œuvre profonde cinétique en lame d’acier, 1967, Mus. De Jérusalem ; Signal polychrome, 1972, Dieppe, château d’eau), en réalisant des cartons de tapisseries tissés à Aubusson, en exécutant des sculptures, des grilles cinétiques… Il a fondé deux musées didactiques à Gordes en 1970, à Pécs en 1976 et un Centre de recherche architectonique à Aix-en-Provence en 1976.

VASSE (Louis-Abraham) Né à Dieppe le 1er août 1742 et mort à Rennes le 4 juin 1794. Armateur. Accusé par le Tribunal révolutionnaire de Dieppe d'avoir assisté l'abbé Briche coupable, dit l'acte d'accusation, « d'être resté caché sur le territoire de la république, postérieurement au 29 et au 30 vendémiaire et d'y avoir semé le poison du fanatisme, » fut condamné à la déportation. Pendant que le prêtre montait à l'échafaud, Vasse prenait le chemin de l'exil ; il tomba malade en route et mourut dans les prisons de Rennes.

VASSE (Guillaume-Abraham) Fils de Louis-Abraham. Né à Dieppe le ???? et mort à ???? en ????. Capitaine de marine, puis Percepteur des contributions. En 1820, lui qui avait toujours eu du goût pour les choses maritimes et qui avait fait une étude toute particulière des constructions navales, conçut l'idée d'un vaisseau gigantesque, destiné à être une puissante forteresse maritime, capable de lutter contre les forces navales de l'Angleterre. Ce vaisseau aurait eu 250 pièces de canon, sa longueur, à la ligne de flottaison, aurait été de 426 pieds (environ 130 m) ; il aurait eu quatre mâts ; son volume aurait été environ dix fois plus grand que celui d'un vaisseau de 74 canons. Malheureusement ce projet ne vit jamais le jour.

VASSE (Abraham) Né à Dieppe le 20 janv. 1800 et en cette ville le 28 déc. 1859. Petit-fils de Louis-Abraham et fils de Guillaume-Abraham. Artiste, homme de lettres et employé des douanes. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages sur la Belgique et sur l'économie sociale et politique, imprimés à Bruxelles, et de deux opuscules imprimés à Dieppe : « De l'administration des douanes par rapport aux employés et de son influence sur les administrés » (Delevoye-Barrier, 1838) et « Notice biographique sur L. Abraham Vasse (son grand-père), ainsi que « Vingt années de la vie d'un employé » (Charleville, 1848). Etc.

VASSE (Edouard) Né à Dieppe le 30 avr. 1804 et décédé à Choisy-le-Roi le 9 juin 1858. Petit-fils de Louis-Abraham, fils de Guillaume-Abraham et frère d'Abraham. Lieutenant dans l'administration des Douanes (comme son frère). Artiste peintre et auteur d'une méthode de dessin qu'il enseigna gratuitement, au profit de la classe ouvrière et à ses frais dans les villes du Tréport, Saint-Valery-en-Caux, Harfleur, Le Havre, Rouen, Pont-Audemer, car il avait quitté les Douanes pour se livrer tout entier à la vulgarisation de sa méthode. Malgré l'intérêt du recteur de l'Académie de Rouen, d'un membre de la Chambre des Députés et de l'Académie française, d'un Directeur des d'écoles mutuelles de Paris, d'un dessinateur, d'un secrétaire de l'école des Beaux-Arts, du Conseil Royal de l'instruction publique, l'appui d'un Ministre de l'instruction et d'un Ministre de l'intérieur, de députés... , l'indifférence d'un grand nombre d'autorités, et les obstacles sans nombre que lui ont suscités des rivalités jalouses, ont fait que sa méthode ne sera pas officialisée. On lui doit entre autre : Le Bas-relief du Trésor de Saint-Jacques. - Vue générale de Dieppe prise du Faubourg de la Barre. - Le Lancement de la Lucie. - Le Château d'Arques. - Les Costumes Polletais, Etc.

VASSELIN, Georges-Paul : (né à Dieppe le 02/12/1855) Capitaine au long cours ; armateur de pêche, mareyeur et conseiller municipal de Dieppe ; ancien élève du Collège de Dieppe et de l’Ecole d’hydrographie du Havre

VASSELIN (Charles) Né à Dieppe le 15 juin 1859 et mort à Eu le 4 nov. 1907. Avocat. On lui doit : Précis de l'histoire de Dieppe, (Dieppe, 1904). - Récits historiques Dieppois et Normands, (Dieppe, 1905).

VATTIER, Jean-Baptiste : (né à Belleville-sur-Mer le 16/09/1828) Professeur d’hydrographie (entre autre à Dieppe); chevalier de la Légion d’honneur ; conseiller municipal à Dieppe ; a fait une étude sur un canal maritime de grande navigation de Dieppe à Paris.

VAUQUELIN (Jean-Charles) Né à Dieppe le 26 fév. 1728 et mort à Rochefort (Charente-Maritime) le 10 nov. 1772. Embarqué à 10 ans, mérita le commandement de la corvette l'Aréthuse en 1756, fit des prodiges de valeur pendant la guerre d'Amérique. Devant Québec, accablé par la flotte anglaise, fit sauver son équipage, resta seul sur son vaisseau et y mit le feu. Les Anglais frappés de son héroïsme, le sauvèrent malgré lui. Plusieurs commandements entre 1759 et 1760, était au siège de Louisbourg où il s'y est distingué par ses connaissances et sa bravoure. En 1764 il commande la flute La Bricolle du Havre à Rochefort. En 1765 il commande la flute La Coulisse sous Mr. De Vendes-Turgot. Capitaine de vaisseau à Cayenne, à La Martinique et à Saint-Domingue. En 1766 il commande la flute La Garonne pour l'Inde et a été chargé de différentes missions pendant cette campagne. A son retour à Brest en 1769, des plaintes ont été portées contre lui. En 1770 il est enfermé au château du Taureau pour 3 mois, puis ordre pour être enfermé à celui de Nantes. Sa santé ne lui permettant pas de rester il retourne au château du Taureau à Rochefort. En 1772, il est nommé au Commandement de la gabarre La France armé à l'orient et destiné pour l'Inde en août 1772. Le 11 août il tombe malade à Nantes et est obligé de retourner à Rochefort où il meurt le 10 nov. 1772.

VENABLE (Jean) Premier apôtre de la réforme à Dieppe, était un de ces libraires colporteurs qui parcouraient la France en tous sens, au péril de leur vie, pour y répandre les doctrines nouvelles. Il arriva à Dieppe en août 1557, et fut chargé, durant quelques temps, par le pasteur La Jonchée, de Rouen, des fonctions de ctéchiste. Lorsque la ville de Dieppe fut pourvue d'un ministre, il s'éloigna pour continuer ailleurs son oeuvre de propagande.

adolphe Vercnocke
Adolphe VERCNOKE
VERCNOCKE, Adolphe : (né à Dieppe le 15/05/1858) Directeur de la Caisse d’Epargne et conseiller municipal à Dieppe ; agent-général de la Compagnie d’assurances “ Le Soleil ” ; Officier d’Académie ; Chevalier de l’Ordre de la Couronne d’Italie ; médaille de bronze de la Mutualité ; Président de l’Union des Travailleurs, de la Nationale (gymnastique) ; vice-président de la Société mixte de tir ; membre du Conseil d’administration des Sociétés de gymnastique de la Normandie ; membre du Comité de patronage des habitations à bon marché et de prévoyance sociale.

VÉRON (Jehan) Né à Dieppe vers 1550 et mort à Offranville en 1620. Docteur de Sorbonne, curé d'Offranville, fit faire d'importants travaux à son église, fonda, dans cette commune, un Collège pour l'instruction de la jeunesse et laissa les fonds nécessaires pour créer un Hôpital pour les vieillards et les infirmes ; cet établissement ne fut pas fondé.

VERRAZANO Giovanni. (Jean) (1485-1528) : En 1524, Giovanni Verrazano, à bord de la caravelle dieppoise "La Dauphine", parvient à s’engager dans l’embouchure de l’Hudson (aujourd’hui New-York). Il longe les côtes du Canada, qu’il dénomme “Nouvelle-France“. En effet, les navigateurs florentins Jean et Jérôme Verrazane se mirent au service de François Ier. Quatre expéditions vers le Nouveau Monde furent mises sur pied entre 1524 et 1528, souvent en collaboration avec Jean Ango. Jean de Verrazane découvrit le site du futur New York. A partir des expéditions « verrazaniennes » se développa le commerce du "bois brésil". Jean de Verrazane fut dévoré par des cannibales caraïbes. Son frère Jérôme, cartographe, réalisa plusieurs cartes dont une de 1529 conservée au Vatican.

VIGÉ Sculpteur en bois, mort à Dieppe vers 1699. On lui doit, entre autre, trois statues exécutées en 1676 et placées à la contretable de la chapelle de la Sainte-Vierge, dans l'église Saint-Remy : La Sainte-Vierge, Sainte-Anne et Saint-Joachim.

VILLIERS, Henri-Louis-Martin, Baron de: Né à Eu le 21 juil. 1780 et mort à Rouen le 8 nov. 1855. A été maire de Neufchâtel, membre du conseil général de la Seine-Inférieure et représentant du peuple, fonctions qu'il a remplies avec dévouement et indépendance. M. de Villiers était un musicien distingué. Il a composé plusieurs morceaux qui ont eu beaucoup de succès. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages sur la musique et d'une "Histoire de Marie-Stuart", manuscrite. Il était membre de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen.

VINCENT, André-Alexandre-Armand : (né à Dieppe le 11/01/1878) Docteur en droit et ancien avocat de Dieppe ; Avoué à Dieppe (successeur de son père, Paul Vincent) ; membre de l’Association des anciens élèves du Collège de Dieppe. Sera membre des “ Amys du Vieux Dieppe”.

VISON Jean Jacques Claude, préposé des marchands de marée, âgé de 37 ans, natif de Dieppe, domicilié à Paris, département de la Seine, condamné à la déportation, le 26 frimaire an 2, par le tribunal révolutionnaire séant à Paris, comme convaincu d'avoir tenu des propos inciviques, en disant: Comme on est heureux dans votre république! "Voilà une pauvre république!".

Louis Vitet
Louis VITET
VITET, Louis : (Né à Paris, le 18 octobre 1802 - 1873). Élève de l’École Normale, il collabora au Globe, à la Revue française, à la Revue des Deux-Mondes et fut l'ami de Mme de Staël, de Manzoni et de Sismondi. Il s'occupa d'archéologie, fut nommé à l'Académie des Inscriptions en 1839, et l'on créa pour lui la place d'inspecteur général des monuments historiques. Conseiller d’État, il prononça des discours remarqués dans les diverses législatures dont il fit partie de 1834 à 1849. Resté fidèle à la famille d'Orléans, il combattit le gouvernement de Thiers à l'Assemblée de Versailles, où il avait été envoyé en 1871. Élu à l'Académie française le 8 mai 1845 en remplacement d’Alexandre Soumet, il fut reçu par le comte Molé le 26 mars 1846. Il répondit aux discours de réception de Victor de Laprade, Jules Sandeau, Octave Feuillet. Mort le 5 juin 1873.

andré Voisin
André VOISIN
VOISIN André (7/1/1903 à Dieppe - 21/12/1964 à la Havane, Cuba) : Après avoir débuté ses études au Collège Jehan Ango, il les poursuit à Paris, au lycée Louis le Grand, puis à l’Ecole supérieure de Physique et de Chimie. Après la dernière guerre, il s’installe dans la ferme du Talou à Gruchet, près d’Arques-la-Bataille. A partir de 1957, il décide d’exposer dans cinq livres successifs les résultats de dix années de réflexion et d’expérimentation sur la gestion rationnelle des pâturages. Ses études portent à la fois sur l’herbe en tant qu’aliment du bétail, sur sa production et sa composition, ainsi que sur le sol, et en particulier, sur les vers de terre (que l’auteur appelle les “charrues de la nature”) et la microfaune bactérienne. Il en démasque les carences, et s’élève contre l’emploi abusif des engrais aux conséquences néfastes sur la santé de l’homme (Boullard 1965). Maître à penser de centaines d’agronomes et d’agriculteurs, ses principaux ouvrages ont été traduits en 18 langues. Il en diffuse la teneur lors de nombreuses tournées de conférences au Canada, en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Afrique et en Amérique latine. C’est au cours de l’une d’elles, à la Havane, qu’une crise cardiaque le terrasse. Il y fut inhumé comme un véritable homme d’état dans le caveau de l'institut des sciences. Il aurait dû recevoir le 7 janvier 1965 le titre de "Docteur Honoris caura de l'Université de La Havane". Fut adhérent des AVD.

antoine vollon
Antoine VOLLON
VOLLON Antoine (Lyon 1833-Paris 1900) Artiste peintre, il apprit la gravure sur métaux puis suivit l’enseignement de l’école des Beaux-Arts, tout en peignant des paysages lors de ses moments de loisirs. Elève de Ribot, Vollon figurait pourtant en bonne compagnie au Salon des refusés de 1863. A 26 ans il monte à Paris où il fréquente de nombreux artistes. Il deviendra l’ami d’Alexandre Dumas fils qui l’accueillera dans sa maison de Puys près de Dieppe. Il a également séjourné à Trouville dont il a peint la plage, puis il est arrivé à Mers. Les communes balnéaires l’ont visiblement inspiré.. Il est considéré comme un petit maître et, de son vivant, comme l’un des princes de l’art français. Comblé d’honneurs officiels et vedette des Salons de Paris, il obtient des médailles en 1865, 1868, 1869, ainsi qu’une médaille de première classe à l’Exposition Universelle de 1878. Peintre de marines, d’animaux, de figures, de scènes de genre, il aborde tous les sujets. Peintre de natures mortes, fidèle interprète de la réalité, il atteint presque d’emblée à la maîtrise des anciens et sa production dans ce domaine est considérable. Ses paysages donnent l’impression d’avoir été brossés rapidement avec une sorte de verve enflammée; ses ciels moutonnent de lumière, ou frémissent dans un clair obscur orageux. Vollon fréquentait régulièrement la côte normande entre Dieppe et Mers-les-Bains où il résida à plusieurs reprises. Il a réalisé plusieurs vues de Dieppe comme la « pêcheuse de moules » ou le « Vapeur au large de Dieppe », ”paquebot” qui assurait la liaison entre Dieppe et l’Angleterre. L'intérêt de cette œuvre, qui rend compte des talents multiples de l'artiste s'ajoute aux natures mortes et à la vue de l'avant-port de Dieppe acquise par le château-musée de Dieppe en 1983.

Voltaire
VOLTAIRE
VOLTAIRE, François Marie AROUET dit : (Paris 1694-1778) Ce célèbre écrivain membre de l’Académie Française, débarqua à Dieppe en février 1729 et fut l’invité de l’apothicaire Féret. Il était le fils d'un notaire et fit ses études chez les jésuites du collège de Clermont (auj. lycée Louis-le-Grand). Plutôt que de faire son droit, il préféra fréquenter les milieux littéraires (libertins) et écrire des vers, dont certains, jugés insolents envers le Régent, le firent embastiller (1717-1718). Sa tragédie Œdipe (1718) et le Poème de la Ligue (1723) lui apportèrent le succès, mais il retourna à la Bastille après une querelle avec le chevalier de Rohan-Chabot ; libéré au bout de cinq mois, il s'exila à Londres (1726-1729) et considéra dès lors l'Angleterre comme le pays de la liberté. De retour en France (en passant par Dieppe), il publia des tragédies inspirées de Shakespeare (Brutus, 1730 ; Zaïre, 1732), une étude historique destinée à dénoncer la " folie des conquêtes " (Histoire de Charles XII, 1731), la critique des dogmes du christianisme (Epître à Uranie, 1733) et des écrivains à réputation surfaite (le Temple du goût, 1733) ; mais le scandale soulevé par l'édition d'une satire des mœurs et des institutions françaises (Lettres philosophiques ou Lettres anglaises, 1734) le poussa à accepter l'hospitalité de la marquise du Châtelet dans son château de Cirey (Lorraine). Chez la " divine Emilie " (1734-1749), il rédigea notamment le conte philosophique Zadig (1747), dans lequel il raille la présomption humaine et critique les abus sociaux. De 1744 à 1747, il connut une brève grâce auprès de Louis XV. Privé de l'aide de Mme du Châtelet (morte en 1749), il accepta l'invitation du roi de Prusse, Frédéric II, à Potsdam (1750), où, correcteur des vers de son hôte, il écrivit le Siècle de Louis XIV (1752) et le conte philosophique Micromégas (1752). S'étant fâché avec son protecteur, il revint en France (1753), mais non à Paris. Son poème héroï-comique la Pucelle (1755) scandalisa les catholiques, son Essai sur les mœurs (1756) excita contre lui les protestants, son Poème sur le désastre de Lisbonne (1756), réfutation acerbe de l'optimisme de Leibniz, lui attira l'inimitié de Rousseau. A la recherche d'une résidence tranquille, il acheta en 1759 le domaine de Ferney, où il passa ses dernières années, les plus fécondes : Candide ou l'Optimisme (conte philosophique, 1759) ; Tancrède (tragédie, 1760) ; Traité sur la tolérance (éloge de la raison, 1763) ; Jeannot et Colin (conte philosophique et satire des parvenus, 1764) ; Dictionnaire philosophique (première édition en 1764) ; l'Ingénu (conte satirique dénonçant la corruption des mœurs politiques, 1767), etc. Ses combats incessants contre toute forme de restriction apportée à la liberté individuelle (il défendit Calas, Sirven, La Barre, Lally-Tollendal) lui acquirent, au sein de la bourgeoisie libérale, une immense popularité ; deux mois avant sa mort, lorsqu'il vint à Paris assister à la représentation de sa pièce Irène (1778), la ville lui réserva un triomphe. Esprit universel, d'une immense culture, Voltaire a laissé une œuvre gigantesque et inégale. Polémiste brillant et parfois versatile, chez qui la légèreté n'exclut pas la profondeur, il incarne " l'esprit français " de son siècle. Adepte d'une philosophie plus " pratique " que métaphysique, défenseur d'une civilisation de progrès, il n'a cessé de lutter pour la liberté, la tolérance et la justice. Il fut admis à l'Académie française en 1746.


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